 |
|
| Un avant plus imposant |
|
|
Selon la fantaisie du service marketing, une voiture peut se voir affubler de plusieurs noms, en fonction de sa carrosserie 3, 4 ou 5 portes. Cela fait plus riche dans la gamme. C'était donc le cas chez Chevrolet avec sa petite berline deux volumes née Kalos du temps où son nom de famille était Daewoo, puis baptisée Aveo quand elle s'est vue affubler d'un coffre en même temps que le constructeur coréen passait dans le giron de General Motors qui décidait de badger ses modèles du nom de Chevrolet.
Une marque riche d'un passé glorieux à la sonorité bien française mais à l'accent bien américain. De quoi changer de standing à peu de frais. Ainsi, en bénéficiant d'un profond restylage et s'appelant désormais Aveo, la Kalos fait un peu plus oublier son origine asiatique et apparaît comme une vraie nouveauté.
Profondément redessinée
 |
|
| Une ligne plutôt réussie |
|
|
Reprenant donc la même plateforme que la Kalos avec un empattement identique de 2,48 m, l’Aveo présente des cotes à peine supérieures. 3,92 m en longueur, soit 4 cm de plus que l’on retrouve sur le porte-à-faux avant afin d’améliorer le crash-test, 1,51 m en largeur et 1,68 m en hauteur, soit 1 cm en plus à chaque fois. Autrement dit, pas de quoi bouleverser l’habitabilité ni le volume du coffre qui affiche le même volume, passant de 220 litres à 980 litres, en fonction de la modularité de la banquette arrière qui se rabat et se fractionne 60/40.
Extérieurement, l’Aveo se caractérise par une large calandre barrée horizontalement par un jonc couleur carrosserie sur lequel se détache bien en évidence le logo de la marque. De larges projecteurs à glace claire bombés remontent le long du capot et des ailes et les antibrouillards forment de petits spots émergeant en partie inférieure du bouclier. L’ensemble est agréable et présente un certain dynamisme.
De profil, la silhouette est un peu plus pataude à cause du porte-à-faux avant prononcé et on remarque que les portes proviennent de la Kalos, preuve de la même structure de base. L’arrière, assez trapu grâce à un bouclier massif, est dominé par un béquet et présente des feux joliment travaillés englobant des optiques ronds à verres clairs.
Un habitacle accueillant
 |
|
| Une planche de bord bien composée |
|
|
L’habitacle se présente sous des dehors modernes et accueillants. La planche de bord est parfaitement organisée autour de quatre compteurs, deux grands pour le compteur de vitesse et le compte-tours et deux petits pour la jauge à essence et la température d’eau, cerclés de chrome et d’une console centrale avec ouïes de ventilation au dessin recherché, d’un autoradio complètement intégré et d’une climatisation facile à régler grâce à de gros boutons.
Les surfaces des matières plastiques sont douces et le moussage de la planche de bord adopte un revêtement 'soft touch', matière recouvrant aussi la partie haute des intérieurs de porte, rendant l’ensemble très agréable au toucher. Dommage que les miroirs de courtoisie, ne puissent être occultés, au moins celui du conducteur, car quand le pare-soleil est baissé, l’image renvoyée de la glace est perturbante.
Dommage aussi qu’il n’y ait pas de fermeture automatique des ouvrants dès que la voiture roule, un équipement indispensable surtout quand on évolue dans certaines métropoles du sud où le vol à la portière est un sport local. Une crainte vie oubliée en rejoignant la route des Crêtes sur les hauteurs de Cassis avant de faire une halte gourmande chez Lôtre du côté d'Aix-en-Provence.
Deux essence et du GPL
 |
|
| Un coffre variant de 220 à 980 litres |
|
|
Pas de diesel pour le moment sous le capot de l’Aveo, mais en revanche Chevrolet continue de jouer la carte GPL en proposant une version homologuée pour l’Europe avec l’orifice de remplissage à côté de celui de l’essence et donc sous la même trappe. Sinon, l’Aveo propose deux motorisations essence accouplées à des boîtes à 5 rapports: un nouveau bloc de 1,2 litre à deux arbres à cames en tête offrant une puissance de 84 ch, et un moteur 1,4 litre 16 soupapes déjà connu mais retravaillé pour développer 101 ch. Ce dernier est également disponible avec une boîte automatique à 4 rapports. Le moteur 1,2 litre se distingue sur le plan technique par ses deux arbres à cames en tête entraînés par chaîne et des pipes d’admission à ouverture gérée par papillon.
En dépit d’un gain en puissance, les deux moteurs se montrent plus sobres de 10 à 14 %. Ainsi respectivement, le 1,2 litre et le 1 ,4 litre se contentent en moyenne de 5,5 litres et 6 litres aux 100 km et les émissions de CO2 ont pu être abaissées à 132 et 142 g/km. Côté performances, le 0 à 100 km/h est atteint en 13’’ et 12’’4, et les vitesses de pointe s’établissent à 172 et 176 km/h.
En boîte automatique, l’Aveo consomme 6,4 l/100 km en moyenne et atteint 165 km/h.
Une direction lourde, un prix léger
 |
|
| Une jolie berline pour environ 10.000 € |
|
|
Sur la route, il faut bien sûr jouer du levier de vitesse, ce qui est d’ailleurs plaisant grâce à une boîte précise et bien guidée, pour obtenir un certain rendement car les couples de ces deux motorisations ne sont logiquement pas énormes, soit 114 et 131 Nm obtenus aux alentours de 4.000 tr/mn.
En ce qui concerne la version à boîte automatique, c’est avec l’accélérateur qu’il faut composer pour obtenir un certain tonus et l’Aveo répond plutôt bien à ce genre de sollicitation. En revanche, la direction à assistance hydraulique se montre assez rétive et pour une voiture destinée à évoluer essentiellement en ville, plus de douceur aurait été bienvenue.
Sinon, pas de gros reproches à émettre au sujet de la suspension composée des jambes McPherson à l’avant et un essieu de torsion à l’arrière qui assure un bon compromis entre comportement routier et confort de roulement.
Pareil pour le système de freinage confié à des disques ventilés à l’avant et à des tambours à l’arrière. Un ABS avec répartiteur électronique de la force de freinage est disponible seulement en option sur les deux versions.
L’Aveo sera proposée en France en carrosserie 3 ou 5 portes à un prix de base avoisinant les 10.000 €. Certainement son meilleur argument.
J'ai aimé
- Le restyling
- Le prix envisagé
- La modularité
- La version GPL intéressante financièrement
- L’ABS en option
Je n'ai pas aimé
- La direction trop lourde
- Les derniers rapports de boîte un peu longs
- Le porte-à-faux avant
- Les miroirs de courtoisie pas occultés
|