Continental ContiSportContact 5
Le chainon manquant
Par Renaud Lacroix le 26 mai 2011
Le ContiSportContact 5 est le nouveau pneumatique Continental pour berlines sportives et SUV qui fait le lien entre ConbtiEco et ContiSport 5P. Véritable condensé de technologies, il joue sur les chaines de polymères pour combiner les performances de conduite avec une diminution de la résistance au roulement.
Faro - Bien parti sur sa lancée avec le ContiSportContact 5P l'an dernier et le ContiEcoContact 5 cette année, Continental continue de renouveler ses gammes de pneumatiques en commercialisant maintenant le ContiSportContact 5. Celui-ci remplace le ContiSportContact 3 pour les berlines et le ContiCrossContact UHP pour les SUV. En effet le CSC 5 a une vocation double puisqu'il est disponible en deux versions. La première est destinée aux berlines premium et petites sportives avec trente-cinq tailles différentes en 17 et 18 pouces. La seconde est estampillée « SUV » sur le flanc et se décline en onze tailles allant de 18 à 20 pouces.
Le ContiSportContact 5 complète donc l'offre du ContiPremiumContact 2 qui ne dépassait pas le 17 pouces. Cette taille étant devenue presque un minimum pour la cible visée, le CSC 5 devrait facilement trouver sa place sur le marché à côté de son grand frère 5P qui équipe les super-sportives jusqu'à 21 pouces. Les innovations du ContiSportContact 5 tiennent dans un nouveau dessin de la bande de roulement, une répartition des pressions révisée et une gomme jouant sur la longueur des chaines polymériques.
Comme le ContiEcoContact 5 lancé en même temps que lui, le CSC 5 bénéficie d'un profil réétudié en fonction de la surface de contact avec la route. Lors d'un freinage, au lieu d'avoir une surface de contact très importante au milieu et dégressive en allant vers les bords, elle reste presque égale sur toute la largeur. Cette configuration permet de diminuer les gradients de pression à l'interface pneu-route. La pression sur le centre de la bande de roulement est supérieure par rapport au CSC 3 tandis qu'elle diminue sur les bords pour un ensemble plus homogène. Ceci profite aussi bien à l'adhérence qu'à l'usure de la gomme. Le dessin de la bande de roulement mélange des bandes rigides et des blocs flexibles afin de tirer avantage des deux principes. Il en résulte trois bandes centrales parallèles séparées par de larges nervures. Les bandes latérales sont régulièrement entaillées pour former les blocs flexibles qui assureront une meilleure adhérence en courbe. La bande milieu, avec très peu d'entailles, offre au ContiSportContact 5 la rigidité nécessaire pour un meilleur freinage et une réponse plus directe en entrée de virage.
La gomme du CSC 5 se compose d'un mélange de polymères à courtes et longues chaines qui répondent chacun à des sollicitations différentes. Les polymères à chaines courtes, baptisés Black Chilli, se comportent comme des amortisseurs : ils réagissent à la vitesse de déplacement de la gomme. Lorsque la voiture est en phase de freinage, la fréquence de sollicitation augmente et les chaines courtes sont excitées. Elles dissipent alors de l'énergie sous forme de chaleur dans le pneu, ce qui améliore l'adhérence et réduit la distance de freinage.
Les polymères à chaines longues ont un comportement élastique, comme les ressorts. Quand la voiture est sur l'autoroute à vitesse constante, la fréquence de sollicitation du pneu est plus faible. Les chaines longues entrent en action alors que la technologie Black Chilli est dormante. Dans ce cas, les polymères longs jouent leur rôle de ressorts et se déplacent avec un minimum de pertes énergétiques, ce qui bénéficie à la résistance au roulement.
Pour essayer le ContiSportContact 5 dans des conditions optimales, nous nous sommes rendus sur le circuit international d'Algarve, dans le sud du Portugal. Des voitures de différents segments nous attendaient pour parcourir cette piste vallonnée sous un soleil radieux. Le menu proposait : Golf VI R, Audi A7 et TT RS, Volvo S60, BMW 135i et 535i, Jaguar XF, Peugeot RCZ, Mini John Cooper Works et Fiat 500 Abarth Esseesse. Les économies de carburant n'ont pas vraiment fait l'objet d'une étude approfondie et il a paru plus important de faire honneur aux véhicules proposés en alignant les chronos. Après tout, il y a bien « Sport » dans le nom de ce pneumatique. Que ce soit en courbe ou sur les freinages, les améliorations apportées par le CSC 5 par rapport à son prédécesseur se font sentir. Son efficacité est plus notable sur les petites sportives dans lesquelles les aides électroniques à la conduite sont moins intrusives que sur les grosses berlines. C'est dans cette catégorie que le ContiSportContact 5 prouve l'importance de ses innovations car il se montre à la fois réactif et sûr. Malheureusement, il n'est disponible pour l'heure que dans quatorze tailles différentes (neuf pour les berlines, cinq pour les SUV) sur les quarante-six prévues au total.
