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Historique : Quoi de huit ?

Quoi de huit ?..en 1968 (2/5)

Par Patrice VERGES le 29 septembre 2008

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Continuons notre balade à travers le temps et les chiffres 8 des salons de l’auto du passé. Nous voici Porte de Versailles où des structures plus vastes accueillent depuis sept ans déjà la 55ème édition de cette fête de l’automobile. On remarque une surface accrue dédiée aux voitures étrangères dont les ventes grimpent de jour en jours. L’arrivée des voitures japonaises fait peur aux constructeurs français….

Quoi de huit ?..en 1958

La Peugeot 504 offrait une silhouette moderne très lumineuse se distinguant par ses phares à la « Sophia Loren »

Pourtant après un départ en fanfare, les ventes de la Honda S800 se sont écroulées. Les Toyota, Datsun et Mazda désormais vendues en France ont du mal à séduire une clientèle effrayée par le prix des pièces détachées lié à un réseau fantomatique et une fiabilité pas encore prouvée.

Deux grandes nouveautés chez les Français notamment Peugeot, où la 504 est très attendue. Sur un vaste plateau tournant, elle fait admirer ses dessous où l’on découvre sa très belle suspension à 4 roues indépendantes qui lui offre une tenue de route et un confort exceptionnel il y a 40 ans. Bien que le constructeur au lion s’en défende, on sait bien qu’elle succédera à la 404 auprès de la fidèle clientèle. C’est encore le temps où les clients étaient attachés à un constructeur automobile. Il y avait encore les « Citroënistes » qui en ne jurant que sur la DS s’opposaient souvent aux « Peugeotistes ».

Cette vaste berline animée par un 1.800 cm3 de 10 cv fiscaux a tout pour les séduire. Une silhouette sobre mais lumineuse qui innove par ses phares trapézoïdaux qui lui donnent le regard sucré de Sophia Loren. Sérieuse, un peu trop même, bien construite, rapide (160 km/h) en version injection qui reste une spécificité du constructeur au lion, la 504 rencontrera un gros succès autant en berline qu’en break qu’en coupé-cabriolet dessiné par Pininfarina lancé l’année suivante.

Une R4 endimanchée
Quoi de huit ?..en 1958

Véritables petite Chevrolet Corvette en réduction, l’Opel GT proposée à un tarif compétitif faisait rêver les foules

Sur le stand de la Régie Renault, la nouveauté s’appelle R6 qui concurrence directement la Citroën Dyane lancée au salon précédent. Renault n’a pas peur d’annoncer que c’est une R16 en réduction alors qu’il s’agit en fait d’une base de R4 rhabillée d’une façon plus élégante avec une présentation intérieure plus cossue propulsée par le 850 cm3 de la populaire Dauphine qui a quitté notre vallée des larmes cette année. Elle est chargée de séduire les 1,5 millions de clients de R4 qui ont envie de passer à un modèle plus ambitieux. Si Peugeot gagnera son pari avec la 504 qui séduira les possesseurs de 404, Renault le perdra avec la R6 qui aura du mal à s’imposer. Moins de monde sur le stand Citroën où il y a peu de nouveautés. Seule la Méhari lancée quelques mois plus tôt attire des regards étonnés. Ce véhicule de loisir construit sur la base de la 2 CV qui innove par sa carrosserie en plastique souple en ABS insensible aux petits chocs, sera pourtant produit pendant près de 20 ans.

Deux grandes nouveautés chez les Français notamment Peugeot, où la 504 est très attendue. Sur un vaste plateau tournant, elle fait admirer ses dessous où l’on découvre sa très belle suspension à 4 roues indépendantes qui lui offre une tenue de route et un confort exceptionnel il y a 40 ans. Bien que le constructeur au lion s’en défende, on sait bien qu’elle succédera à la 404 auprès de la fidèle clientèle. C’est encore le temps où les clients étaient attachés à un constructeur automobile. Il y avait encore les « Citroënistes » qui en ne jurant que sur la DS s’opposaient souvent aux « Peugeotistes ».

Sur le vaste stand GM, la foule se presse autour de l’Opel GT. Cette Corvette en réduction animée par un moteur d’Opel Rekord 1,9 l de 102 ch SAE arbore des lignes spectaculaires avec ses phares occultables qui jaillissent des ailes galbées dans un superbe effet qui ravit les enfants. Vendu pour 180 km/h, son point fort est son prix canon de 16.000 francs seulement, soit sensiblement celui de la nouvelle Peugeot 504 à injection. C’était hier, c’était il y a 40 ans.

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