SAAB BioPower : le bioéthanol, ça roule !
14 novembre 2006
Pour une fois c’est la Suède avec SAAB qui donne le ton. Ce constructeur permet maintenant à deux moteurs de profiter des avantages du BioPower (autrement dit le bioéthanol ou encore le carburant E85 que l’on nomme aussi flex fuel). Après la version 2.0t de la SAAB 9.5 c’est la motorisation 2.3t qui est désormais disponible. Et c’est Jan Ake Jonsson, directeur général de SAAB, qui a tenu personnellement à nous la présenter avant de nous la faire essayer. « Les clients SAAB sont des consommateurs responsables : ils sont sensibles à la réduction des émissions de CO2, de la réduction de notre dépendance vis-à-vis des carburants fossiles et a la maîtrise du réchauffement de la planète », précise-t-il. Indifféremment essence ou bioéthanol dans le même réservoir
Aujourd’hui le bioéthanol E85 (85 éthanol, 15% essence) remporte en Suède plus de succès que l’hybride. Ford propose ce type de motorisation avec la Focus, Volvo s’y met également. Quant au constructeur français Renault, il proposera une offre avec Mégane pour mi-2007. C’est le moment où la France devrait avoir ouvert quelque 500 pompes au bioéthanol. Opel devrait entre dans la danse : logique, puisqu’il fait partie comme SAAB du groupe General Motors… Et du côté de chez SAAB ?
Le bioéthanol est un carburant aujourd’hui disponible et que l’on doit utiliser dès maintenant… en attendant d’autres énergies ne faisant plus appel aux combustibles fossiles. Notons que les conducteurs apprécient également la commodité de le SAAB BiPower : « Le moteur peut fonctionner avec n’importe quelle combinaison d’E85 et/ou d’essence », ajoute Jan Ake Jonsson. Autrement dit, ils peuvent toujours mettre de l’essence dans le réservoir s’ils n’ont pas accès à de l’E85. Actuellement l’éthanol est produit majoritairement par le Brésil qui a su saisir l’opportunité de nouveaux débouchés pour la canne à sucre. La France produit de l’éthanol et le développement de l’usage de l’E85 devrait offrir une nouvelle chance à ses agriculteurs. Et si l’automobile était l’avenir de notre agriculture ? Olivier THIBAUD |



