Goodyear innove, recherche et teste continuellement des matériaux de remplacement à l’impact inférieur sur l’environnement et la santé, sans compromettre la qualité des produits.
Produire et recycler des pneumatiques en préservant l’environnement est une bonne chose. Produire et recycler des pneumatiques eux-mêmes gages d’économie en carburant et de faibles rejets en CO2 lors de leur utilisation est un objectif bien supérieur. Ainsi, Goodyear collabore avec les constructeurs automobiles, de poids lourd et de matériels agricoles et participe à la commercialisation des véhicules qui répondent aux normes fixées par les autorités européennes en matière d’émissions de CO2.
Les dérivés pétroliers tels que les produits chimiques, le noir de carbone sont largement utilisés dans l’industrie du pneumatique. Mais le pétrole est une ressource limitée, et la forte hausse de son prix en 2008 a accéléré les recherches de solutions alternatives.
Aujourd’hui, les recherches du groupe vont dans ce sens et s’appliquent à toutes les gammes de pneumatiques Goodyear… Tour d’horizon des innovations…
La technologie BioTRED
Les ingénieurs de Goodyear travaillent depuis de nombreuses années sur la recherche de nouveaux matériaux dits renouvelables entrant dans la composition des mélanges de gomme pour remplacer les dérivés du pétrole. Citons par exemple l’amidon de maïs (dans une variété impropre à la consommation humaine et animale) qui est entré dans la composition des mélanges de gommes Goodyear dès 2001 – c’était le programme BioTRED.
La technologie BioTRED, a été utilisée pour la première fois dans le mélange de gomme de pneus agricoles Goodyear et l’année suivante du Goodyear GT3 pour voitures particulières. BioTRED permet de remplacer en partie le noir de carbone et la silice par une nouvelle charge de renforcement à base d’amidon de maïs qui présentait des avantages importants en termes de respect de l’environnement : résistance au roulement plus faible (donc une diminution de la consommation de carburant et des émissions de CO2) et une réduction du bruit. De plus, BioTRED permettait de diminuer les émissions de CO2, lors du processus de fabrication du
pneu. L’amidon qui entre dans la composition du BioTRED est extrait du maïs par un procédé similaire à celui utilisé dans l’industrie alimentaire. Ensuite, il est transformé pour obtenir des micro-particules d’amidon. L’étape suivante consiste à transformer par un traitement spécial ces micro-particules en une charge biopolymérique. Le produit fini a des propriétés physiques très différentes de celles des charges de renforcement traditionnelles.
BioTred2, un pneu concept agricole
Le Goodyear BioTred2 est un pneumatique prototype agricole radial de la gamme Goodyear Optitrac qui répond aux préoccupations environnementales actuelles.
Dans ce pneu, de l’huile végétale issue de cultures durables est utilisée à la place de dérivés pétroliers dans la composition des mélanges de gomme. L’huile utilisée dans BioTred2 est un dérivé de l’huile de palme. L’avantage de cette huile est sa composition à base d’acides gras saturés et non saturés.
Tous les mélanges de gomme ont été reformulés et les procédés de fabrication ont été modifiés car les performances de BioTred2 doivent être aussi bonnes, voire meilleures que celles d’un pneu agricole conventionnel de la gamme Optitrac.
De plus, tous les mélanges de gomme du pneu BioTred2 respectent la nouvelle réglementation européenne sur l’utilisation de HPA (Huiles Aromatiques Polycycliques) qui prendra effet en janvier 2010.
Le programme environnemental européen LIFE
Depuis 2007, la Commission Européenne soutient Goodyear dans le développement d’un pneu à très faible résistance au roulement en lui accordant une subvention d’un montant de trois millions d’euros. Cette subvention fait partie du programme environnemental européen LIFE lancé en 1992. Le coût total du projet est de plus de 12 millions d’euros. Pour ce projet, Goodyear travaille en étroite collaboration avec deux partenaires : la société de recherche italienne Novamont (nouveau matériau de renforcement « bio ») et le constructeur automobile allemand BMW (interaction entre le pneu et la voiture).
L’un des principaux axes de développement de ce projet est la mise au point d’un nouveau matériau de charge de renforcement « bio » à partir de ressources renouvelables, comme alternative à la charge de renforcement traditionnellement utilisée dans les pneumatiques.
L’autre partie du projet consiste en une analyse approfondie de la structure du pneu, afin de diminuer la perte d’énergie d’un véhicule qui roule.
Le remplacement partiel de la silice et du noir de carbone (aujourd’hui présents dans le mélange de gomme) par la deuxième génération de charge de renforcement « bio » laisse envisager une réduction importante de l’impact des pneumatiques sur le CO2. Le gain total pour 20 % du poids de silice remplacée est de plus de 8,2 g/km par pneu avec 30 % de réduction de résistance au roulement.
Un pneu roulage à plat
En 2008, Goodyear présente sa nouvelle génération de pneumatiques roulage à plat RunOnFlat qui offre de nombreux avantages pour les automobilistes comme pour l’environnement et qui bénéficie des premières innovations liées au programme LIFE. Les pneumatiques Goodyear RunOnFlat permettent aux conducteurs de continuer à rouler après une crevaison même avec un pneu à pression zéro pendant au moins 80 km à 80 km/h maximum. Une autonomie suffisante pour rentrer chez soi ou se rendre chez son garagiste. L’automobiliste n’est plus arrêté dans son
déplacement. Avec les pneus roulage à plat Goodyear RunOnFlat, il n’y a plus besoin ni de roue de secours ni de cric. Ce qui augmente la capacité des coffres à bagages, réduit les coûts et le poids et permet des économies de carburant.
Innovations pour les pneus poids lourd
Les pneus Poids Lourd Goodyear bénéficient de plusieurs technologies qui offrent des avancées techniques et environnementales importantes. Citons notamment un nouveau mélange de gomme à haute teneur en silice, de nouveaux dessins pour la bande de roulement, une nouvelle construction pour la carcasse et de nouvelles dimensions. Ces technologies sont regroupées sous l’appellation Max Technology.
La faible résistance au roulement des pneus régionaux RHS II et RHD II, ainsi que des pneumatiques longue distance Marathon LHS II et LHD II diminue la consommation de carburant. Associée à l’amélioration du kilométrage, elle permet de réduire le coût au kilomètre et participe au respect de l’environnement (réduction des émissions de CO2).
- La technologie Fuel Max est destinée aux pneus longue distance et se distingue par des dessins de bande de roulement et des matériaux spécifiques qui réduisent la consommation de carburant et les émissions, tout en améliorant le kilométrage et les distances de freinage sur sol mouillé.
- La technologie KMax est destinée aux pneus en application régionale et se compose de plusieurs caractéristiques spécifiques. Elles ont été développées pour optimiser le kilométrage des pneumatiques sur une large gamme d’applications et diminuer la consommation de carburant, et donc le coût kilométrique.
- Le concept AirMax augmente le volume d’air dans le pneu sans augmentation du diamètre. Cela présente de nombreux avantages, dont l’augmentation de la capacité de charge, la diminution des coûts d’exploitation et des dommages aux routes.