Skoda explique le B-A BA de la sécurité
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Par Renaud Lacroix le 09 mai 2011
Si ABS et ESP sont presque rentrés dans le langage commun de l'automobile, beaucoup d'autres sigles restent encore obscurs pour la majorité des consommateurs. Durant ses Safety Days, Skoda a proposé d'éclaircir quelques sigles comme ASR, EBV, HHC ou encore XDS.
Morzine ? C'est du côté de Morzine, en Haute-Savoie, que Skoda organisait tout récemment des « safety days » tournés vers les sécurités active et passive de ses véhicules. La marque tchèque du groupe Volkswagen se targue de faire de la sécurité l'un de ses principaux chevaux de bataille. Le Yéti et la Superb, qui comptent respectivement 7 et 9 airbags, enregistrent d'ailleurs cinq étoiles chacun aux crash-tests Euro NCAP. Pour aller de pair avec ces aspects « passifs », tous les constructeurs misent en parallèle sur la sécurité active et son lot de systèmes électroniques. La philosophie demeure toujours la même : plutôt que de limiter les dégâts consécutifs à un accident, mieux vaut encore l'éviter. Voilà pourquoi les catalogues automobiles s'enrichissent à chaque génération de nouveaux sigles ésotériques qui, on nous l'assure, nous permettront de garder le contrôle de notre voiture en toutes circonstances. Pour éclairer notre lanterne dans les ténèbres de l'électronique embarquée, Skoda nous a donc fait faire un tour d'horizon des systèmes présents sur sa gamme.
L'ABS est probablement le plus connu. Originellement baptisé Antiblockiersystem, la langue française l'a adapté en Anti-Blocage de Sécurité. Lors d'un coup de frein puissant, s'il détecte qu'une roue se bloque, il relâche la pression du circuit de freinage. Cela permet de garder de l'adhérence en condition d'urgence et ultimement de réduire la distance de freinage. Il est obligatoire pour l'homologation de tout véhicule en Europe depuis 2004.
L'ESP ou Electronic Stability Program est un autre exemple célèbre de sécurité active. Issu de l'aéronautique, il permet d'améliorer le contrôle de trajectoire. Ce que l'on sait moins en revanche, c'est qu'il s'agit d'une appellation qui regroupe sept fonctions distinctes ! Il entre en action dans tous les cas de figures où la voiture n'a plus un comportement « normal ». Pour cela, il prend en compte les mesures de plusieurs capteurs qui lui donnent par exemple la vitesse de rotation des roues, l'angle du volant, la vitesse de lacet ou l'accélération transversale. Il deviendra bientôt obligatoire pour toute nouvelle homologation à partir du 1er janvier 2012 dans l'Union Européenne et sur tous les véhicules commercialisés à compter du 1er janvier 2014.
Parmi les grands classiques, on retrouve l'ASR (Anti-Slip Regulation), plus connu sous le nom d'anti-patinage. Quand les roues patinent à l'accélération, généralement à cause d'un revêtement glissant, il réduit le couple moteur pour permettre de retrouver de la motricité.
L'EDS (Electronic Differential Lock) vient en complément du précédent. Sur un sol difficile, lorsqu'une roue motrice perd de l'adhérence et « tourne dans le vide », l'EDS la freine jusqu'au maximum de couple acceptable par le revêtement.
Toujours dans la catégorie des différentiels, le XDS est une spécialité du groupe VW, de série sur les modèles sportifs (RS, Cupra, ?). Ce différentiel électronique agit dans les virages appuyés en freinant la roue intérieure pour transférer du couple sur la roue extérieure. Il a pour vocation d'utiliser au mieux le potentiel d'adhérence de la voiture et de maximiser la vitesse de passage en courbe. En pratique, il se déclenche assez tôt et, contrairement aux autres aides électroniques, son action se ressent grandement dans la conduite, ce qui lui a souvent valu des reproches.
