Les « Taxis du Monde » au Mondial de l’Automobile
Cette société devait son nom aux immatriculations spécifiques des premiers taxis de l’entreprise crée en 1902 sous le nom de Compagnie Française des Automobiles de Place. En 1933, Renault lança son modèle KZ11 dédié spécialement aux chauffeurs de taxi sous le nom de G7. Il devint très populaire auprès des chauffeurs qui le préférèrent rapidement à la C4 Citroën lancée deux ans plus tôt. C’est pourquoi d’autres compagnies comme la G2 et G3 l’adoptèrent également. Cette Renault était appréciée par ses qualités de silence et de confort de sa suspension et la souplesse proverbiale de son gros 4 cylindres à soupapes latérales utilisé toujours en troisième. Sous le nom de 85, ce gros 2,2 litres délivrant 35 ch sur la KZ11 (95 km/h) continua sa longue vie jusqu’aux débuts des années 50 sous la capot de la grosse Prairie Colorale proposée aux taxis. Mais sans grand succès cette fois !
La version taxi G7 construite à 2.400 exemplaires était bâtie sur une base de K9 plus connue sous le nom de Vivaquatre en version châssis court de 2,89 m, l’équivalente de la Laguna 2008. Son vaste habitacle qui s’ouvrait sur de larges portes, favorisait l’accessibilité à la banquette arrière assez spacieuse tout en dégageant beaucoup de volume aux passagers. Ce malgré une longueur de 4,30 m seulement lui procurant une bonne agilité dans les rues parisiennes déjà bien encombrées.
Il offrait aussi aux passagers arrière un toit ouvrant en toile très apprécié l’été et une séparation vitrée optionnelle avec le chauffeur assurant sa sécurité car les agressions étaient fréquentes à l’époque. La KZ11 G7, comme ses concurrentes, se singularisait aussi par sa porte avant droite découpée à coin rabattable qu’on pouvait replier à 180 degrés vers l’avant autorisant une conduite la porte ouverte sécurisée par une chaînette. Tout en améliorant la ventilation de l’habitacle, cette utilisation permettait aussi le chargement d’une grosse valise qui pouvait dépasser de l’habitacle ainsi qu’un siège de secours rabattable.
La KZ 11 fut autant aimée par les passagers qui louaient le confort de sa banquette que le volume accordée à leurs jambes que les chauffeurs de taxis qui louaient autant sa praticité, son agrément de conduite que sa légendaire robustesse. Actrices de l’image familière de Paris d’antan popularisé avec tendresse par les images en noir et blanc de Doisneau, beaucoup ont roulé jusqu’à la fin des années 50 accumulant des kilométrages impressionnants qui ont souvent dépassé le million de kilomètres !
