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| Un style remarquable |
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Venise - Pour l'année de son centenaire, Alfa Romeo frappe un grand coup en faisant sortir sur son balcon une nouvelle Giulietta et poursuivre la romance éternelle. Et le charme s'établit immédiatement tant cette Giulietta montre une plastique parfaite rendant hommage à un véritable mythe automobile.
En son temps, la Giulietta a su conjuguer style, technique et confort, aussi bien la première génération commercialisée de 1954 à 1962 que la deuxième de 1977 à 1985 et incontestablement la troisième génération démarre sur les mêmes bases et démontre en digne héritière que 100 ans d'ADN Alfa Romeo coulent dans ses veines.
Avec une longueur de 4,35 m, une largeur de 1,80 m et une hauteur de 1,46 m pour un empattement de 2,63 m, les dimensions de la Giulietta prédisposent à une bonne habitabilité, mais surtout elle a donné la possibilité au Centro Stile Alfa Romeo de s'exprimer pleinement et avec bonheur.
Reine de beauté
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| Des rondeurs et du muscle |
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La sortie de la 8C Competizione a été le signal de départ d'un style nouveau chez Alfa Romeo, tout en rondeurs et en muscles, que l'on a retrouvé sur la MiTo et maintenant sur la Giulietta avec notamment une calandre enchâssée dans la jupe avant et des blocs optiques de forme ovale intégrant la technologie d'éclairage diurne à LED. Il en est de même pour les feux arrière au dessin original venant largement souligner le pli sous la lunette du hayon. Le profil présente également une forte personnalité avec une ligne de bas de vitres montante et de toit légèrement descendante pour donner l'idée d'un coupé, d'autant que les poignées de portes arrière sont adroitement cachée dans le bout de la vitre, une idée géniale apparue sur la 156.
On note que la Giulietta inaugure une nouvelle plateforme, qui servira à de futurs produits du groupe Fiat, à la structure à la fois rigide et légère recourant par exemple à l'aluminium ou à des aciers haute résistance.
Élégance et manque de rigueur
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| Un tableau de bord pas toujours bien lisible |
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L'habitacle ne manque pas d'élégance non plus et le bon goût italien est de mise notamment pour l'assortiment des couleurs et l'habillage de la sellerie. L'ambiance noire, favorite des sportifs, domine en ce qui concerne la planche de bord, mais des éléments aluminium gomment une éventuelle tristesse, sinon il est toujours possible de choisir de l'ivoire ou du gris. Cependant, l'ensemble manque d'une certaine rigueur et la qualité des plastiques ne fait pas haut de gamme. Enfin, l'ordinateur de bord logé entre les deux grands compteurs est illisible à cause d'informations minuscules affichées en rose sur fond rouge. Un défaut que l'on retrouve sur d'autres modèles du groupe Fiat d'ailleurs. Toutefois, l'écran GPS au centre et en haut du tableau de bord est facilement lisible.
En revanche, les sièges sont confortables et le conducteur a tout loisir de bien s'installer avec les multiples réglages de son fauteuil et du volant. De nombreux rangements sont aussi à disposition des passagers et le coffre de 350 litres est de bonne dimensions d'autant qu'il accueille une roue de secours de taille réduite.
Turbo et Start&Stop
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| Le coffre de 350 litres s'agrandit en repliant la banquette |
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Alfa Romeo, ça rime aussi avec brio, et sous son capot la Giulietta se devait de présenter des mécaniques brillantes. Aussi tous ses moteurs sont disponibles en version turbo et pourvus du système Start&Stop afin de faire comme tout le monde et respecter l'environnement par des consommations basses et de faibles émissions de CO2. L'offre essence comprend donc un 1,4 litre de 120 ch et le même avec la culasse MultiAir délivrant 170 ch pour une moyenne de 5,8 l/100 et 134 g/km. Des chiffres plus que raisonnables.
La gamme Diesel s?articule quant à elle autour du moteur 1,6 litre de 105 ch et du 2 litres de 170 ch (couple de 350 Nm à 1750 tr/mn, 4,7 l/100 et des émissions de CO2 de 124 g/km). Toutes ces motorisations sont accouplées à une boîte mécanique à 6 rapports.
La gamme sera complétée par le moteur un 1750 cc d?une puissance portée à 235 ch et proposé avec la prestigieuse finition Quadrifoglio Verde. Quant aux blocs essence et diesel de 170 ch, ils disposeront en 2011de l?innovante transmission à double embrayage Alfa baptisée « TCT ».
Une excellente motricité
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| Un bon comportement routier |
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Sur la route, la Giulietta tient toutes les promesses que l'on est en mesure d'attendre d'une Alfa, d'autant que les modèles mis à disposition étaient des 170 ch, de quoi se jouer des 1.400 kg de la voiture, avec des performances quasiment identiques, 218 km/h en pointe et le 0 à 100 en 7''8 pour l'essence et 8'' pour le diesel. La tenue de route est impeccable et la motricité parfaite, même en virage serré, ce qui n'est pas toujours le cas des tractions avant. Le fameux système Q2 Electronique d'Alfa, qui améliore le transfert du couple moteur aux roues avant, se montre parfaitement efficace. Il est également épaulé par le contrôle électronique de stabilité qui intervient aussi sur la direction et l'antipatinage. A moins d'un optimisme forcené, il est donc difficile de prendre la Giulietta en défaut, mais surtout le système DNA propre à Alfa Romeo permet de lui modifier le caractère en agissant sur le moteur, les freins, la direction, voire la boîte de vitesses et permet trois comportements différents en man?uvrant le sélecteur devant le levier de vitesses : sportif (Dynamic), urbain (Normal), ou sécurité maximale en conditions de faible adhérence (All Weather).
Bien équipée et prix raisonnable
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| Une allure de coupé |
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La différence du comportement de la voiture est réelle, et en mode sport, ses réactions sont bien plus vives. Cependant, il arrive à être désagréable avec la motorisation diesel, car à chaque accélération, le gros couple du moteur provoque comme un coup de pied dans le dos dont les passagers se passeraient volontiers.
Enfin, le passage des vitesses accroche parfois surtout en première, vivement la boîte à double embrayage.
Le confort est appréciable dès lors que l'on roule en mode normal, mais encore une fois le diesel se fait remarquer par son bruit. Rien ne vaut l'essence, ses montées en régime, bien que le chant du 4 cylindres n'est plus ce qu'il était. Le pur Alfiste n'en finira pas de regretter la sonorité claire, qui claquait comme un clairon, des Alfa d'antan.
La Giulietta est proposée avec trois niveaux de finition, mais dès le premier son équipement est déjà bien fourni avec la climatisation automatique bizone, le volant cuir, les 4 vitres électriques, l?accoudoir avant avec compartiment réfrigéré, l?autoradio CD MP3 ou le régulateur de vitesse.
La gamme débute à partir de 21.500 € pour la version essence de 120 ch alors que l?offre Turbo Diesel 105 ch démarre à partir de 23.250 € grâce au bonus de 500 € et ses émissions de CO2 limitées à 114 g/km.
J'ai aimé
- Sa robe sublime
- Le comportement routier
- Le moteur essence 170 ch bien adapté
- L'équipement de série
- Le prix
Je n'ai pas aimé
- Le bruit du moteur diesel
- Le tableau de bord
- L'ordinateur illisible
- Le mode sport sur le diesel 170 ch
- Pas de vraie roue de secours
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