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| Une icône, la Corvette, sur un circuit de légende, le Paul Ricard |
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Apparue dans les années 50, la Corvette est une icône du monde automobile, dans la catégorie des sportives américaines qui ont fait rêver plusieurs générations. Symboles de puissance pure et associées au 'rêve américain', les Corvette ont toujours su conserver les éléments qui ont fait leur gloire au cours des décennies. Chaque nouvelle évolution se base sur la précédente pour garder le meilleur et améliorer le reste.
La dernière née, qui est désormais un produit GM, ne déroge pas à cette règle et s’enorgueillit de son passé. On retrouve ainsi sous le large capot un V8 conçu en… 1955 ! Incroyable mais vrai, le moteur de la nouvelle Corvette C6 reprend l’esprit et l’architecture générale inaugurés il y a plus d’un demi-siècle. Evidemment, il a bien évolué depuis, ne serait-ce que dans le choix des matériaux puisqu’il est aujourd’hui composé en grande partie d’aluminium. Outre les changements 'invisibles' pour le conducteur, comme le décalage des culbuteurs, cette nouvelle version du V8 historique passe de 6 à 6,2 litres de cylindrée grâce à un diamètre d’alésage plus important.
1,84 mètre de large
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| Un arrière caractéristique avec ses deux doubles sorties d'échappement |
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De l’extérieur, la Corvette conserve l’allure générale de son aînée : capot très large qui se relève sur les bords pour faire ressortir les phares, museau fin et arrière plus trapu, lunette arrière qui commence au-dessus de la tête du pilote et plonge vers le bout de la voiture comme un fuselage d’avion. Le signe qui ne trompe pas, c’est la cassure nette du profil juste après les roues arrière qui offre à la Corvette, vue de dos, cette face verticale dans laquelle viennent s’incruster les quatre phares ronds et les drapeaux en V, le logo de la marque. Les roues de 18 pouces à l’avant et 19 pouces font transparaître clairement l’aspect ultra-sportif de la voiture.
Avec une longueur de 4,45 mètres et une largeur de 1,84 mètre, la nouvelle C6 se veut plus courte et plus étroite que les versions précédentes. Il n’empêche que, pour les petites routes françaises, elle n’en reste pas moins très imposante !
C’est bien sûr une deux places mais le coffre n’est pas du tout ridicule avec ses 634 litres disponibles pour le coupé.
Coupé ou Cabriolet
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| Une planche de bord sportive et cossue à la fois |
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La C6 se décline en trois modèles : le coupé, le cabriolet et la Z06 'compétition'. Le coupé possède un panneau de toit amovible peint dans la couleur de la carrosserie ou un panneau translucide en verre teinté ou encore un 'double toit' disponible en option. Le cabriolet quant à lui bénéficie d’une capote souple commandée électriquement qui se manœuvre en 18 secondes. On sent bien que la Corvette était conçue dès ses origines pour être une voiture ouverte car, quel que soit le modèle, la ligne semble inchangée, mêlant finesse et virilité.
La Z06 se base sur la C6.R qui dispute des Grand Prix dans les championnats GT autour du monde. Par rapport aux deux premières, qui sont pourtant déjà des bolides, elle est quasiment une voiture à part.
La Corvette est proposée en plusieurs couleurs : le rouge, le blanc et le jaune, voyants et sportifs ; le bleu et le noir, plus sobres mais aussi élégants.
Un ATH appréciable
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| Le circuit est le meilleur endroit pour profiter des 437 chevaux |
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De l’intérieur ou de l’extérieur, les portes s’ouvrent par pression sur un bouton, un peu déroutant au premier abord quand on cherche vainement la poignée. Le poste de conduite, sans être dépouillé, ne se perd pas en fioritures et en accessoires de luxe. Le panneau central contient le GPS et les boutons pour la climatisation. Autour du tableau de bord et sur les portières, il y a le nécessaire, c’est-à-dire des séries de boutons noirs sagement alignés. On se sent en fait plutôt dans un cockpit et il est effectivement préférable de limiter les distractions quand on est au volant d’une Corvette.
Derrière le volant à trois branches, on apprécie les six cadrans du tableau de bord, cerclés de gris, les deux grands au centre indiquant vitesse et régime tandis que les quatre autres, plus petits, sont répartis symétriquement de chaque côté pour les informations complémentaires. Mais la préférence va de toute façon à l’Affichage Tête Haute (ATH) dont les indications s’affichent sur le pare-brise avec une impression de profondeur qui permet de ne pas fatiguer l’œil du conducteur. Ce détail est un atout majeur qui ajoute un aspect sécurisant. Il n’est plus question de quitter la route des yeux pour vérifier sa vitesse et ainsi devenir dangereux quand on croise un radar.
Une boîte manuelle efficace
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| La Corvette est très large, surtout sur la route |
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Une fois sur la route, on comprend immédiatement que la Corvette est une voiture américaine taillée pour les routes américaines. Sur les petites voies sinueuses ou même en ville, la C6 semble démesurée, beaucoup trop large. Avec une position de conduite évidemment basse et allongée, le conducteur a besoin de connaître les dimensions de sa machine car la visibilité est relativement limitée. Il se sent d’autant plus bridé que la Corvette ne demande qu’à profiter de toute la largeur de la route pour développer les 437 chevaux de son V8 rugissant.
La Corvette est proposée avec deux types de transmissions. La boîte manuelle 6 rapports dispose désormais de synchros plus fins qui facilitent les passages de vitesses, ce qui demande moitié moins d’effort au conducteur. D’autre part, les engrenages sont plus larges et l’ensemble de la transmission plus robuste pour permettre diverses améliorations par le propriétaire sans diminuer la fiabilité.
Des palettes mal placées
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| Le cockpit accueille parfaitement le conducteur |
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La boîte automatique se distingue par deux modes opposés : 'Drive' pour le confort, avec des points de passage de vitesses préétablis et 'Sport' pour le plaisir, avec un logiciel embarqué qui 'reconnaît' une conduite sportive et modifie la configuration des changements de rapports pour des passages plus fermes. Les palettes fixes sur le volant représentent le plus gros inconvénient de cette boîte. En virage, selon la position des mains, on a du mal à retrouver les palettes et on se déconcentre facilement. De plus, le système lui-même est déroutant si on n’y est pas habitué.
Il faut appuyer avec le pouce pour monter une vitesse et tirer sur la palette avec l’index ou le majeur pour tomber un rapport. Les deux palettes, de chaque côté du volant, ont donc les mêmes fonctions et permettent, aux droitiers comme aux gauchers, de passer les vitesses d’une seule main. Il faudra néanmoins les positionner très précisément à 10h 10 sur le volant pour que le pouce puisse atteindre la commande. Avec seulement 55 minutes d’avance sur la pendule, il sera plus difficile d’appuyer correctement sur le bouton sans bouger la main.
Taillée pour la course
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| Un profil très pur, très lisse |
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Les passages de rapports restent tout de même brusques, même en mode 'Drive'. La propulsion, avec ses 437 chevaux et ses 586 Nm de couple, demande une certaine maîtrise et il faut rester extrêmement prudent lors des premiers tours de roues. La Corvette n’aspire qu’à être domptée mais il faut absolument apprendre à la connaître pour se faire plaisir en toute sécurité. Heureusement, le châssis efficace et l’ESP très réactif casseront immédiatement les envies naturelles de survirages de la Corvette.
L’accélération est à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre avec un 0 à 100 km/h en 4''5 qui colle le conducteur au siège, avec un grand sourire.
Mais la Corvette C6 ne peut déployer son potentiel que sur circuit. C’est véritablement le seul endroit où on peut réveiller sa vraie nature de sportive sans prendre de risque. Avec une boîte manuelle pour augmenter les sensations et corser un peu le challenge, on peut enfin accélérer fort et freiner tard sans scrupule.
512 chevaux pour la Z06
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| Au volant de la Corvette C6, le paysage défile très vite |
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La vitesse maximale de 306 km/h reste encore difficile à atteindre mais on peut se contenter agréablement d’un 250 en 4ème, sans même être dans le rouge. L’ESP devient alors un gadget superflu qui se révèle castrateur dès que la voiture part en glisse, en coupant la puissance quand on voudrait la rééquilibrer avec un filet de gaz. Ce n’est qu’après avoir débranché l’ESP que l’âme originelle de la Corvette se montre et que le conducteur peut piloter.
De son côté, la Z06, avec son moteur 7 litres de 512 chevaux, atteint les 320 km/h et avale le 0 à 100 en 3''9. Il ne faudra donc jamais espérer tomber en dessous des 10 litres au cent en consommation… Est-ce bien raisonnable, surtout si on ne peut faire que de la route ?
La C6 Coupé sera proposée à 65.800 € et la Cabriolet à 76.550 €.
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J'ai aimé
- les Affichages Tête Haute
- la position de conduite très compétition
- le look
- la boîte manuelle très précise et très souple
- la capacité du coffre
Je n'ai pas aimé
- les palettes fixes de la boîte automatique
- le comportement parfois brusque
- la largeur de la voiture
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