12 janvier 2009| Météo et sécurité routière : il faut prévoir! |
| Avec un hiver particulièrement froid, les dangers arrivent au rythme des caprices de la météo et la sécurité routière est vite remise en question. On a vu le résultat de sa mauvaise gestion à Marseille et dans ses environs la semaine dernière. |
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| Pas de salage et c'est la paralysie totale |
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Gouverner, c'est prévoir. Et prévoir même les intempéries qui arrivent tous les 20 ans...d'autant plus prévisibles justement, qu'il y a 20 ans qu'elles ne sont pas arrivées et que la météo lance des alertes suffisamment tôt pour avoir le temps de s'y préparer. Certes, il n'est pas question d'acheter à la hâte une demi-douzaine de chasse-neige, mais faire des réserves de sel ressort d'une simple logique...Et en France, du sel, on n'en manque pas, dans les Bouches-du-Rhône encore moins.
Si le principal débouché du sel est l’industrie chimique, le « sel de déneigement » arrive en 2ème position. Contrairement aux autres utilisations, qui sont régulières, l’épandage du sel sur les routes est complètement lié aux aléas des conditions climatiques. Et malgré le réchauffement général de la planète, nous connaîtrons encore des coups de froid comme celui en cours.
Dans l’Union Européenne, la consommation de sel de déneigement, en fonction de la rigueur de l’hiver, peut varier de 2 à 10 millions de tonnes par an, et de 0,3 à plus de 1 million de tonnes en France. Ainsi, l’hiver 2005 a été très rigoureux, 2006 et 2007 ont été plutôt doux… et depuis décembre 2008, nous assistons à une véritable période glacière ! Prévoir… pour protéger les usagers de la route !
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| La prudence est aussi recommandée |
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En France, c'est de la responsabilité des services de l’entretien routier et des élus, que ce soit au niveau des Autoroutes, des Conseils Généraux, des communes... et des 11 nouvelles DIR (Directions Interdépartementales des Routes).
Les solutions sont simples et elles existent. En effet, pour prévenir le verglas et les premières chutes de neige, le salage reste un élément majeur de la sécurité routière en hiver : « De tous les procédés connus et mis en œuvre, le sel de déneigement est de loin le plus efficace et le plus économique » confirme Gérard Specklin, de la société Rock, principal fournisseur de sel de déneigement en France, filiale du groupe Salins.
La meilleure technique est le salage préventif que l'on applique sur les routes avant l'apparition des phénomènes annoncés par la météo. De cette façon, l'état de salinité de la chaussée est suffisant pour éviter la formation de verglas et pour empêcher la neige d'adhérer et de durcir. Des traitements complémentaires ("curatifs") n'interviennent ensuite qu'en cas de besoin L'efficacité, c’est de conserver un stock de sel de déneigement
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| Sur les trottoirs, ça glisse aussi |
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Le marché du sel de déneigement est caractérisé par l’imprévisibilité des conditions climatiques. Rock, en tant que fournisseur leader du marché, sait anticiper les besoins d’un gros hiver en assurant à ses clients des stocks très importants au plus près des principales zones de consommation, en plus des stocks présents sur les sites de production de Salins (Mine de Varangéville près de Nancy et Salins de Berre, d'Aigues Mortes et de Giraud en Camargue). Mais la garantie de disposer de suffisamment de sel lors des épisodes comme celui en cours impose également aux utilisateurs, professionnels de l’entretien des routes, d'avoir eux-mêmes chez eux, des stocks représentant au moins cinq jours de consommation de pointe.
En fait, l’important c’est d’avoir toujours « du bon sel près de chez soi » et des élus responsables et efficaces ! Et s'éviter la honte d'une commission de contrôle pleinement justifiée. Alors la neige n'est plus un obstacle aux transports en commun et les automobilistes peuvent circuler avec prudence dans des conditions acceptables.
Philippe LACROIX
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