 |
|
| Les stations GPL sont de plus en plus nombreuses |
|
|
Rennes – Chevrolet, le nom sonne comme une voiture américaine, signe de réussite et de grandeur d'autrefois. Mais Chevrolet, depuis sa création de l'autre côté de l'Atlantique, symbolise la marque du peuple avec une gamme plutôt bon marché mais aussi de bonne qualité. Aussi, depuis que General Motors a pris le contrôle du Coréen Daewoo et de sa gamme européanisée rebadgée Chevrolet, il a pris pied sur le Vieux continent en conservant cette image. Cependant, les modèles ont évolué et les nouveaux produits montrent un langage plus universel, à l'exemple de la Spark commercialisée fin 2009 et développée par une équipe internationale d’ingénieurs et de designers.
Avec 3,64 m de longueur, un visage avenant et une allure ramassée, celle-ci montre une vocation typiquement urbaine tout en disposant de 5 portes et de 5 places. Certes les 3 passagers à l'arrière seront un peu serrés selon leurs gabarits, mais pour de petits parcours, cela reste acceptable. Son coffre est à la mesure de sa taille et présente un volume de 170 litres extensible jusqu'à 568 litres en rabattant en 1/3-2/3 la banquette. La roue de secours est remplacée par une bombe anti-crevaison.
65 ou 79 ch avec des boîtes mécaniques à 5 rapports
 |
|
| D'abord, il faut visser l'embout sur l'arrivée du réservoir GPL |
|
|
Sous son capot, la Spark était apparue avec deux moteurs essence 4 cylindres de 1 litre et 1,2 litre développant respectivement 68 et 81 ch et associés à des boîtes mécaniques à 5 rapports, mais aucun diesel, une mécanique largement prisée en Europe, surtout en France, même sur les petites berline, à cause de son rendement énergétique favorable financièrement. Mais un moteur diesel coûte cher en frais d'études et de fabrication, d'où un prix supplémentaire conséquent lors de sa commercialisation. C'est pourquoi, Chevrolet a choisi la voie du GPL comme alternative pour offrir à ses clients une solution économique d'utilisation de son véhicule. Ainsi, la Spark apparaît désormais en version GPLi, pouvant rouler indifféremment à l’essence ou au GPL, carburant plus propre et surtout fiscalement particulièrement avantageux. Bien que les moteurs perdent entre 3 et 4 % de leurs puissances, avouant respectivement 65 et 79 ch, les accélérations demeurent quasiment identiques comme les vitesses de pointe, 154 et 164 km/h, mais les émissions de CO2 tombent à 110 et 113 g/km au lieu de 119 g/km.
Ça gaze sur 300 km
 |
|
| Ensuite, il faut emboîter le tuyau sur l'embout |
|
|
En revanche, la consommation moyenne est en forte hausse, de 30 % à peu près, puisque le constructeur annonce 6,8 litres et 7 litres de GPL contre 5,1 litres d'essence avec les deux motorisations proposées. Cela efface une grande partie de l'économie faite à la pompe, le GPL étant environ 45% moins cher que le sans plomb 95 et 35% moins cher que le gazole. Mais il y a tout de même la satisfaction morale de polluer moins et l'avantage de compter sur une autonomie de l'ordre de 900 km.
En effet, les Spark GPLi disposent de 2 réservoirs de carburant, l’un de 31 litres d'essence (35 litres pour les versions uniquement essence) et l’autre de 25 litres de GPL situé sous le plancher du coffre. Autrement dit, l'autonomie en GPL est à peine supérieure à 300 km.
Dans les stations qui se font de plus en plus nombreuses à distribuer du GPL, le plein se fait grâce à la mise en place d’un système de pistolet simple et sécurisé s’emboîtant dans un orifice spécifique qui se visse sur une arrivée placée dans la trappe à essence. Une fois enclenché, il suffit de relâcher le pistolet et d'appuyer sur un bouton placé sur la pompe. Le réservoir plein, l'arrêt est automatique. Rien de compliqué donc et aucune protection particulière à prévoir, mais en déboîtant le pistolet, un petit nuage de GPL sous pression rafraîchit les mains.
Tout en douceur... trop même
 |
|
| Enfin, pas besoin d'être intelligent pour appuyer sur un bouton |
|
|
Au volant de la Spark GPLi, pas de vraie surprise, puisque rien ne change vraiment et surtout pas le bruit toujours moins pénible que celui d'un diesel, et la voiture demeure aussi douce à conduire. En effet, contrairement à un moteur diesel plus lourd qu'un moteur essence et qui pénalise le train avant, la solution GPL n'engendre pas cet inconvénient. En revanche, le train arrière supporte le poids du réservoir supplémentaire, mais sans conséquence sur l'équilibre de la voiture et encore moins sur la direction.
La suspension, composée de jambes McPherson à l’avant et un essieu de torsion à l’arrière, contribue à une tenue de route sans problème, d'autant que les 65 chevaux de la Spark 1.0, proposée à l'essai, exploités par des rapports longs n'incitent pas à une conduite sportive. La 1.2 moins mollassonne est certainement préférable... surtout dans l'éventualité de 5 personnes à bord.
Le tableau de bord original associé à la direction réglable en hauteur est parfaitement lisible, ce qui n'est pas le cas du boîtier de diodes servant de jauge GPL placé à gauche sur la planche de bord. A son côté le commutateur inverseur GPL-essence.
Des tarifs attrayants
 |
|
| Un tableau de bord simple mais fonctionnel |
|
|
Les tarifs de la Spark, quelle que soit sa motorisation essence ou GPL, s'échelonnent de 8.690 € à 13.890 € en fonction des différents niveaux de finition et d'équipements, sans tenir compte des différentes primes et bonus écologiques. En rappelant que le coût de l'installation faite en usine revient à 1.900 €, couvert par la prime gouvernementale de 2.000 €. Pourvu que cela dure.
Évidemment, le modèle de base ne prévoit pas de colonne de direction réglable, ni de système audio et encore moins de commandes au volant et de climatisation. En revanche, le siège conducteur est réglable en hauteur et les airbags sont en nombre. Quant au contrôle électronique de trajectoire (ESC), il est toujours en option à 300 € sur les versions essence, mais non programmé sur les versions GPLi pour cause de non compatibilité avec le système électronique revu à cause de la bi-carburation. Dommage pour la sécurité.
Enfin, la Spark, comme toutes les Chevrolet bénéficie d'une garantie de 3 ans ou 100.000 km.
J'ai aimé
- L'allure sympa
- Le prix
- L'habitabilité
- Le prix du litre de GPL
- Le comportement routier
Je n'ai pas aimé
- L'autonomie en GPL
- La jauge GPL peu lisible
- Les rapports longs
- Pas de roue de secours
- Pas d'option ESC
|