Chevrolet Captiva

2006-
Chevrolet Captiva
Champion de l'évasion
70 ans après le Suburban, Chevrolet renoue avec une longue tradition du véhicule familial de loisir en lançant le Captiva, un SUV moderne, particulièrement bien dessiné, animé par un diesel et d'un prix très concurrentiel.
Philippe LACROIX, le 24 juillet 2006

Chevrolet Captiva
Une ligne remarquable
« To carry all » (Pour tout transporter), telle était la devise de la gamme Suburban de la marque au noeud papillon. En fait toute la famille devait pouvoir prendre place dans un seul et même véhicule, avec tout le matériel de pêche si possible. Pour ce faire, en 1935, Chevrolet avait fait appel à un châssis de camion classique avec cadre en échelle, mais au lieu de monter une surface de chargement sur ce châssis, comme sur les Pick-up, Chevrolet l’avait équipé d’un compartiment passagers. Jusqu’à huit personnes pouvaient ainsi prendre place sur les trois rangées de sièges du véhicule. Une modularité tout à fait exemplaire, que la version sept places du Captiva propose également aujourd’hui.

Long de 4,64 m, large de 1,85 m et haut de 1,72 m, le style du Captiva est résolument moderne et parfaitement bien proportionné. Le profil effilé des flancs est mis en valeur par les passages de roue proéminents, les jantes surdimensionnées, jusqu'à 18 pouces, et la puissante ligne de ceinture de caisse. Le design du véhicule est également rehaussé par des projecteurs avant à verre transparent, des clignotants intégrés dans les rétroviseurs extérieurs, ou encore des prises d’air dans les ailes avant.

Un habitacle convivial

Chevrolet Captiva
Un arrière trapu
Particulièrement convivial, son habitacle se veut résolument moderne dans son agencement. Il offre une bonne ergonomie, avec les sièges avant réglables dans toutes les dimensions et un volant réglable en hauteur. L'équipement se veut très complet dès le premier niveau de finition, avec de série la climatisation automatique, quatre lève-vitres électriques, le verrouillage centralisé avec commande à distance, des essuie-glaces avec intervalle de balayage asservi à la vitesse, des barres de toit ainsi qu’un système audio de qualité doté de 6 haut-parleurs, d’un autoradio RDS et d’un lecteur de CD avec fonction MP3. La sécurité n'est pas oubliée dans le lot avec une batterie impressionnante d'airbags, frontaux, latéraux, genoux et rideaux.

La finition de haut de gamme propose en plus un volant quatre branches gainé de cuir réglable en profondeur, des jantes en alliage léger de 17 pouces, un accoudoir intégré à la console du tunnel de transmission central, un tiroir de rangement sous le siège passager, 8 haut-parleurs, des antibrouillards, un rétroviseur intérieur photosensible et un filet à bagages dans le coffre.

5 ou 7 places et modulable

Chevrolet Captiva
Un poste de conduite bien fait
Tout comme son glorieux ancêtre le Suburban qui disposait d’un hayon en deux éléments, le Captiva est équipé d’une lunette arrière à ouverture séparée et se distingue par son côté pratique. D'abord son habitabilité est remarquable en donnant beaucoup d'espace aux épaules et aux jambes et son coffre en version 5 places est imposant. Les sièges arrière peuvent se replier permettant alors de dégager un volume autorisant d'emporter des vélos ou des planches à voile. Ensuite, il existe une version 7 places avec deux sièges qui s'escamotent dans le plancher du coffre, mais surtout destinés à des enfants et au confort relatif.

A noter que la roue de secours est placée sous le coffre et accessible de l'extérieur. Il s'agit malheureusement d'une galette, et en cas de crevaison plus probable dans un chemin creux que sur une route goudronnée, la promenade risque alors de devenir problématique. Mais chez Audi entre autres, c'est la même philosophie et pourtant le tarif du Allroad est conséquent, alors que Hyundai reste fidèle à une vraie 5ème roue comme le démontre le nouveau Santa Fé, la cible annoncée du Captiva.

Un premier diesel de 150 ch

Chevrolet Captiva
Un coffre volumineux
Avec l’arrivée du nouveau Captiva, le diesel fait son entrée dans la gamme des modèles de Chevrolet Europe avec notamment un quatre cylindres, sur base VM et non pas Opel comme on aurait pu s'y attendre, qui développe 150 ch pour une cylindrée de 1.991 cm3. Il est équipé d’un système d’injection à rampe commune de dernière génération développé par Bosch, dont les injecteurs pulvérisent le gazole à une pression maximum de 1.600 bars dans la chambre de combustion.

Ce moteur à double arbre à cames en tête se distingue également par une culasse en aluminium, un arbre d’équilibrage, un turbocompresseur de type à géométrie variable et son filtre à particules sans entretien . En cycle mixte ce diesel est annoncé pour une consommation de 7,4 litres/100 km, ce qui semble un peu optimiste, mais toutefois son réservoir de 65 litres garantit une autonomie respectable.

Le haut de gamme du Captiva est pour sa part doté d’un moteur V6 de 3,2 litres développant 230 ch à 6.600 tr/min et un couple maximum de 297 Nm à 3 200 tr/min. Il provient de Holden, la filiale de GM en Australie.

Une transmission de 100 % sur l'avant à 50 % sur l'arrière

Chevrolet Captiva
Parfaitement modulable
Chez Chevrolet, à l'instar de Hyundai et Kia, on a compris qu'un SUV n'était pas toujours acheté pour sa transmission intégrale, mais souvent pour son look et son côté pratique et sécurisant. Aussi, en entrée de gamme il propose une version deux roues motrices et donc traction, moins chère à l'achat et plus économe en carburant.

Pour le reste de la gamme, il s'agit d'une transmission intégrale variable. Ainsi en conduite normale sur route goudronnée, le Captiva demeure en traction, mais dès que les circonstances l’exigent, afin de garantir au véhicule une motricité optimale, jusqu'à 50 % de la puissance est acheminée sur le train arrière. Ainsi, même dans les virages serrés, en cas de conduite sur routes de montagne ou terrains glissants, la puissance est parfaitement répartie.

Outre le patinage des roues, le système de répartition électronique analyse également de nombreuses autres informations concernant, entre autres, la position de la pédale d’accélérateur, le régime du moteur, la vitesse du véhicule, le taux de lacet et l’angle de braquage du volant. Le système de transmission quatre roues motrices est totalement intégré à la commande de l'antiblocage des freins, confiés à 4 disques, et du contrôle de trajectoire, un ESP déconnectable.

Un bon comportement routier

Chevrolet Captiva
Taillé pour la campagne
Sur la route, le Captiva se comporte honorablement. Le châssis dispose à l’avant d’une suspension à éléments McPherson et à l’arrière d’une suspension à quatre biellettes. Pas de vrai problème de tenue de route, la caisse s'incline un peu dans les virages, mais cette souplesse devient une qualité dès que l'on aborde les chemins de campagne ou forestier que l'auto est amenée à emprunter puisque c'est aussi sa vocation.

Le 2 litres diesel remplit assez bien son rôle sans trop se faire entendre, en donnant des performances honnêtes avec une vitesse de pointe évaluée à 184 km/h et une accélération permettant d'atteindre le 100 km/h départ arrêté en à peu près 11 secondes. La boîte mécanique à 5 rapports est plutôt bien étagée, bien que le dernier rapport tire un peu long, une manie de bien des constructeurs pour obtenir une consommation flatteuse à vitesse stabilisée sur le papier. Une boîte automatique à 5 rapports est en option, bien pratique, mais un peu paresseuse et les performances s'en ressentent. Une même boîte que l'on retrouve obligatoirement sur le 3,2 litres essence assez décevant dans sa prestation.

Grâce au V6, la conduite est un peu plus onctueuse, à peine plus silencieuse, mais guère plus fringante. Les 230 chevaux ne doivent pas être de la première jeunesse et il n'y a vraiment aucun intérêt à opter pour cette motorisation...ni à l'importer, d'autant qu'en France ce genre de véhicule comme le Captiva se vend à 95 % en diesel.

Un tarif attrayant

Chevrolet Captiva
A l'aise sur les chemins de terre
Avec le Captiva, Chevrolet entend bien accroître son développement en Europe et en France. Il a pas mal de cartes en mains pour réussir et son SUV est un atout décisif. D'abord, le constructeur coréen en passant dans le giron de GM a changé de nom, et hors Corée où il reste Daewoo, le badge Chevrolet se révèle beaucoup plus porteur avec son parfum encore tenace de belle américaine. Ensuite, il dispose désormais d'une motorisations diesel indispensable sur notre marché. Enfin, le créneau des SUV est pratiquement le seul à se développer d'une manière euphorique.

Alors, par une politique de prix relativement agressive, mais sans plus, le Captiva a tout l'avenir devant lui. Son tarif en motorisation diesel évolue de 25.900 € pour le modèle LS à 2 roues motrices à 33.900 € pour le 4x4 LT Pack boîte auto. Sans oublier le V6 essence à 36.900 €.

J'ai aimé Je n'ai pas aimé
Le style trapu et bien équilibré 
La modularité 
Le comportement routier 
L'aménagement de l'habitacle 
L'ESP déconnectable 
Le moteur Diesel 
Le moteur 3.2 lymphatique 
La roue de secours galette 
La boîte auto un peu lente 



Plus d'infos sur Chevrolet Captiva

Liens sur Chevrolet Captiva

   
 

accueil  |   les annonces  |   stages pilotage  |   actualitÉs  |   services  |   espace pro  |   contact