Citroën, c'était un style novateur et une technologie
de pointe. La C5 marque le pas avec une personnalité mal définie.
Philippe Lacroix le 8 juin 2001
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La Traction Avant, la DS 19, la
CX, autant de voitures au double chevron qui ont marqué leur époque. La
XM ne manquait pas d'originalité, mais arrivée bien tard, elle avait vieilli
très vite et la fiabilité n'était pas son point fort. Aujourd'hui, naît
la C5, destinée à remplacer la Xantia, mais avec ses 4,62 m, on peut penser
qu'elle accrochera autant la clientèle de la XM par une habitabilité presque
comparable. En tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'elle n'accroche pas
les regards, et sa ligne, due paraît-il au bureau de style de Citroën, apparaît
d'une banalité navrante. Y a-t-il seulement encore un style Citroën ? Le
sigle maximisé sur la calandre devient, c'est sûr, indispensable. On a beau
faire le tour du véhicule, il n'y a rien d'emballant ; d'où la boutade qui
lui colle déjà à la peau : " Cacher C5 que je ne saurais voir ".
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Beauté intérieure
Et vivre caché n'est pas la meilleure option commerciale. Heureusement,
les vendeurs Citroën sont habitués aux missions impossibles, comme ce fut
le cas de la Visa, et plus récemment de la Saxo, le pâle clone de la Peugeot
106, sa cousine. Pour autant, la C5 se montre accueillante et bourrée de
qualités. Si l'on veut bien passer outre une esthétique esquissée avec un
crayon mal taillé, on appréciera l'habitacle vaste et douillet, doté d'un
tableau de bord bien structuré et à la sobriété bienvenue. De ce côté là,
on ne peut que féliciter les concepteurs d'avoir mis au rancart les commandes
satellites et les formes tarabiscotées. Les sièges, profonds et confortables,
maintiennent parfaitement les passagers, et le conducteur dispose quant
à lui de multiples réglages pour obtenir la meilleure position au volant.
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Toujours à la hauteur
Sur le plan technologique, les ingénieurs ne sont pas restés inactifs. Rien
de révolutionnaire cependant, mais la suspension hydractive, une exclusivité
de la marque, évolue encore pour devenir très intelligente et marquer son
avantage en matière de liaison au sol. Elle permet une " auto-adaptivité
" de la hauteur du véhicule en fonction de l'état et du profil de la route,
de la vitesse et du style de conduite. Ainsi, par exemple, quand la C5 dépasse
110 km/h, sa hauteur diminue de 15 mm à l'avant et de 11 mm à l'arrière
apportant une meilleure stabilité grâce à l'abaissement du centre de gravité
et une consommation inférieure du fait d'un Cx plus faible. Sous son capot,
la C5 offre un choix de cinq motorisations, dont trois inédites qui sont
un 2 litres HPi de 143 ch., un 3 litres V6 de 210 ch. et un 2,2 litres HDi
(turbodiesel) de 136 ch. doté d'un filtre à particules. A ceux-ci s'ajoutent
les 2 litres 16 V de 136 ch. et 2 litres HDi de 110 ch. bien connus afin
de permettre des prix concurrentiels d'entrée de gamme. La boîte de vitesses
est à 5 rapports, mais une boîte automatique auto-adaptative, dotée également
d'une commande séquentielle, est proposée sur certains modèles.
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Captivante Au niveau de l'équipement, Citroën ne s'est pas montré avare avec
sa C5 V6 et le conducteur appréciera une foule d'astuces qui rendent la
vie agréable, comme toute une série de capteurs, de pluie activant automatiquement
les essuie-glaces, de luminosité pour allumer les phares, de détection
de sous-gonflage des pneus ou encore facilitant les manœuvres de stationnement
grâce à un bip sonore à l'approche d'un obstacle. A noter aussi un écran
multifonction au centre de la planche de bord, affichant les informations
de la radio et de l'ordinateur, et servant éventuellement au système de
navigation. Dans ces conditions, la prestation de la C5 sur la route est
remarquable, notamment celle disposant du V6, et il est difficile de la
prendre en défaut. Freinage efficace, direction précise bien que l'assistance
variable soit parfois déroutante, tenue de route sans faille et confort
de haut niveau même si quelques réactions sèches se fassent encore sentir
quand la route se dégrade. A noter qu'elle semble gourmande en carburant,
et il vaut mieux ne pas trop focaliser son regard sur l'ordinateur de
bord qui affiche des chiffres incitant le respect des limitations de vitesse.
Toutefois, essayer la C5, c'est presque l'adopter, mais encore une fois
son aspect extérieur n'en donne pas l'envie. Dommage.
J'ai aimé
Je n'ai pas
aimé
L'espace
intérieur Le
comportement routier L'équipement
complet
Un
style sans forme Une
certaine paresse du V6 La
consommation excessive