19 mai 2008| Dacia Sandero : le prix de la misère |
Dacia élargit sa gamme en donnant naissance à la Sandero, et refait le coup de la Logan en proposant une entrée de gamme à prix canon, 7.800 €. Mais à ce tarif là, il n’y a pas grand-chose et surtout il faut quasiment une commande spéciale pour en disposer. Dans le réseau Dacia-Renault, on est assez malin pour vendre, et presque imposer un modèle mieux équipé, et le prix grimpe vite.Sur la même plateforme que la Logan, Dacia présente donc la Sandero qui est une berline avec hayon de 4,02 m, soit 23 cm de moins que son aînée. Cela donne comme résultat un coffre qui se réduit de 510 à 320 litres. A son lancement, la Sandero ne disposera sous son capot que des moteurs à essence, les 1,4 litre de 75 ch et 1,6 litre de 90 ch. Autrement dit pas de quoi bénéficier de la moindre ristourne sur l’écotaxe et même envisager un malus avec la plus puissante des deux motorisations. Les accros de Dacia devront patienter en attendant les diesel moins émetteur de CO2 pour profiter d’un bonus. Mais la technologie diesel est aussi plus chère, 2.000 € en moyenne.
Du simple au double
Sur le plan équipement, en entrée de gamme, c’est évidemment la désolation justifiant le tarif. Pas de direction assistée, pas de radio, ni de son pré-équipement, pas de recyclage de l’air, pas de ceinture de sécurité réglable en hauteur, pas de fermeture centralisée ni de lève-vitres électriques. Pas même d’option pour une climatisation manuelle ; pour cela il faut monter dans le 2ème niveau d’équipements qui en compte 4 pour disposer de cette option à 890 €. Mais en revanche on a droit à un compte-tours.Si le rapport prix/prestations a fait la notoriété de la marque, Dacia le doit essentiellement à une campagne publicitaire malicieusement bien menée. Et si Dacia engrange des bénéfices, il le doit à son service commercial qui écoule en grande partie du ‘’haut de gamme’’ laissant des marges conséquentes. Mais là, le tarif pour le consommateur n’est plus discount. Son prix de base peut même doubler en ajoutant les options. Et à ce niveau, la concurrence est bien présente. Philippe LACROIX
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