L'Incroyable Collection

La vitesse a toujours fasciné l’homme. Qu’il soit à pied, à cheval ou en voiture ! Dès la naissance de l’automobile, l’homme n’a eu de cesse de rouler le plus vite possible. L’automobile balbutiait encore qu’un journal décidait déjà d’organiser un concours de vitesse. En 1898, Loysel était déjà chronométré à plus de 57 km/h à Achères avec son Amédée Bollet. Quelques jours plus tard, le record grimpait à 63,154 km/h avec Janteaud.
Le 17 janvier 1899, à son tour, le Belge Camille Jenatzy surnommé le Diable Rouge à cause de la couleur flamboyante de ses cheveux et son collier de barbe, pulvérisait ce record avec 66,464 km/h ! Il était battu deux mois plus tard par Janteaud à 92,307 km/h.
Jenatzy ne s’avoua pas vaincu. Cet ingénieur plancha sur une voiture révolutionnaire en forme de torpille pour mieux fendre l’air qui innovait aussi avec son train roulant sur pneus Michelin à chambre à air. Son fin fuselage en alliage léger cachait un moteur électrique révolutionnaire qui développait une puissance beaucoup plus élevée que celle de la concurrence. 50 kW !
Le 31 mars 1899, Jenatzy s’élançait sur la route d’Achères, théâtre officiel des premiers records de vitesse. S’il battait le précédent record, il n’atteignait pas comme il l’avait promis le fameux mur des 100 km/h. Déçu, il promettait de récidiver. Le 29 avril, cette fois, il réussissait à pénétrer l’air à la moyenne stupéfiante de plus de 105 km/h. Un fabuleux record !
Son nom c'était « jamais contente » car il parait qu'elle tenait fort mal la route. Mais, je n'étais pas né.
Il faudra attendre trois ans pour qu’il soit battu par une voiture à vapeur Serpollet. Jenatzy restera dans l’histoire comme le premier homme à avoir roulé à plus de 100 km/h. Il abandonnera la chasse aux records pour intégrer en tant que pilote l’écurie officielle Mercedes. En 1913, c’est peu après avoir arrêté la compétition qu’il disparaîtra dans un accident de chasse à 45 ans.
Elle est exposée par le Musée National de Compiègne. A voir dans le Hall 8.
