VW Touareg sur le Dakar : Du panache et des regrets
25 janvier 2007
Au cours du rallye, une panne qui ne s’était encore jamais produite tout au long d’innombrables kilomètres d’essai et de course, à savoir la casse d’un basculeur de la commande des soupapes du moteur diesel, avait privé le constructeur automobile allemand, en tête de la course jusqu’à ce moment, de toute chance de gagner. Le Race Touareg animé par un turbodiesel TDI de 2,5 litres développant 285 ch a fait preuve de ses qualités chaque jour de l’épreuve et sur les terrains les plus divers : de la première à la huitième étape, c’était les pilotes Volkswagen qui menaient le bal lors de la 29e édition de la classique des sables. Des Touareg très rapides
Mais lors de la neuvième étape, les deux Race Touareg les mieux placés ont été tous les deux victimes d’une panne moteur identique : Giniel de Villiers (Afrique du Sud), deuxième du Dakar 2006, et son copilote Dirk von Zitzewitz (Allemagne), jusque-là en tête avec plus d’une demi heure d’avance, ainsi que Carlos Sainz (Espagne) et son navigateur Michel Périn (France), deuxièmes jusqu’à la huitième étape, ont été relégués à une position qui ne leur a laissé aucune chance de gagner.
Finalement, l’Espagnol s’est classé neuvième du rallye. Giniel de Villiers, qui a remporté quatre étapes, dont deux des trois «étapes reines» en Mauritanie, et qui était en première position lors des septième et huitième étapes, est remonté de la treizième à la onzième place finale. La bévue de Vatanen
Lorsque le tandem s’est ensablé lors de la septième étape, le pilote et le copilote se sont perdus de vue et ont perdu beaucoup de temps. Sousa/Schulz ont rallié l’arrivée au célèbre Lac Rose à la septième place du classement général. Le deuxième jour, le quadruple vainqueur du Dakar, le Finlandais Ari Vatanen navigué par l’Italienne Fabrizia Pons, a été relégué à la 113e place avec le quatrième Race Touareg d’usine, suite à une erreur de pilotage au passage d’un gué. Le septième jour, un incendie a mis un terme précoce à la course de ce duo. Miller aurait pu prétendre au podium
Carlos Sousa (7ème) - «Je suis très heureux de nos performances lors de mon onzième Dakar. Le Race Touareg est une excellente voiture ; je me sens à l’aise au volant et à tous moments, j’ai pu suivre le rythme de la tête de course. Notre Lagos Team et l’équipe d’exploitation de Phoenix Sport ont fourni un travail parfait, le soutien de Volkswagen a été génial – je ne peux que les remercier. Le plus beau moment du rallye était bien sûr celui où j’ai gagné la première étape dans mon pays, le Portugal, devant des haies de spectateurs incroyables et que j’ai pris la tête de la course pour deux jours.» De Villiers et Sainz méritaient un meilleur sort
Giniel de Villiers (11ème) - «La première moitié du rallye a vraiment été superbe. Nous avons prouvé que le team et le Race Touareg sont absolument compétitifs. Nous avons surtout fait de gros progrès sur les longues spéciales dans le sable. La dernière semaine a commencé par une grosse déception, lorsque nous avons perdu la position de leader. C’était un moment amer, même si on sait que dans les sports mécaniques, ces choses-là peuvent arriver à tous moments. Après, cela a été très difficile pour nous, parce que plusieurs fois, nous avons dû prendre le départ très tard et nous avons donc dû dépasser de nombreux véhicules plus lents sur la piste. Mais même pendant ces jours plus difficiles nous avons appris beaucoup de choses pour l’avenir.»
Classement final
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