11 mai 2008| Rallye des Princesses : l’automobile plaisir au féminin |
| Du 1er au 6 juin 2008, de la Place Vendôme à La Croisette, c’est 80 femmes équipages qui ont partagé une aventure humaine, sportive et ludique, unique en son genre, au volant de voitures anciennes. |
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| Morris Minor Convertible de 1958 |
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Il est indéniable que les femmes prennent de plus en plus de plaisir à conduire. Elles aiment les belles automobiles, qu'elles soient anciennes ou modernes. Aujourd’hui en France, un conducteur sur deux est une femme !
Le Rallye des Princesses est donc ouvert à ces nombreuses passionnées, amatrices ou professionnelles, toutes nationalités et milieux sociaux confondus. Elles réalisent leur rêve : partir pour une aventure unique en son genre ! A l’origine, le rallye Paris Saint-Raphaël féminin
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| Jaguar XK 120 de 1952 |
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C’est en février 1929 que le comte de Rohan-Chabot créait le premier rallye Paris Saint-Raphaël féminin. Il conciliait déjà sport, agrément et plaisir de conduire. Les engagements affluèrent dès le début. La première grande classique féminine dévoilait déjà une tendance comparable à celle d’un grand rallye.
Au fil des ans, la venue des grandes dames du volant de chaque génération lui donna ses lettres de noblesse. La comtesse de Lesguern, la baronne d'Elern animèrent la première édition, puis la toute jeune pilote Renée Friderich sur Bugatti, Miss Betty Haig, brillante championne britannique, Lucy Schell, grande fervente de Delahaye, Simone des Forest sur Amilcar, madame Marinovitch sur Voisin, l'aviatrice anglaise Amy Johnson, Yvonne Simon avec sa Hotchkiss Grand Sport et son étonnante série de 6 victoires. Une génération de pilotes d'usine
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| Superbe Austin Lenham de 1961 |
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Puis vint une génération de championnes pilotes d'usine telles Nicole Roure et Annie Soisbault, championne de France et d’Europe, Claudine Trautmann, multi-championne de France (elle triompha cinq fois : en 1964, 66, 67,68 et 69), Michelle Mouton qui reçut son baptême du feu en y courant pour la première fois, Martine de Cortanze, Annie-Charlotte Verney, Christine Dacremont, Pat Moss et son Alpine Renault, Marie-Claude Beaumont et Marie-Madeleine Fouquet sur leur Chevrelet Camaro, Marianne Hopfner qui en remporta deux en 1972 et 1973. Le bouquet final tomba dans les bras de Christine Beckers et "Biche" qui gagnèrent la dernière édition en 1974 sur une Lancia Stratos...
Une telle aventure ne pouvait disparaître définitivement. Aussi devait-elle renaître grâce à la ténacité d’une femme de cœur et de tempérament : Viviane Zaniroli. Et début juin 2008 s’élançaient sur les routes de France les concurrentes de la neuvième édition dans sa nouvelle formule. Carte de visite 2008
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| Vérifications place Vendôme |
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- 2 catégories d’équipage : 100% féminin ou « mixte » (les messieurs sont co-pilotes) ;
- 5 étapes d'environ 350 km par jour ;
- 1.600 km de petites routes dont 450 km de secteurs de régularité ;
- 3 circuits au programme : La Châtre, Charade, Alès ;
- rallye de Régularité FFSA (il faut être licenciée) ;
- ouvert aux voitures de collection d'avant-guerre à 1980, toutes marques ;
- groupe spécial pour voitures d’exception, répliques ou cabriolets.
Dimanche 1er juin 2008 : Vérifications administratives et techniques, place Vendôme à Paris.
Lundi 2 juin 2008 : 1ère étape - Paris – La Châtre (régularité sur le circuit de La Châtre)
Mardi 3 juin 2008 : 2ème étape La Châtre – Vichy (régularité sur le circuit de Charade)
Mercredi 4 juin 2008 : 3ème étape – Vichy - Rodez
Jeudi 5 juin 2008 : 4ème étape – Rodez – Avignon (régularité sur le circuit d’Alès)
Vendredi 6 juin 2008 : 5ème étape – Avignon – Cannes – Remise des prix et soirée de gala au
Palais Stéphanie, sur la Croisette.
A noter une attention toute particulière et clin d’œil à l’histoire : le déjeuner de cette dernière journée se déroulait au Château de Saint-Martin, chez le fondateur du Paris Saint-Raphaël féminin, le Comte de Rohan-Chabot ! Vérifications place Vendôme
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| Chevrolet Corvette Cabrio de 1958 |
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Soigneusement alignées à l’ombre de la colonne Vendôme, l’une des plus célèbres places de Paris, les belles mécaniques rutilantes pouvaient être admirées de tous.
Très remarquée, mais ne participant pas au rallye, la Citroën « trèfle » de 1923 ayant appartenue au dessinateur Cabu.
Elles rivalisaient toutes d’élégance sur cette édition 2008. Entre la Mercedes 180 A de Carole Gallois et Haïfa Griveaux et la Ford Mustang Cabriolet de Nicole et Elisa-Noémie Laurent, la lutte s’annonçait déjà serrée. Très remarquées, la Jaguar XK 120 de Bridget Terrell et Penny Holmes et la Corvette Cabrio d’Yvette Van Den Bosch et Stéfanie Berben !
Fait marquant de cette édition 2008, le nombre impressionnant de novices qui découvrent le Rallye des Princesses : au décompte final, c’est 70% d’équipages qui prennaient part à leur première épreuve du genre… Destination Cannes
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| Photo de famille au Château de Saint Martin |
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Le lendemain, soit le lundi 2 juin, les équipages s’élançaient glissant avec élégance entre les gouttes sur les pavés de la Place Vendôme. Mais non sans avoir pris auparavant un copieux petit déjeuner dans les salons enchanteurs de l’hôtel Ritz !
Et c’est après maintes péripéties et face au célèbre Palais des Festivals de Cannes que les Princesses faisaient le vendredi 6 juin leur passage officiel sur le podium final de ce 9ème Rallye des Princesses.
En fin d’après-midi la cérémonie des récompenses, organisée au Palais Stéphanie, sur la Croisette, couronnait cette édition 2008. 2ème victoire pour Meyer-Korber et Runzis
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| Jensen Interceptor II de 1971 |
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Dans la catégorie Féminin Historic, la palme d’or revient à Catherine Meyer-Korber et Sarah Runzis (sur Mercedes 300 SL Roadster de 1962, N°14), qui signaient là leur deuxième victoire finale sur ce Rallye des Princesses.
Le duo suisse devançait Carole Gratzmuller et Michelle Paques (sur Austin Lenham de 1961, N°12) qui montaient ainsi sur la 2e marche du podium. Une position qu’elles ravissaient à Cindy Fabre et Chris Mayne (sur Mazda RX-7 de 1978, N°40).
Ces dernières furent les véritables révélations de cette édition 2008 puisqu’elles occupèrent longtemps la deuxième place au classement. Une très belle performance puisque pour Cindy c’était sa deuxième participation et Chris sa première. Les deux autres classements
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| Austin Healey 100 de 1956 |
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Du côté des Classic (voitures contemporaines, à partir de 1980), ce sont Isabelle Guignard et Michelle Midrouillet (Lotus Elise SC) qui enlèvent la palme devant Karine Lima et Valérie Fignon (PGO Cévennes).
Quant aux équipages mixtes (une femme au volant, un homme en co-pilote), le duel final belgo-belge entre les familles de Bargigli et Felot (Porsche 911) a finalement tourné à l’avantage des premiers nommés au terme d’un ultime match nul sur la dernière étape…
Mais pour chacune, l’arrivée sur la Croisette, l’essentiel c’était surtout d’avoir terminé en beauté une aventure hors du commun partagée en une semaine d’exception sur les plus belles routes de France ! Mazda et la moteur à piston rotatif
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| Chris Mayne et Cindy Fabre posant avec la Mazda Cosmo 110S de 1967 |
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De l’unique Cosmo 110 S à la RX8, ce sont 40 ans de moteur rotatif de Mazda qui étaient soigneusement alignés par le Révolution Rotor Club, place Vendôme le premier juin dernier.
C’est d’ailleurs une Mazda RX7, engagée par Mazda France qui devait prendre le départ du rallye, avec au volant, Cindy Fabre, Miss France 2005, accompagnée de la chanteuse Chris Mayne.
Mais revenons en arrière dans le temps.
Dès 1929, l’ingénieur allemand Félix Wankel dépose le brevet d’un moteur à piston rotatif.
Le concept de ce moteur était très séduisant. Il comportait une vingtaine de composants principaux, alors que, à l'époque, un moteur à quatre cylindres en comportait près de deux cents. Sa consommation était élevée, en raison, en particulier, de la très forte température des gaz d'échappement. Cependant un turbo-compresseur pouvait permettre de récupérer une partie de l'énergie contenue dans ceux-ci.
Par contre l'agrément que lui conférait l'absence de pièces en mouvement alternatif le rendait très silencieux et exempt de vibrations. Il possédait le comportement d'un 8 cylindres
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| Mazda RX7 de 1978 |
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A l’origine peu endurant, ce moteur a également fait faire des progrès considérables aux pétroliers qui ont mis au point des huiles spéciales pour la lubrification. Si à l’origine les vidanges étaient espacées de 2 500 km, ces avancées ont conduit aux lubrifiants qui permettent des espacements de 30 000 km aujourd'hui.
Au Japon, plusieurs modèles seront commercialisés, principalement par Mazda, avec la série des RX (Rotary eXperimental).
Son premier véhicule à moteur rotatif, la Mazda Cosmo Sports 110S, est lancé en 1967. Dès lors, le moteur rotatif va jouer les vedettes dans l'histoire de Mazda.
Malgré de nombreux problèmes de fiabilité, de consommation et de pollution quant au moteur rotatif, Mazda veut sortir une sportive légère, capable de concurrencer des autos à succès comme la Datsun Z et surtout dessinée pour le moteur rotatif. La période économique ne porte pas non plus les constructeurs à sortir de futiles sportives. Les chances techniques et commerciales de l'auto sont donc faibles, mais rien ne pourrait arrêter les hommes de Hiroshima, impliqués corps, âmes et honneur dans ce projet. Naissance du RX7
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| Chris Mayne et Cindy Fabre brillantes sur la piste! |
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Le nom de code X605 voit se dessiner la RX7. Un coupé 2+2 avec un style fastback de coupé deux places, avec hayon ouvrant, un style quelque peu exotique et moderne (calandre sous pare-chocs), et quelques éléments de style "à la 924" et de mini-Corvette. L'intérieur aussi est très inspiré Porsche. Ainsi naît la RX7 fête en 2008 son trentième anniversaire ! Le moteur développait 105 ch à 4000 tr/mn pour une cylindrée de 1,2 litres.
Avec la Mazda 787B le constructeur remporte l'édition 1991 des 24 Heures du Mans : c'est la première victoire pour un constructeur japonais et la seule et unique pour un véhicule à moteur rotatif.
Plus près de nous, en 2003, la première version finale de la Mazda RX8 apparaît. Son moteur Renesis a été nommé « Moteur de l'année » en 2003 tout comme en 2004.
Ce véhicule, en développement continuel, est actuellement au catalogue du constructeur.
Olivier THIBAUD
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