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| Une allure racée |
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Audi a décidé de ne pas sacrifier à la mode du coupé-cabriolet et c'est ainsi que son nouveau TT Roadster bi-place vient de voir le jour avec une capote traditionnelle. Les raisons sont claires et les ingénieurs mettent en avant le gain de poids, le gain dans le volume du coffre car un toit rétractable est grand consommateur d'espace, mais aussi une meilleure répartition des masses car en mode découverte, le transfert du poids sur l'arrière n'est pas négligeable. Enfin, il y a toujours une question esthétique donnant au cabriolet cette allure à part qui fait son charme.
Audi reste donc dans le vrai. Vrai coupé, vrai cabriolet, pas de compromis. La formule unisex n'est pas pour la marque aux quatre anneaux. Pas étonnant de trouver au volant du TT Roadster un vrai plaisir de conduire d'autant qu'Audi a développé pour celui-ci un châssis spécifique. Ce n'était pas le cas pour l'ancien modèle, dérivé de la berline A3.
Le poids, c'est l'ennemi
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| Une double sortie d'échappement pour la 2 litres |
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Le nouveau TT n'a donc pas que le plumage de la voiture de sport, il en a aussi le ramage et le roadster en tire un grand profit sur la route avec un équilibre parfait et une tenue de route exceptionnelle. Plusieurs raisons techniques l'expliquent.
D'abord, le train arrière est nouveau et spécifique au Roadster permettant au coffre de gagner 30 litres par rapport à l'ancien modèle. Et même 70 litres pour la version Quattro, car la transmission intégrale n'empiète plus sur le volume du coffre qui atteint désormais 250 litres. Cependant, la roue de secours demeure cruellement absente, en étant remplacée par un kit crevaison.
Ensuite, la caisse est composée à 58 % d'aluminium engendrant un gain de poids de 45 % par rapport à la première mouture de la TT. Au bout du compte et malgré les équipements supplémentaires, la nouvelle TT Roadster accuse sur la balance un amaigrissement de 45 kg. A noter que comme tout cabriolet qui se respecte, le châssis est renforcé pour compenser une rigidité dégradée par l'absence de toit et de ce fait le roadster pèse 40 kg de plus que le coupé.
Quoiqu'il en soit, la voiture avoisine les 1.300 kg, ce qui est un joli record compte tenu que sous son capot les mécaniques développent 200 et 250 ch.
200 ch ou 250 ch
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| Deux échappements séparés pour la version V6 |
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Comme l’Audi TT coupé, la nouvelle Audi TT Roadster est disponible avec deux moteurs essence à implantation transversale : un 2 litres 4 cylindres suralimenté de 200 ch et un 3,2 litres V6 atmosphérique de 250 ch.
Le premier offre un couple de 280 Nm et accélère de 0 à 100 km/h en 6''5 avec une vitesse de pointe à 237 km/h et pour une consommation mixte de 7,8 litres. Sur la route, il se montre vif, sportif et agile.
Le deuxième moteur coiffé par une culasse à 24 soupapes donne un couple de 320 Nm et permet le 0 à 100 km/h en 5''9, pour une vitesse maximale auto-limitée à 250 km/h et une consommation moyenne de 9,5 litres. Son bruit rauque est envoûtant et ses reprises à bas régime remarquables.
Les deux moteurs peuvent être accouplés à deux boîtes de vitesses, toutes deux à 6 rapports. Soit une boîte manuelle, soit la boîte séquentielle S tronic qui combine les atouts d’une boîte automatique à ceux d’une boîte manuelle. Son double embrayage piloté lui permet de passer instantanément les rapports, sans lever le pied.
Le conducteur peut garder la maîtrise des changements de rapports via le levier central, ou en utilisant les deux palettes derrière le volant. Il dispose aussi de deux programmes entièrement automatisés, le programme D pour conduite normale et le programme S, plus sportif. Mais il peut, à tout moment, revenir provisoirement, au mode manuel.
Traction et Quattro
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| Une console tournée vers le pilote |
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Les embrayages multidisques à bain d’huile de la boîte S tronic permettent de pratiquer des lois de démarrage différentes, du départ en douceur sur sol glissant, au démarrage sportif à pleine charge. Autre possibilité, la fonction « Launch Control » active un programme de démarrage avec accélération maximale.
Le moteur 2 litres 4 cylindres est uniquement proposé avec transmission aux roues avant, tandis que le V6 3,2 litres est équipé en série de la transmission intégrale permanente quattro, avec différentiel central Haldex sous gestion électronique. En roulage normal, l’embrayage transmet 85 % du couple aux roues avant. En cas de perte d’adhérence, il peut transférer jusqu’à 100 % du couple à l’un ou l’autre essieu, la modulation s’effectuant en continu. Il est accolé au pont arrière, afin d’améliorer la répartition des masses.
La tenue de route de la traction est déjà étonnante et la voiture se révèle assez neutre en virage, bien accrochée à ses larges pneus de 245, mais bien sûr celle du Quattro est plus sécurisante surtout par temps humide ou sur chaussées glissantes. En revanche, le poids supplémentaire du V6 additionné à celui du système de transmission intégrale lui enlève un peu d'agilité.
Aides maximales
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| Une caisse très légère pleine d'alu |
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La direction assistée électromécanique est dotée d’un calculateur qui pilote son moteur électrique d’assistance. Elle entraîne une réduction de la consommation, tout en améliorant la perception de la route et la précision de conduite. Outre une assistance plus importante pour les manoeuvres à petite vitesse, elle assure un retour actif en position médiane en fin de virage. Par ailleurs, sur une route bombée par exemple, elle corrige automatiquement la trajectoire pour compenser la déviation engendrée par la pente, de sorte que le conducteur maintient son cap sans effort.
Comme le Coupé, le Roadster est équipé d’un aileron à commande électrique, qui se met en place à partir de 120 km/h afin d’adapter la déportance à la vitesse.
Le système de freinage est constitué de freins à disques, ventilés à l’avant et à l’arrière avec le moteur V6. L’ESP, optimisé pour une conduite sportive, intervient plus discrètement et assure le séchage des garnitures de frein en cas de pluie. Il est, en outre, partiellement (ASR seulement) ou complètement désactivable.
En option, la version Roadster peut être équipée de « l’Audi Magnetic Ride », nouvelle technologie d’amortissement variable qui adapte, en permanence, la loi d’amortissement à la situation rencontrée (propriétés de la route, style de conduite). Le conducteur peut également choisir manuellement entre un mode « confort » et un mode « sport ».
12 secondes et en roulant
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| 12 secondes pour décapoter |
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L’Audi TT Roadster bénéficie d’un équipement généreux. Ainsi, on relève dans la dotation de série la boîte à gants avec serrure, éclairage et étui à lunettes, les deux miroirs de courtoisie éclairés ou les rétroviseurs extérieurs électriques, mais surtout la sellerie en cuir, la climatisation automatique, l’autoradio avec lecteur de CD, les vitres électriques et le verrouillage centralisé à télécommande.
Le Roadster V6 3.2 quattro reçoit quelques équipements complémentaires (proposés en option sur le 2 litres), comme le lave-phares haute pression, les phares Xénon Plus, le système d’information du conducteur, les jantes de 17 pouces et la capote entièrement automatique.
En effet, deux modèles de capotes en tissu noir ou gris, dotées d’une lunette en verre avec dégivrage électrique, sont disponibles. Le Roadster 2 litres est équipé d’une capote à commande manuelle alors que le Roadster V6 bénéficie d’une capote triple épaisseur qui se manipule en 12 secondes d’une simple pression sur la touche de commande électro-hydraulique, tout en roulant jusqu’à une vitesse de 50 km/h. Ce modèle à l’isolation renforcée, est en option à 1.200 € pour la 2 litres.
Une foule d'options
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| Une bi-place très sportive |
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Dans le catalogue des options, on trouve des jantes de 18 ou 19 pouces, les projecteurs directionnels, deux systèmes de guidage par GPS ou encore le système de localisation et d’immobilisation par satellite.
Autres options encore proposées pour améliorer le confort du TT Roadster, le coupe-vent dont la mise en place est réalisée par un moteur électrique, et la trappe à ski avec sac de protection, permettant de transporter 2 paires de skis mesurant jusqu’à 1,90 m.
Le prix de base du 2 litres étant à 39.960 € et celui du V6 avec boîte séquentielle à 48.320 €, on peut admettre que le TT Roadster n'est pas spécialement bon marché, car les options vont vite faire grimper la facture. Le prix à payer pour entrer dans un monde élitiste.
J'ai aimé
- Le style
- L'équilibre et la rigidité du châssis
- Les motorisations
- Les boîtes de vitesses
- La qualité de finition
Je n'ai pas aimé
- Les prix
- Le nombre des options
- L'absence de roue de secours
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