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| Un air toujours aussi mutin |
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Balocco – Une Alfa avec un nouveau moteur à la technique révolutionnaire se doit d'être présentée en première mondiale sur un circuit. Noblesse oblige, et Balocco le complexe d'essais routiers traditionnel d'Alfa Romeo depuis 1962 était tout indiqué pour une démonstration des qualités de la MiTo animée par un cœur inédit. Et du cœur, comme du trèfle, la voiture n'en manque pas avec ce nouvel atout technologique baptisé MultiAir qui bonifie toutes les caractéristiques d'un moteur à essence. Son principe est de faire varier le volume d'air introduit dans les cylindres à une densité constante au lieu de moduler la densité de l'air envoyé toujours en même quantité en fonction de la charge demandé au moteur. Un système électro-hydraulique et une électrovanne régulent cette opération qui n'offre que des avantages. En effet, elle assure d'après les ingénieurs une augmentation de puissance et de couple substantielle, en plus d'une réduction sensible de la consommation, des émissions de CO2, des particules et des NOx. (Voir le dossier sur le moteur MultiAir).
Une MiTo de 170 ch bien excitante
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| Des feux ronds à la manière de la 8C Competizione |
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L'Alfa MiTo hérite donc en première mondiale de ce moteur révolutionnaire dans son principe d'admission d'air avec sous son capot un 1,4 litre décliné en deux puissances dès son lancement, 105 ch et 135 ch turbo, tandis qu'un 170 ch turbo suivra très vite, comme modèle sportif de la gamme dans une finition unique et inédite, le « Trèfle Vert ».
Cette dernière était cependant à Balocco et c'est forcément avec un réel plaisir qu'on a pu prendre son volant pour la tester sur l'une des pistes du circuit en toute sérénité. Extérieurement, dans sa livrée blanche et ses entourages de phares couleur carbone comme ses jantes de 17 pouces, la MiTo se montre très attirante et incite à monter à bord, profiter des multi-réglages du siège bien enveloppant pour trouver sa meilleure position et faire rugir la mécanique dont le son est doux à l'oreille. Bien sûr, l'intérêt de l'essai, avant d'établir un chrono, était de constater le gain de puissance pour une consommation plus modeste, mais l'ordinateur de bord demande un long kilométrage pour sortir un résultat exploitable, à comparer à la MiTo essence ancienne génération de 155 ch.
Une MiTo de 135 ch avec bonus
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| Un tableau de bord assez fonctionnel |
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Alors autant se faire plaisir, régler le système de suspension active sur « Sport » et cravacher les chevaux. De quoi apprécier son agilité, son rapport poids/puissance, ses freins, sa direction et son différentiel sur le train avant qui combat avec efficacité le délestage de la roue intérieure dans les virages serrés.
Au passage, faisons confiance au constructeur qui annonce une consommation sur route qui peut être inférieure à 5 litres... à condition de ne pas démarrer pour réussir un 0 à 100 km/h en 7''5, bien qu'un conducteur d'Alfa soit souvent tenté de le faire, d'autant qu'il n'aura pas souvent l'occasion d'accrocher les 219 km/h en vitesse de pointe. A noter aussi que les émissions de CO2 sont enregistrées à 139 g/km, donc pas de malus à craindre.
En revanche, la nouvelle MiTo 135 ch joue dans la cour des bons élèves écolos, avec 129 g/km en s'offrant un bonus à 200 €. Et sur la piste de Balocco, elle a aussi montré un comportement bien vivant et une tenue de route appréciable, même avec ses roues de 16 pouces qui en conduite plus paisible apporteront un confort supérieur aux 17 pouces proposées en option. Pour le reste Alfa annonce le 0 à 100 en 8''4 et 207 km/h.
Start&Stop pour tous
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| Un Coupé 5 places de 4,06 m |
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Pour les plus calmes, amoureux toutefois de la marque italienne et de son style, le 105 ch sera parfait et suffisant en performances bien épaulé par une boîte mécanique à 6 rapports, comme sur la 170 ch, alors que la 135 ch se contente de 5 rapports.
Toujours dans un souci d'économiser de l'énergie, les trois moteurs essence de la MiTo MultiAir reçoivent le système « Start&Stop » qui gère l'extinction temporaire du propulseur et le redémarrage successif, lors des phases de fonctionnement au ralenti, avec le véhicule à l'arrêt. C'est aussi plus de confort dans les embouteillages. De plus, un dispositif suggère au conducteur le bon moment pour monter ou descendre une vitesse afin d'avoir le meilleur rendement énergétique du moteur. Un gadget revenu à la mode pour donner surtout bonne conscience aux constructeurs. Il est actif quand le sélecteur qui gère la suspension active est sur « Normal » ou « Tout temps » mais évidemment pas en mode « Sport ».
Quand aux prix de cette MiTo au moteur révolutionnaire, il évolue pour le moment dans une fourchette de 16.700 € à 20.000 €.
J'ai aimé
- Le comportement routier
- Les performances
- La consommation
- Le style de la voiture
Je n'ai pas aimé
- Pas de boîte 6 accouplée au 135 ch
- Pas de vraie roue de secours
- La lisibilité de l'ordinateur
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