Renault Koléos : un 4x4 deux roues motrices
29 août 2008
Mais le temps de prendre cette décision, en lui concoctant en plus une caisse personnalisée au style du losange, fait que le Koléos arrive bon dernier sur ce marché des SUV, trois initiales associant le Sport et l'Utile dans un même Véhicule. Autant de temps perdus pour un résultat un peu désolant, car le Koléos n'a rien de ''fun'', l'un des critères essentiel pour l'achat d'une telle voiture. Il suffit, pour le comprendre, de se souvenir du look si aguicheur du premier Rav4 de Toyota qui a lancé la mode.
Non, le Koléos dont le nom présente une certaine étymologie grecque avec le verbe coller, ne colle pas à la mode et son allure n'a rien de sportive, juste un air de grosse Clio break. Il y avait vraiment mieux à faire, surtout quand on voit le Kuga, le dernier SUV de chez Ford, qui offre un design remarquable, reconnu unanimement. Une bonne routière
En tous les cas, en version traction, la Renault Koléos se comporte très bien sur la route, comme une berline, avec une excellente tenue en virage, des suspensions qui absorbent au mieux les revêtements douteux, une précision de direction parfaite, un freinage qui répond toujours présent et une remarquable insonorisation. Grâce à sa garde au sol surélevée et ses grandes jantes de 17 pouces, elle se montre aussi à l'aise dans les chemins forestiers, comme ceux que l'on trouve par exemple au coeur de la Creuse où de nombreuses propriétés et de fermes se cachent au milieu d'hectares de chênes et de châtaigniers. Le moteur turbodiesel de 150 ch de la Koléos mise à ma disposition s'est montré puissant, souple, onctueux et bien servi par une boîte à 6 rapports. De quoi compléter le sentiment de sécurité qu'inspire la voiture. Une autre définition du monospace
Plein d'équipements facilitent la conduite comme l'allumage des feux et le déclenchement des essuies vitre automatique, la surveillance de la pression des pneus, mais surtout l'aide au démarrage en côte et le frein de parking automatisé qui s'actionne dès la coupure du moteur et se desserre automatiquement lorsque le véhicule repart. Bien entendu, la banquette est modulable en 1/3-2/3, très facilement, pour faire varier le coffre de 450 à 1.380 litres. Le chargement est facilité par un hayon qui s'ouvre en deux parties, la partie supérieure vers le haut et la partie inférieure vers le bas, celle-ci pouvant supporter une charge de 200 kg. Le seuil est toutefois un peu haut mais en revanche le volet du haut, moins lourd, est plus pratique à manoeuvrer.
Au bout du compte, la Koléos dans sa version deux roues motrices n'est autre qu'un monospace un peu plus campagnard par sa garde au sol et ses grandes roues. Il peut être, pour les clients Renault, une alternative à la famille Scénic. Cependant, le tarif est un peu exagéré avec un prix de base à 24.900 €, il est vrai que la Koléos fait un long voyage depuis la Corée avant d'arriver chez nous, mais son plus grand défaut reste son manque de ''peps''. Marie-Ange ANDREI |
