L'alcool, facteur N°1 des accidents de la route

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20 avril 2008

L'alcool, facteur N°1 des accidents de la route

Établi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), le bilan annuel définitif de l’accidentalité routière en 2007 (NDLR : accidentalité, grave accident de la langue française non passible de retrait de points), comparé à celui de 2006, indique que :

- la mortalité a reculé de 1,9 % en 2007 sur les routes françaises, portant à 4.620 le nombre de personnes tuées. C’est la sixième année de baisse consécutive, même si, en 2007, ce ralentissement est moins significatif que celui de l’année 2006 (-11,5 %) ;

- le nombre d'accidents corporels a augmenté de 1,2 %, pour atteindre 81.272 en 2007 ; (NDLR. Moins de morts, plus d'accidents, c'est la preuve que la plupart des actions des pouvoirs publics sont inefficaces mais que les voitures sont de plus en plus sûres. Merci les constructeurs. Le plus détestable est que les pouvoirs publics s'approprient le bénéfice des statistiques favorables.)

- le nombre de personnes déclarées blessées a augmenté de 1,1 %, avec 103.201 accidents en 2007 ;

- parmi ces blessés, on enregistre une baisse de 5 % des personnes hospitalisées, soit 38.615.

La vitesse n'est plus ce qu'elle était

L’année 2007 confirme les conséquences du risque alcool, devenu première cause d’accident de la route depuis 2006, devant la vitesse. 1.031 décès et 4.790 blessés hospitalisés sont attribuables à l’alcool.

La part des conducteurs impliqués dans un accident mortel avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 g/l d’alcool dans le sang est en légère augmentation (17 % en 2007, contre 16,4 % en 2006).

À l’inverse, la baisse des vitesses sur les routes, enregistrée depuis 2002, se vérifie toujours en 2007. Les dépassements de la limitation autorisée de plus de 10 km/h reculent pour les véhicules légers, sont stables pour les poids lourds et remontent pour les motocyclettes. Quant aux grands excès de vitesse (de plus de 30 km/h), ils persistent dans les mêmes proportions que l’an dernier.

900 vies auraient pu être épargnées et plus de 7.000 blessés hospitalisés évités en 2007 si tous les conducteurs avaient respecté les limitations de vitesse autorisées. (NDLR.Un raisonnement totalement subjectif, et on constate tous les jours dans les journaux que la plupart des accidents mortels éventuellement liés à la vitesse ont pour cadre des petites routes hors agglomération et pas spécialement à plus de 90 km/h. Autrement dit la prolifération des radars automatiques sur les autoroutes et les grands axes n'y changeront rien. A méditer pour les moralistes qui ont transformé des millions d'automobilistes français en délinquants par des mesures inadaptées mais rentables pour les caisses de l'Etat.)

En outre, le permis à points joue un rôle modérateur dans le comportement des conducteurs de véhicules motorisés en matière de vitesse. L’analyse des permis invalidés, entre 2004 et 2006, fait apparaître que seulement 15 % des points retirés résultent d’infractions liées à la vitesse.

La recrudescence de la mortalité des motocyclistes

Après une année de recul significatif (-12,7 % en 2006), la mortalité des usagers de motocyclette connaît en 2007 une augmentation préoccupante.

- L'augmentation du nombre de motocyclistes décédés sur les routes en 2007 atteint 7,9 %, celle des cyclomotoristes, 2,5 %.

- Alors qu’ils représentent 1,1 % du trafic en France, les motocyclistes comptabilisent 18 % des personnes tuées sur les routes, soit 830 personnes.

Ce résultat s’explique en partie par une hausse du trafic due à l’adoption croissante de la motocyclette comme moyen de déplacement, notamment en remplacement de la voiture ou des transports collectifs. Il n’en demeure pas moins que les comportements à risque sont trop répandus, et que, si l’on se réfère à d’autres pays européens, la marge de progrès est importante. Si tous les conducteurs de motocyclette respectaient les règles en matière d’alcool et de vitesse, 50 % des accidents dans lesquels ils sont impliqués auraient pu être évités.

Des résultats contrastés pour les usagers vulnérables

Le bilan de la sécurité routière en 2007, comparé à celui de l’année 2006, présente des évolutions contradictoires pour les populations particulièrement exposées aux risques routiers :

- La mortalité des cyclistes est en net recul (-21,5 %) par rapport à l’année précédente, mais cette donnée doit être atténuée par le fait qu’en 2006, l’évolution du nombre de cyclistes décédés (+0,6 %) ne suivait pas la baisse générale de la mortalité sur la route (-11,5 %).

- À l’inverse, davantage de piétons ont perdu la vie, avec une hausse de 4,9 %.

- Les jeunes paient toujours un tribut important sur les routes ; alors que les accidents mortels diminuent une nouvelle fois chez les adolescents de 15 à 17 ans (¬-11,1 %) et les jeunes de 18 à 24 ans (-5,4 %), ils augmentent dans une proportion très importante (+25,2 %) chez les enfants de 0 à 14 ans.

Concernant le respect des règles de sécurité, l’ONISR note que le port de la ceinture de sécurité connaît une nouvelle amélioration, plaçant la France parmi les meilleurs pays d’Europe pour cette pratique.

Les pays européens, dont on dispose des résultats 2007, ont connu une hausse du nombre des personnes tuées de 1,3 %. En 2006, les résultats de la France étaient déjà meilleurs que ceux de l’Europe (-11,5 % pour la France contre -4,6 % pour le reste de l’Europe).


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