Renault Clio : le confort d'une grande
31 janvier 2006
Extérieurement, la nouvelle Clio affiche un air de parenté avec celle qu'elle remplace mais ses traits se sont affinés et allongés à l'exemple du capot avant, lui offrant une allure douce. On est loin des lignes acérées de la Mégane et cette fois le bureau de style n'a pas joué les avant-gardistes. La mésaventure de la Vel Satis est trop récente pour que les décideurs prennent des risques inconsidérés pouvant conduire Renault vers un nouvel échec financièrement meurtrier. Un univers cocoon
Ainsi pourvue, c'est un plaisir de conduire la Clio sur la route. Grâce à un bon couple, l'usage du levier de vitesse n'est pas toujours obligatoire et les reprises demeurent de bonne facture. Pour autant, son maniement est précis et ce serait dommage de se priver des 6 rapports à disposition en adoptant une conduite un peu vivante quand l'occasion s'en présente. Revers de la médaille, la notion de vitesse est diffuse comme dans les plus grosses berlines et il vaut mieux utiliser le régulateur de vitesse pour ne pas se faire piéger par les petites boîtes placées sur les bord de route bien dégagées où il n'y a jamais d'accident. Confort et sécurité
En revanche, pas de problème pour tester la consommation et il faut du temps pour voir baisser la jauge à carburant et près de 1.400 km pour la mettre à zéro quand on a fait le plein du réservoir de 55 litres. Evidemment, il ne s'agit pas de parcours en ville, mais là encore la Clio se révèle peu gourmande avec un chiffre officiel de 5,7 litres au 100 km.
Quant à son coffre, éclairé, il est loin d'être ridicule avec ses 288 dm3, ce qui en fait l'un des plus accueillant de sa catégorie, tout en sachant qu'avec la banquette fractionnable et rabattable, il peut facilement évoluer.
Finalement, si cette Clio n'a rien de « fun », ses qualités la rendent séduisantes à l'usage, et c'est bien là l'essentiel et avec l'immense palette des mécaniques, des degrés d'équipement et des ambiances intérieures, il y a vraiment le choix pour trouver son bonheur. Marie-Ange ANDREI |



