Louis Chevrolet

Louis Chevrolet avec l'aviatrice Amélia Earhart qui fut la première femme à traverser l'Atlantique en solitaire, en 1932
En 1920, Gaston est le grand favori de la saison, mais lors d'une course, à Beverly Hills en novembre, il s'accroche avec un autre concurrent et les deux autos défoncent les barrières.
Les deux pilotes sont tués ainsi qu'un mécanicien. Gaston est tout de même déclaré Champion d'Amérique à titre posthume, mais Louis Chevrolet, bouleversé, décide de renoncer à la compétition. Arthur en fait autant un peu plus tard.
En 1921, Louis et Arthur s'associent pour créer à Indianapolis une culasse adaptable à la Ford T, doublant sa puissance. Encore une fois, le succès est immédiat. Préparées et engagées aux 500 Miles d'Indianapolis pendant plusieurs saisons, ces Ford T appelées les Fronty-Ford enregistrèrent des résultats remarquables malgré leur faible cylindrée, à la grande satisfaction d'Henry Ford.

Le journaliste Pierre Barras a consacré un livre à l'aventure de Louis Chevrolet, superbement illustré
Ensuite, l'aviation offrant de belles perspectives, les deux frères se lancent en 1926 dans la construction de prototypes de moteurs d'avion, légers à quatre et six cylindres avec refroidissement par air. Ils s'appelleront Chevrolair. Malheureusement, Louis et Arthur se fachent, ce dernier revendiquant la paternité des moteurs, et chacun monte sa propre firme, victimes toutes deux de la crise de 1930.
Les années sombres commencent pour Louis, et en 1934, il est victime d'une crise d'apoplexie. Cinq autres attaques suivront jusqu'à sa mort le 6 juin 1941. La nouvelle fera la Une des journaux.
Mais en 1934, il aura aussi à supporter la mort de son fils Charles qui n'avait pas encore vingt-huit ans, emporté par une crise d'urémie, et un incendie qui détruisit toutes ses archives.
Sa femme Suzanne lui survivra vingt-cinq ans et décèdera en octobre 1966 à Détroit. Elle aura été l'une des premières femmes à conduire une automobile. A partir du moment où Louis tomba malada, c'est elle qui pris le volant de la Chevrolet.
Elle rapporta que son époux était un homme profondément attaché à sa famille, un père attentif, un compagnon fidèle dans les mauvais comme les bons moments. Louis Chevrolet ne défraya jamais la rubrique « people » des magazines.

