Après 23 ans de bons et loyaux services, la Panda
renaît plus grande, plus moderne et toujours bon marché. Mais
moins innovante que son aînée.
Philippe Lacroix le 29 septembre 2003
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La Panda des années 80 s'était trouvé
le surnom de sac à malices. Basique de conception avec son pare-brise plat
et son essieu arrière rigide, la Panda voulait se promouvoir comme une voiture
simple, économique, mais pleine de trouvailles pour agrémenter la vie dans
l'habitacle, comme son tableau de bord vide-poche ou sa banquette arrière-hamac.
Autrement dit, du rudimentaire malicieux et pas cher.
La nouvelle Panda veut garder cette philosophie. En partie seulement, car
plus longue de 16 cm et dotée de 5 portes, sa structure et ses liaisons
au sol sont assez évoluées, ce qui est tout à son honneur, mais on aurait
souhaité une modularité plus grande. En effet, la banquette arrière est
coulissante, sur option, et seuls les deux dossiers se rabattent pour améliorer
la capacité du coffre, l'assise restant fixe. Dommage.
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Du dénuement à l'abondance
Pour autant, l'espace intérieur se montre bien construit avec une planche
de bord lisible et des commandes très fonctionnelles, avec notamment un
levier de vitesse placé sur le tablier. Et au-dessus, les boutons d'aération
ou de climatisation surmontés par le combiné radio ou un vide-poche pour
le modèle de base, Team.
Ce dernier évidemment se voit priver d'un bon nombre d'équipements pour
parvenir à afficher un prix extrêmement bas. Pas de direction assistée,
ni vitres électriques et de fermeture centralisée, et juste un airbag conducteur.
En revanche, l'Impression, 4ème et ultime niveau de finition de la Panda,
affiche un équipement de grande avec climatisation automatique, rétroviseurs
électriques, fermeture à distance, radio-CD, ordinateur de bord, siège du
conducteur réglable en hauteur, 6 airbags, toit ouvrant translucide, jantes
en alliage et antibrouillard, le tout assorti d'un tarif très concurrentiel.
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En attendant le diesel
Ainsi parée, la Panda montre un look encore plus sympa et sportif. Juste
le look, car côté moteur il n' y a rien de fringuant, puisque le choix se
fait entre deux moteurs essence de 54 ch et 60 ch. Il faudra attendre janvier
2004 pour voir la Panda équipée du 1,3 l diesel de 70 ch qui lui apportera
curieusement plus de nerf et bien sûr un budget carburant en baisse. Quant
au pétillant 1.2 Fire 80 ch 16 S, sa programmation n'est pas encore établie.
Chez Fiat, on attend d'abord de voir la réaction de la clientèle pour élargir
la gamme dans la bonne direction.
Sur la route, il ne faut pas espérer grand chose de la Panda pour le moment
sur le plan performances, mais il est vrai que les Fire 1.1 et 1.2 n'ont
pas vocation de réaliser des prouesses et les vitesses de pointe respectivement
de 150 km/h et 155 km/h sont suffisantes. Toutefois, épaulées par une boîte
à 5 rapports bien étagés, ses accélérations ne sont pas ridicules permettant
le 0 à 100 km/h en 15" et 16", et la voiture est agréable à conduire, surtout
en ville grâce à sa direction à assistance électrique (en option sur le
modèle de base) et son court rayon de braquage de 9,1 m.
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Des prix imbattables
Incontestablement, cette nouvelle Panda a du charme et sa bouille marrante
de mini-break, surtout vue de profil, en séduira plus d'un. Mais il est
clair qu'elle n'a rien à voir avec la Panda des années 80 et Fiat en est
bien conscient puisque le constructeur italien avait choisi Jingo pour
nom de baptême. Trop proche de Twingo, Renault a mis son veto, d'où l'idée
de reprendre le nom de celle qui venait de disparaître des chaînes de
fabrication. Une bonne idée pour faire vivre ce nom synonyme de succès.
Mais les ingénieurs de Fiat devront restituer à leur dernière-née un aspect
plus inventif dans son aménagement et gommer quelques détails agaçants
comme la position des rétroviseurs extérieur car le droit est à moitié
masqué par le cache sur la vitre.
Quoiqu'il en soit, la Panda demeure une voiture bon marché et accessible
à tous par sa fiscalité de 4 CV et ses prix étudiés au plus juste comme
le prouve le tarif qui s'étale de 7.700 € à 10.500 €.
J'ai aimé
Je n'ai pas
aimé
L'esthétique Le
prix L'équipement La
maniabilité
La
modularité Le
manque d'un moteur plus brillant La
position des rétros extérieur