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| Si la « cat » parait inoffensive, une fois le moteur allumé elle révèle un caractère de grand fauve |
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Si le nom « Caterham » ne vous dit rien, peut-être que la marque Lotus vous sera plus familière. En effet, la « Cat » est une descendante de la Lotus Super Seven, dessinée en 1957 par le magicien de l’automobile Colin Chapman. Ce dernier faisait produire une partie de la Seven par Caterham Garage, qui devint en 1967 le seul distributeur de cette auto qu’il assemblait quasiment totalement.
C’est donc assez logiquement que, lorsqu’en 1973 Colin Chapman décide d’arrêter la production de la Seven, Graham Nearn, fondateur de Caterham, rachète les droits et l’outillage afin de continuer à développer et produire la petite lotus.
Une main de fer dans un gant de velours
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| Ne vous fiez pas à son allure « rétro », la Seven est une véritable machine à sensation |
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Aujourd’hui, la marque de Dartford (près de Londres) continue à produire environ 650 voitures par an. Et si le dessin de la Seven n’a quasiment pas changé depuis 1957, le reste de l’auto est résolument moderne. Construite autour d’un châssis tubulaire, la carrosserie est un mélange d’aluminium et de nid d’abeille, ce qui garantit la légèreté (avec les pleins et le pilote casqué, elle ne dépasse pas les 550kg !).
Les transmissions au sol sont assurées par des triangles superposés à l’avant et un essieu « De Dion » à l’arrière ; le tout renforcé sur notre modèle par une barre anti-roulis. Concernant le moteur, il s’agit ici du 4 cylindres 1,6l de chez Rover. Associé à une boite à air et un pot d’échappement latéral, il développe environ 120 chevaux à 6000 tr/min.
Un peu de gym...
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| La sortie d’échappement dans les oreilles, les 2 phares ronds, le long capot, tout cela contribue au charme de l’anglaise |
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Le principal problème lorsqu’on se trouve devant une Caterham, clés en main, c’est d’y entrer. Il faut pour cela effectuer une gymnastique précise sous peine de fendre le pare brise, d’arracher les portes et de se retrouver coincé avec un pied à l’intérieur et l’autre dehors. Tout cela, c’est quand la capote est rangée dans le « coffre » (environ 100 litres, coupé par l’arceau, à peine suffisant pour emmener une brosse à dent, un casque et un exemplaire du « Times »), car lorsqu’elle est mise, entrer et sortir de la Seven relève plus de la contorsion que de la gymnastique.
On procède donc par étape (un pied, puis l’autre, puis on se laisse glisser jusqu’au fond des sièges) et on profite de la vue qui s’offre à nous : les deux phares ronds et chromés qui reflètent le long capot, un tout petit volant, un levier de vitesses qui tombe juste sous la main, les compteurs qui s’étalent le long de la planche, jusque devant le passager...Tout est fait pour nous rappeler que la Super Seven est une petite bombe. La position allongée, la dureté des pédales, les harnais et l’explosion du moteur lorsqu’on tourne la clé confirment que la « Cat » est une véritable voiture de course.
Catapulte
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| Deux avions......! |
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Sur la route, le comportement de l’anglaise est tout bonnement ahurissant. Peu d’autos sont capables de distiller des sensations aussi fortes que la Seven. Avec un 0 à 100 km/h effectué en un peu moins de 7 secondes, elle trouve une place raisonnable dans le classement des voitures de sport, mais ne caracole pas non plus en tête.
Cependant, l’impression de vitesse est accentuée grâce à la position très basse : on peut poser la main à plat par terre depuis l’intérieur. Les reprises sont également impressionnantes et les dépassements sont effectués avec une facilité particulièrement rassurante. D’autant plus qu’il est difficile de résister à l’envie de « tomber » un rapport et de mettre le pied au plancher pour doubler....et se retrouver catapulté contre le dossier du siège. Le tout accompagné par le grondement du moteur dans les oreilles...grisant !
Les vitesses atteintes lors de ce genre d’accélérations sont tout à fait inavouables, et impardonnables par la Sécurité Routière, c’est donc sur circuit que l’essai s’est terminé.
« Ca ne va pas très vite, mais ça y va très vite »
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| La ligne de la Caterham est fidèle au dessin de 1957 |
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Plus encore que sur route, le comportement de la Super Seven est parfait sur circuit. L’absence de porte à faux, la position très basse et très proche du train arrière ou la précision de la direction facilite grandement la tache du conducteur. Mais c’est surtout son poids plume qui offre à la Caterham la maniabilité d’un karting. La direction vive permet de positionner le train avant où on le souhaite et la position de conduite de sentir parfaitement la moindre dérive et de la contrôler. Car la Seven est joueuse, mais toujours prévenante.
C’est la raison pour laquelle peu de voitures peuvent se frotter à l’anglaise dans les parties sinueuses. Les lignes droites sont plus laborieuses car avec une vitesse de pointe de 180km/h environ, on ne peut pas dire que la Caterham se distingue à ce niveau. Le secret est ailleurs, c’est d’ailleurs ce qu’on répète aux curieux lors de passages à la pompe (plus rarement que l’on croirait avec un réservoir de 36 litres.) ou sur les places de village : « ça ne va pas très vite, mais ça y va très vite ».
La passion avant tout
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| Pour ceux qui en veulent plus, il existe des versions extrêmes...uniquement sur circuit en France ! |
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C’est peut être ça la clé de l’automobile de demain, car si les grandes marques se livrent à une course à la puissance, c’est avec des 4 cylindres de moins de 200 chevaux que Caterham, Lotus ou encore Opel avec son Speedster font vibrer les passionnés d’automobile. Car c’est du plaisir pur qui passe par les sièges baquets de ces bolides.
Pour les plus excessifs de tous, la marque anglaise a même sorti des versions « extrêmes » de la Seven : la R500 (500 chevaux à la tonne, c'est-à-dire 244 pour 488 kg) et la monstrueuse CSR260 (260 chevaux, 0 à 100 km/h en 3,1 s) qui, si elles ne sont pas homologables en France, le sont en Angleterre...God Save The Queen !
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