Retour sur le GP de F1 de Monaco
GP de Monaco : Weber en toute sécurité !
Ce 68ème Grand Prix de Monaco ne restera pas dans les mémoires. Comme souvent, la grille de départ a été déterminante et la course s'est déroulée comme une longue procession entre des rails, parsemée d'incidents, et qui s'est finie derrière la voiture de sécurité.
Un Grand Prix en ville, c'est l'assurance d'une course lancinante, car il y est pratiquement impossible de doubler, et la certitude de quelques crashes dans les rails avec la sortie de la voiture de sécurité obligatoire. Hier, le GP de Monaco n'a pas échappé à la règle et par trois fois la course a été neutralisée. D'abord dès le premier tour à cause de la Williams de Hulkenberg qui tapait dans le tunnel, puis avant la mi-course, c'était au tour de Barichello de détruire sa Williams suite à un incident mécanique, enfin à trois tours de la fin, dans une tentative de dépassement au virage de la Rascasse, Trulli escaladait avec sa Lotus l'Hispania de Chandhoc en lui rabotant le casque au passage. Le temps de dégager les deux voitures et la course s'achevait sous drapeau jaune derrière la voiture de sécurité.
A noter que Button avait été victime du moteur de sa McLaren dès les premiers tours de course.
Le bon coup d'Alonso
Ainsi, le Grand Prix se terminait par la victoire de Weber, auteur de la pole position, suivi par son coéquipier Vettel qui avait réussi à griller la politesse, dès le premier virage au bas de la montée de Sainte Dévote, à la Renault de Kubica qui s'élançait de la première ligne mais du côté sale de la piste. Dans le tassement qui s'ensuivait à cet endroit, comme d'habitude au départ, Schumacher gagnait une place au volant de sa Mercedes au détriment de son coéquipier Rosberg et se retrouvait 6ème derrière la Ferrari de Massa et la McLaren d'Hamilton.
Des positions qui ne bougeaient pas plus durant les 78 tours, si ce n'est la remontée de la Ferrari d'Alonso. En effet, le pilote espagnol ayant détruit sa monoplace lors des essais libres, il avait dû emprunter son mulet qui l'excluait des qualifications, avec l'obligation de s'élancer des stands. Mais il profitait intelligemment de la neutralisation du premier tour pour exécuter le changement de pneus obligatoire, sans perdre la moindre seconde, truster les tendres pour des durs et ne plus s'arrêter. Ses adversaires, s'arrêtant eux sous drapeau vert, aux alentours du tiers de la course, Alonso récupérait alors la 6ème place devant les deux Mercedes et les deux Force India de Sutil et Liuzzi. Toutefois, Schumacher le doublait, quand la voiture de sécurité s'effaçait dans la voie des stands en fin du dernier tour, bien qu'une manœuvre de dépassement ne soit alors possible dans les règlements qu'après le passage de la ligne d'arrivée située 300 m plus loin. Du coup l'Allemand écopait de 20'' de pénalité et glissait à la 12ème place. Décidément, les mauvaises manières ne se perdent jamais...même après trois ans de break !
Philippe LACROIX
Classement général après 6 Grand Prix
1 M. Webber 78 points
2 S.Vettel 78 pts
3 F.Alonso 75 pts
4 J.Button 70 pts
5 F.Massa 61 pts
6 R.Kubica 59 pts
7 L.Hamilton 59 pts
8 N.Rosberg 56 pts
9 M.Schumacher 22 pts
10 A.Sutil 20 pts
