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| Un style assez frimeur |
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Chartres – En général, une Alfa Romeo ne manque pas d'allure et attire l'œil en faisant envie. De ce côté là, la MiTo offre un design assez original, plutôt agréable, assez viril mais un brin pataud. Souvent, l'ambiance à bord est sportive, c'est le cas : sombre, sièges enveloppant, volant et pommeau de levier de vitesse en cuir, planche de bord fonctionnelle. Là aussi, c'est presque réussi, sauf que les indications de l'ordinateur sont peu lisibles, voire pas du tout concernant le compteur journalier. Mais ça se gâte dès que l'on tourne la clé du démarreur, même si le compte-tours avait prévenu avec sa zone rouge à 4.500 tr/mn, car le bruit ressemble à celui du taxi qui m'a amené d'Orly à Paris. On est donc à bord d'une MiTo diesel, qui plus est de seulement 90 ch. C'est un signe. Signe d'un temps révolu où Alfa Romeo symbolisait la joie de vivre, vite, sans calcul. Justement aujourd'hui, on calcule tout, même le bonheur, et les maîtres du temps s'appellent « consommation » et « CO2 » et au passage, « radar », ra comme racket et certainement pas comme raison, on en est loin.
Des rapports démesurément longs
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| Des feux ronds rappelant la célèbre 8C |
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Alors, par la force des choses, Alfa s'est mis au diapason pour survivre. C'est pourquoi la marque au trèfle décline sa MiTo vers le bas pour éviter le malus et profiter plutôt du bonus. Voilà le nouveau challenge à la mode. Ainsi, pour compléter sa gamme diesel qui ne présentait qu'un 1,6 litre de 120 ch, apparaît un 1,3 litre de 90 ch avec turbo à géométrie variable et filtre à particules mais avec une distribution par chaîne, contrairement aux autres motorisations de la MiTo qui ont une distribution à courroie. Evidemment, cela se ressent par une mécanique pas vraiment silencieuse, ce qui n'est pas une tare pour une Alfa, sauf que le son est assez désagréable. Equipée d'une boîte mécanique à 6 rapports, cette MiTo montre toutes les qualités que l'on attend d'une voiture de crise, soit une consommation moyenne de 4,3 litres au 100 km et un niveau d'émission de CO2 limité à 114 g/km. D'où le jack pot de 700 € offert par l'Etat. Mais hélas, cette MiTo a perdu l'esprit Alfa et manque cruellement de brio, n'arrivant pas à mettre en valeur la petite cavalerie du moteur à cause de rapports bien trop longs.
Une autre façon de vivre Alfa
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| Un intérieur très sportif |
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Pour autant, la MiTo diesel 90 ch garde les qualités que l'on connaît de la MiTo à sa naissance, à savoir un excellent comportement routier, une direction précise et un freinage efficace. De plus, on est bien installé dans son siège qui se règle dans toutes les dimensions comme le volant et le levier de vitesse tombe bien dans la main. Cependant, si les passagers avant sont bien traités, ceux à l'arrière sont plutôt négligés; la place prévue pour trois personnes est un peu juste et l'accès est difficile. Il est vrai que la MiTo ne fait que 4,06 m et qu'il s'agit d'un coupé. Autrement dit, les places arrière sont essentiellement des places de dépannage dans l'esprit d'un propriétaire de MiTo.
En conclusion, la MiTo diesel 90 ch est bonne pour soigner certains ego, car rouler Alfa demeure toujours valorisant, tout en étant d'un usage économique et d'un prix abordable, démarrant à 17.600 €, soit moins de 1.500 € que la version diesel de 120 ch.
Alfa a également élargi sa gamme essence, toujours par le bas, avec un 1,4 litre de 78 ch réservé à la MiTo Junior accessible à 15.000 € qui se singularise par des jantes en acier de 16 pouces et une climatisation en option. Enfin, le1,4 litre turbo est désormais décliné en 120 ch, venant en complément du 155 ch, pour 17.700 €.
J'ai aimé
- Un style personnel
- Un tarif abordable
- Le comportement routier
Je n'ai pas aimé
- Des rapports de boîte trop longs
- Un son d'échappement pas digne d'Alfa
- La roue de secours galette
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