09 mars 2006| FERRARI 599GTB Fiorano : entre GT et Supercar |
Côté ligne, la parenté avec la 612 Scaglietti semble évidente au premier regard. Lorsque l’on s’approche, les différences sont plus marquantes : le toit descend plus vite, écartant d’emblée les 2 places arrières de sa sœur, on ne compte que 2 feux arrière, contre 4 habituellement et sa silhouette se montre plus massive et agressive.
Il faut admettre que Pinifarina a signé une œuvre d’art.
Côté sportivité on est bien en face d’une « gran turismo berlinetta », et non d’une « simple » GT. C’est une philosophie différente, et cela se sent aussi lorsque l’on regarde sous le capot.
Son moteur, dérivé de celui de l’Enzo, enterre celui de sa devancière grâce à son quart de litre et ses 105 chevaux supplémentaires ! Ajouté à son poids contenu (1690kg, 40 de moins que la 575) cela donne un rapport poids/puissance de 2,7 kg/ch.
Si on considère ensuite la répartition du poids avant/arrière à 47/53 % et la conception entièrement en aluminium, cela laisse espérer des capacités prodigieuses. Car le soin apporté au châssis n’est pas à mettre en doute pour une voiture de ce rang, et il est sur que la Fiorano bénéficiera d’un comportement exceptionnel.
Avec ce modèle, plus proche de l’Enzo que de la Maranello, Ferrari bouleverse une nouvelle fois le petit monde de l’automobile d’exception. Loïc Bailliard
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