Le musée d'Indianapolis

Lors de la première édition des 500 Miles d’Indianapolis en 1911, le départ devait être un départ arrêté. Carl Fisher, propriétaire du circuit, trouva cela trop dangereux et modifia la procédure. Il monta dans sa voiture personnelle, une Stoddard Dayton, et se plaça devant le peloton. Il démarra à vitesse réduite pour lancer les concurrents, inventant le départ lancé derrière un « pace-car » (littéralement « voiture de tête »). Cette façon de procéder en course est désormais généralisée aux Etats-Unis.

Ray Harroun fut le premier vainqueur de l’Indy 500, en 1911. A cette époque, il y avait habituellement deux personnes par voiture : un pilote et un mécanicien. Ce dernier, outre ses compétences utiles pour réparer le véhicule, apportait éventuellement son aide au pilote en le guidant sur la piste. Lorsque Harroun proposa une voiture avec une seule place, les autres concurrents se plaignirent en prétextant qu’avec une paire d’yeux en moins à bord, la n° 32 était dangereuse.

Ray Harroun installa alors un miroir au-dessus du volant. Ce fut la première utilisation connue du rétroviseur. L’irrégularité de la piste et les vibrations firent qu’il ne tint pas longtemps en place et devint vite inutile. Mais l’ironie voulut que Harroun remporte tout de même l’épreuve.

La Cooper-Climax de Jim Clark

Seules trois Mercedes comme celle-ci furent construites. La première, qui remporta les 500 Miles, eut un accident. La seconde, gardée dans le musée Mercedes, fut détruite dans un incendie. Cette voiture est sans doute la plus chère du Hall of Fame Museum. Elle a été donnée par Mercedes à Anton Hulman.

Le musée regorge de pièces d’exception qui n’ont pas forcément de lien direct avec l’Indy 500 mais qui contribuent à sa richesse. Ici, une Bollée, voiture française de 1897.

Les motos couraient dès 1909, avant même les voitures. Celle-ci est une Indian de 1918.

Une Harley-Davidson de 1923

A Indianapolis, on attend avec impatience la venue des Moto GP en 2008. La moto de Nicky Hayden est en exposition pendant qu’à l’extérieur on s’active pour préparer le tracé.

Un engin bien étrange qui n’a pas couru à Indianapolis. Cette Harley-Davidson Streamliner pilotée par Calvin Rayborn détenait le record de vitesse sur terre avec 265,492 mph, soit 427,177 km/h.

En 100 ans, la sécurité a elle aussi bien évolué. Le « casque » en cuir a laissé place à une coque beaucoup plus résistante avant de se transformer en un casque intégral avec visière tel que nous le connaissons aujourd’hui.

