Les « Taxis du Monde » au Mondial de l’Automobile
Le fameux taxis anglais à la silhouette originale et datée fait partie du paysage de Londres comme les gondoles de Venise et les pousse-pousse de Calcutta. Il faut dire que la firme Carbodies le fabrique depuis 60 ans ! Rebaptisée LTI (London Taxi International) cette vieille firme de Coventry qui a vu le jour à la fin de la première guerre mondiale, convertissait déjà des berlines en cabriolet et sous traitait des pièces de carrosserie avant de sa lancer dans la fabrication de taxis en 1948.
Elle en fabrique autour de 2.000 à 3.000 par an sur un total qui a dépassé largement les 100.000. Le premier baptisé FX3 l’était à partir d’une Austin de l’époque rhabillée avec une carrosserie spécifique cubique offrant un bon volume intérieur à 6 personnes, un accès facilité par des portes ouvrant à 90 degrés. Il était animé par un moteur essence Austin qui en 1959 laissa la place à un Perkins-Austin diesel.
En 1958 apparaissait le fameux FX4. C’est l’archétype du taxi anglais car il a été construit sans changement esthétique pendant 39 ans à 75.000 exemplaires. Vous le découvrirez Hall 8 avec une quarantaine d’autres lors de ce Mondial. Sa calandre verticale, ses ailes joufflues semi intégrées, son pavillon trop haut au pare-brise plat sont d’un autre temps. Il a été animé par sept moteurs différents selon les années, Perkins mais aussi Ford et également Rover via le VM italien. Outre son rayon de braquage sensationnel, beaucoup ont été livrés en boite automatique.
S’il n’est pas beau extérieurement, il est inusable et aussi sacrément pratique. Tous ceux qui pratiquent le taxi dans le monde sont unanimes à déclarer que c’est le Cab anglais le plus commode et surtout le plus facile à vivre avec son accès à bord facilité, ses grandes surfaces vitrées idéales pour découvrir une ville, le confort de sa banquette et son intimité avec le chauffeur. En 1997 est apparue la nouvelle version TX1 dont la silhouette générale reprend les formes du FX 4 mais en plus modernes avec des boucliers qui protègent l’éternelle calandre verticale qui en prenant du volume cache un Nissan 2,7 litres.
Contrairement à une solide légende, les taxis londoniens n’ont pas l’obligation d’être noirs comme les taxis new-yorkais l’ont d’être de couleur jaune. C’est simplement parce que les premiers FX3 de 1948 ont été livrés en noir car en cette période de restriction, c’était la peinture la plus facile à trouver. Westminster apparaît à l’horizon. Vous le découvrirez mieux lorsque le bus rouge à étage aura libéré votre vue. Bon week-end à Londres !
