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| Une face avant expressive |
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Berne – Dans les années sixties, Ford donnait naissance à sa Mustang qui connaissait un succès foudroyant. Son grand rival, General Motors le numéro Un mondial, réagissait illico en sortant deux ans plus tard sa Camaro, qui fit vite à son tour la conquête des cœurs américains. Ces deux « muscle car » frappèrent aussi l'imagination du monde entier pour devenir des icônes planétaires, symbole de la toute puissance et richesse de l'Amérique. Mais le temps a passé, le pétrole ne coule plus à flot et les « belles américaines » ont perdu de leur attrait. Et puis voilà que le monde de l'automobile se réveille ; après avoir réinventé les voitures « bon marché », certains constructeurs redécouvrent que le plaisir est encore un moteur essentiel pour l'achat d'un véhicule. Comme il est bien établi que plus il y a de pauvres, plus il y a de riches, le potentiel clientèle existe réellement pour commercialiser des autos qui se moquent bien du CO2... Et le retour en Europe de la Camaro, après une décennie d'absence, est vécu comme un grand bol d'air pur dans un paysage où la grisaille assomme les esprits.
Un style incroyable
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| L'arrière reprend le design de l'avant |
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Avec un design à la fois immédiatement reconnaissable et totalement moderne, Chevrolet, l'une des marques du groupe GM, a donc redonné vie à la Camaro. Il a aussi la ferme intention de l'imposer hors de ses frontières en respectant certaines normes et en utilisant les technologies les plus récentes.
Extérieurement, la nouvelle Camaro adopte une face avant au V marqué, une stature imposante, large, avec des ailes arrière évasées, rappelant son passé légendaire tout en lissant ses formes pour correspondre au design contemporain. Cependant, sa calandre noire, qui reçoit des phares ronds xénon dotés de LED, lui confère toujours un air menaçant, tandis que les gros pneus Pirelli P Zéro montés sur des jantes en alliage de 20 pouces contribuent à l'aspect bestial de la voiture.
La partie arrière est exclusive aux modèles Camaro européens avec des doubles feux arrière à LED et dotée de larges embouts d’échappement chromés ronds. Bref, pas de quoi passer inaperçu.
Le volume du coffre est de 384 litres pour le coupé et 328 litres pour le cabriolet.
Grand confort pour 4 personnes
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| Un poste de conduite fonctionnel |
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L'habitacle ne renie pas non plus ses origines, montrant une certaine fantaisie avec un éclairage d’ambiance dans la teinte bleu glacier qui court tout au long des portières, tout en respectant beaucoup de fonctionnalité dans l'agencement du tableau de bord, habillé hélas de plastique pas très haut de gamme. Ainsi, derrière le volant cuir à trois branches, les deux grands compteurs sont parfaitement lisibles.
La console centrale accueille dans sa partie haute un grand écran affichant la consommation, un compteur partiel et la pression des pneus, et dessous un système audio haut de gamme et le bloc chauffage/climatisation avec boutons surdimensionnés à portée de main. Toutefois à sa base, les quatre manomètres pour la température d’huile, la pression d’huile, la température du liquide de transmission et le voltage de la batterie, sont illisibles, mais ils sont là comme clin d'oeil à la Camaro 1969.
En revanche, l'affichage tête haute sur le pare-brise de la vitesse et de la station radio entre autres, est très efficace, comme l'aide au stationnement à ultrasons avec caméra de recul.
Un puissant V8 moderne
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| Un habitacle convivial pour 4 personnes |
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Sous son grand capot bombé, la Camaro abrite un V8 de 6,2 litres développant 432 ch et un couple de 569 Nm à 4.600 tr/mn, accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports. Ce qui se traduit par un 0 à 100 km/h en 5''2 pour le coupé et en 5''4 pour le cabriolet. La vitesse de pointe est donnée pour 250 km/h.
La version à boite automatique à 6 rapports, avec commandes par palettes au volant, dispose du V8 de 6,2 litres dont la puissance est ramené à 405 ch pour un couple de 556 Nm à 4.300 tr/mn. Le coupé automatique atteint 100 km/h en 5''4, et 5''6 pour le cabriolet.
Pour l’essentiel les moteurs sont les mêmes avec deux différences notables au bénéfice de la version automatique qui est équipée de la désactivation de quatre cylindres sur huit lors du fonctionnement à faible charge, et d'un calage variable de la distribution. D'où une économie d'environ 7,5% du carburant, ce qui n'est pas rien même si la consommation n’est pas la première des priorités du propriétaire d’une Camaro.
Soit 14,1 l/100 km avec la boite manuelle et 13,1 l/100 km pour l'automatique.
Un équilibre étonnant
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| C'est 5.000 € de plus pour le cabriolet |
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Se glisser derrière le volant de la Camaro, s'asseoir dans les confortables fauteuils tout cuir, est jouissif, surtout à partir du moment ou le V8 s'ébroue pour émettre un ronronnement de gros matou. Les quelques coups d'accélérateur pour s'assurer que la mécanique est bien lancée comblent le mélomane et font oublier le prix de l'essence, les 329 g/km de CO2 avec leur 2.600 € de malus et les 35 chevaux fiscaux avec leur 1.500 € de carte grise.
Si au début, la Camaro fait ressentir un peu de lourdeur, on s'accoutume très vite à sa conduite, à son encombrement et à son poids respectable de 1,8 tonne (1,9 tonne pour le cabriolet), grâce à une direction précise et communicative. De plus la répartition des masses presque idéale, 52% sur l'avant, 48% sur l'arrière donne à la voiture un équilibre étonnant, bien épaulé par des suspensions spécialement développées pour les conducteurs européens, donc fermes pour une bonne stabilité latérale. Et les quatre freins à disque Brembo se révèlent particulièrement efficaces. De quoi se faire plaisir dans les enchaînements de virages. Mais attention sur routes glissantes, les larges pneus arrière de 275 peuvent jouer des tours. Faut rester cool sur l'accélérateur.
Une boîte automatique à 6 rapports
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| Une capote électrique totalement automatique |
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Heureusement, la Camaro reçoit le secours d'un contrôle électronique de trajectoire et d'un anti-patinage qui peuvent d'ailleurs être désactivés comme il est possible de choisir un mode compétition... pour les plus téméraires.
Si la boîte mécanique se montre rétive, sans pour autant manquer de précision, le maniement de la boîte automatique, est tout à fait remarquable par sa réactivité et l'étagement des rapports. Elle offre le choix comme toutes les boîtes modernes entre le mode automatique et le mode séquentiel. Mais attention avec ce dernier, la vitesse supérieure ne passe pas quand on atteint la zone rouge à 6.200 tours. Il est également possible de se servir des palettes au volant, mais celles-ci sont solidaires du volant et peu pratiques à trouver en virage. Facturée 2.000 €, la boîte automatique se révèle la meilleure option pour la Camaro, d'autant qu'elle se rentabilise par le système de désactivation des cylindres et donc plus de sobriété.
Pour les inconditionnels du Diesel, passez votre chemin, ce n'est pas la philosophie de la Camaro et elle n'en aura jamais !
J'ai aimé
- Le style fabuleux
- Le silence du V8 au ralenti
- La sonorité du V8 dans les hauts régimes
- L'affichage tête haute
- Le prix
- La consommation avec la boîte automatique
- Le confort
Je n'ai pas aimé
- Les montants de pare-brise épais
- Les palettes de la BA solidaires du volant
- La climatisation manuelle et pas automatique
- Les miroirs de courtoisie pas occultables
- Pas de roue de secours
- La consommation avec la boîte mécanique
- Pas d'option GPS
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