Tout sur les radars automatiques
Le fonctionnement du radar fixe (1/3)
Par Nicolas BAUDRON (avec la collaboration de Philippe LACROIX) le 01 mars 2006
De nos jours, les contrôles sont de plus en plus fréquents sur nos routes, notamment avec l'avènement des radars automatiques. On peut en penser ce qu'on veut, mais voilà toutefois quelques indications pour expliquer comment ces radars fonctionnent, ce qu'ils impliquent et comment se défendre en cas de litiges.
Depuis sa première apparition le 27 octobre 2003 en Essonne, le radar automatique a proliféré sur le bord de nos routes, telle une plante contagieuse de la race protégée par les pouvoirs publics.
En effet, dès décembre 2004, 217 radars étaient déjà recensés sur le territoire français alors que fin 2006, environ 1.500 seront opérationnels.
Cette campagne de « radarisation » est engagée pour réduire la vitesse des automobilistes et faire respecter d'une façon plus draconienne les limitations, en prônant même la tolérance zéro.
Pour autant, la Sécurité Routière annonce laisser une marge de 5 %, ce qui n'est en fait une réalité que pour le 130 km/h sur autoroute, car en ville, la marge monte à 10 % comme le montre le tableau des tolérances concernant les radars fixes. En fait, ce n'est qu'une mansuétude de 5 km/h, autrement dit presque rien.
Les radars fixes ne marchent pas dans les deux sens de circulation. Cependant, ils peuvent pivoter sur eux mêmes pour se placer dans le sens de circulation désiré. Mais une telle opération est compliquée et la plupart d'entre eux ne changent jamais d'orientation.
Après avoir constaté l'infraction, le radar déclenche automatiquement un appareil photo numérique 2 fois de suite, la première photo est prise de façon à avoir un aspect général du véhicule (notamment le visage du conducteur), et l'autre est concentrée sur la lisibilité de la plaque minéralogique.
Les données et les photos cryptées sont transférées via une ligne ADSL sécurisée, vers le serveur informatique du Centre National de Traitement des Informations se trouvant à Lille, puis validées par les autorités compétentes.
Les données et les photos cryptées sont transférées via une ligne ADSL sécurisée, vers le serveur informatique du Centre National de Traitement des Informations se trouvant à Lille, puis validées par les autorités compétentes.
La plaque minéralogique est ensuite lue par un lecteur optique, puis comparée au Fichier National des Immatriculations.
Enfin, après avoir retrouvé le propriétaire de la carte grise concernée, la contravention est automatiquement envoyée à son domicile sous 48 heures.
Les radars fixes sont toujours précédés d'un panneau d'avertissement, environ 500 m avant, bien que ceux-ci ne soient pas obligatoires, dans un noble souci de prévention.
Cependant, la plupart des panneaux sont placés beaucoup trop en amont ou encore sont très peu visibles et il est donc aisé de les oublier ou de ne pas les voir, par exemple en doublant un camion à ce moment là.
Pour ne pas se faire flasher, la première règle, c'est d'être vigilant sur les limitations et de les respecter. Et comme leurs noms l'indiquent, les radars fixes restent toujours à la même place et normalement dans le même sens de circulation.
C'est pour cela que sur une route que l'on fréquente régulièrement, il est relativement simple de se souvenir de l'endroit où ils se trouvent, alors qu'en revanche pour les personnes voyageant beaucoup, ou celles qui utilisent un trajet pour la première fois, il est plus facile de se faire surprendre.
C'est dans cette perspective que plusieurs systèmes ont été créés afin d'éviter les mauvaises surprises:
Très simple d'utilisation, voici quelques sites qui vous indiqueront tout les radars fixes et même mobiles, se trouvant sur votre trajet:
Le site officiel du gouvernement : Ce site référence vous permettra, grâce à un procédé assez simple, de connaître l'emplacement de tout les radars automatiques par région.
www.radarsonline.com : Très complet, simple d'utilisation, et surtout précis, ce site à l'avantage de proposer tout les types de radars.
www.radarsfixes.com : Site entièrement consacré au radars fixes.
Et enfin deux sites, qui vous permettront de connaître le meilleur itinéraire d'un point à un autre, avec en plus l'emplacement des radars en place : www.mappy.fr et www.viamichelin.com
Ceux-ci sont basés sur un fonctionnement très simple : les avertisseurs de radars situent en continu votre position et votre vitesse, en utilisant l'information renvoyée par les satellites du réseau GPS. Les boîtiers se servent d'une base de données stockées dans la mémoire, calculent la distance de la zone à risque la plus proche, puis l'avertisseur prévient par une alerte visuelle et sonore quelques secondes avant d'atteindre le point de contrôle du radar.
Grâce à la mise en place des radars fixes sur nos routes, durant encore normalement une période de 5 ans, les différents fabriquants d'avertisseurs de radars sont maintenant certains d'avoir une clientèle fidèle pour les années à venir. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas de détecteurs, leur usage n'est donc pas illégal, bien qu'il y ait une certaine ressemblance . En cas de doute, les autorités confisqueront l'avertisseur, et l'affaire sera transmise au tribunal.
C'est le plus accessible d'entre eux : vendu depuis septembre 2004 chez les buralistes, dans les stations services et à autobac pour seulement 99 €.
Extrêmement simple d'utilisation, il se branche sur l'allume cigare, se pose sur la planche de bord et signale au conducteur la présence d'un radar automatique par un avertissement sonore et lumineux environ 20 secondes avant la zone à risque. Une version avec écran et mise à jour via GPS existe aussi mais coûte plus cher.
De la taille d'un paquet de cigarette, sa base de données contenant l'emplacement des radars fixes et les zones accidentogènes est gardée en mémoire dans le boîtier par une mémoire flash, incitant l'utilisateur à le mettre à jour régulièrement par ordinateur, via un câble USB.
Il suffira ensuite de se rendre sur le site d' Inforad et d'y télécharger la dernière mise à jour disponible, sous réserve d'avoir Windows 98 au minimum.
Autre boîtier GPS beaucoup plus cher (499 €), mais bien plus performant. Celui ci est pourvu d'un design bien plus agréable, et tient surtout compte du positionnement des radars sur la route.
Grâce à ses alertes réglables, ce boîtier GPS informe de la présence d'un radar fixe à l'aide d'un avertissement vocal et d'une diode rouge, quelques temps avant le point de rencontre. Son écran LCD bleu fournit une indication permanente de vitesse et affiche l'approche d'un radar fixe à l'aide de barres de proximité.
Ce GPS possède également quelques fonctions supplémentaires comme "Locksecour", qui permet de connaître ses coordonnées GPS en cas de panne. Il a la possibilité d'être mis à jour régulièrement grâce à un petit logiciel, téléchargeable sur le site www.roadangel.fr , que l'on installe sur son ordinateur, par un câble USB.
Enfin, l'abonnement après le 6ème mois est de 99 € pour une durée de 3 ans. En cas de conflit avec les forces de l'ordre, les risques encourus sont une d'amende de 1.500 €, 2 points en moins et 3 ans de suspension de permis.
De nombreuse information et des news sur les détecteurs de radars sont également sur www.gpspassion.com
Les voitures ne sont pas les seules concernées par la sécurité routière, les motos le sont également, car quelques uns des radars fixes sont orientés vers l'arrière des véhicules. Par conséquent, les plaques minéralogiques des motos sont également prises en cas d'excès de vitesse.
