Plus de 700 scientifiques du monde entier réunis à Besançon
14 juillet 2007
Dans le texte de la Constitution de l’IFToMM, son rôle est clair : « Promouvoir la recherche et le développement dans le domaine des machines et des mécanismes par des méthodes théoriques et expérimentales, en prenant en compte leurs applications pratiques ». Son but n’est donc pas de réunir des Géo Trouve-Tout mais de présenter des idées développées pour l’industrie, déjà brevetées ou même déjà mises en œuvre.
Dix-huit thèmes ont été abordés par les intervenants lors des conférences : l’algorithmique pour la cinématique, les engrenages et les transmissions, les interfaces homme-machine, les systèmes articulés et cames, la mécatronique, les micro mécanismes, les oscillations non-linéaires, la robotique, la dynamique des rotors, les machines de transport, la fiabilité des machines et mécanismes, l’éducation, l’histoire de la Science des machines et des mécanismes, la biomécanique, la méthodologie de conception, la dynamique des machines, la tribologie et la dynamique de multi-corps. De 28 à 84 ans
Pour l’édition 2007 du Congrès Mondial, on comptait plus de 700 participants, un record pour cette fédération. Le plus jeune d’entre eux avait 28 ans et le plus âgé 84.
L’IFToMM a aussi pour mission d’aider les « jeunes » chercheurs de moins de 35 ans en attribuant 25 bourses à ceux qui voudraient venir présenter une idée lors des conférences. Hormis la multitude de conférences en anglais, tenues dans les différentes salles du Parc des Expos de Besançon, les intervenants avaient aussi la possibilité d’exposer leurs idées sur posters.
C’était l’occasion pour les autres d’étudier, chacun à son rythme, les transmissions de puissance par des engrenages non circulaires, la machine à tourner les pages d’un livre ou les méthodes itératives de résolution de matrices 4 par 4 avec des variables dépendantes. Besançon au centre des débats Lors du dernier congrès qui s’était déroulé il y a 4 ans en Chine, il avait fallu choisir le prochain lieu de réunion ce cette communauté scientifique. Trois pays avaient posé leur candidature : le Mexique, Singapour et la France. C’était finalement cette dernière qui était retenue et Besançon se voyait tout particulièrement désignée pour accueillir l’IFToMM.
Le choix de la ville Franc-Comtoise s’appuyait sur une histoire riche dans les domaines des mécanismes et de l’horlogerie. Son laboratoire de recherche sur la dynamique, crée en 1961, l’avait de plus déjà faite connaître dans le monde scientifique.
Le positionnement géographique de Besançon, proche de la frontière allemande, avait aussi pesé dans la balance puisque certains participants européens venaient de leurs pays d’origines en train ou même en bus ! Des études vibratoires en collaboration avec PSA Besançon compte plusieurs laboratoires de recherche dont notamment l’institut Franche-Comté Electronique, Mécanique, Thermique et Optique – Sciences et Technologies. Celui-ci se compose de quatre sites dans Besançon même, un à Belfort et un à Montbéliard. Il a été créé en janvier 2004 par la fusion de 5 laboratoires de la région. Cette réunion de différentes compétences permet des recherches pluridisciplinaires dans des domaines tels que la microfabrication ou l’ingénierie médicale. Le FEMTO-ST se compose de 350 personnes parmi lesquelles des chercheurs bien sûr mais aussi des enseignants-chercheurs, des ingénieurs et des techniciens.
En marge du Congrès Mondial de l’IFToMM, nous avons pu rencontrer Marc Berthillier, professeur à l’Université de Franche-Comté et travaillant au Laboratoire de Mécanique Appliquée du FEMTO-ST. Les sujets de recherche développés dans ce laboratoire sont étroitement liés à l’industrie comme par exemple les études vibratoires menées en collaboration avec PSA.
Dans ce cas, il était question de simplifier les modèles informatiques de vibration des carrosseries automobiles ou encore de diminuer les vibrations des pare-brise. Les applications pratiques ne manquent pas, la réduction du bruit et le confort du conducteur étant les objectifs finals. Pour ces recherches, le FEMTO-ST bénéficie d’un matériel bien spécifique : des massifs sismiques pour les tests de vibrations des grosses structures, des antennes acoustiques avec micro et bientôt une chambre sourde pour la caractérisation acoustique.
La proximité géographique qui existe entre le FEMTO-ST et le Pôle Véhicule du Futur pourrait de plus mener à une collaboration étroite et la naissance des nouveaux projets d’étude. Renaud LACROIX |
