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| Un style original et agréable |
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Doucement, la boîte automatique gagne du terrain en France, 31 % de plus en un an en partie grâce à la prolifération des boîtes robotisées. D'un coût modéré à l'achat, ces dernières offrent également un indice de satisfaction plutôt modéré. Quant aux boîtes traditionnelles, elles présentent l'inconvénient d'augmenter la consommation du moteur de 15 % en moyenne, un facteur rédhibitoire actuellement, d'autant qu'avec une émission de CO2 supplémentaire, impossible d'échapper à l'écotaxe. Aussi, les constructeurs essayent de contourner cette punition en développant des technologies pour réduire cet inconvénient.
Ainsi, Ford a étudié et fabriqué une boîte de vitesse à double embrayage et 6 rapports, baptisée PowerShift, ayant la même efficacité qu'une boîte manuelle en évitant toute rupture de charge entre chaque passage de rapport et donnant le confort de l'automatisme. D'abord disponible sous les capots des Focus et C-Max, elle se généralisera sur toute la gamme.
En service sur les Diesel 110 et 136 ch
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| Une commande de boîte avec son mode séquentiel |
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Cette transmission Ford PowerShift, qui reste en option bien entendu, est couplée pour l'heure avec le moteur 2 litres TDCi à rampe commune qui se décline en deux niveaux de puissance, 110 et 136 ch. De plus, elle autorise de fortes valeurs de couple, jusqu'à 450 Nm, qui permettront d'être employée pour des moteurs diesel plus performant. Le couple du 2 litres TDCi est de 320 Nm (340 Nm pendant de courtes périodes en « mode overboost »).
Cette nouvelle boîte apporte un nouvel attrait à la Focus qui n'en manquait déjà pas. Son style particulier demeure plus que jamais au goût du jour d'autant que les dernières retouches dont elle a bénéficié, avec notamment des phares retravaillés, lui vont bien. L'habitacle offre cinq places confortables et le conducteur est parfaitement bien installé dans un siège au bon maintien latéral et face à un volant réglable en hauteur et profondeur. De quoi apprécier la planche de bord fonctionnelle dans son organisation et dotée d'une instrumentation bien lisible.
En bas de la console centrale, à bonne portée de main, se trouve le sélecteur de vitesse avec les positions habituelles correspondant aux boîtes automatiques P, R, N et D (pour parking, marche arrière, point neutre et marche avant).
Lorsque la position D est sélectionnée, le levier de vitesse peut également être déplacé vers la droite pour se mettre en mode séquentiel permettant alors au conducteur de choisir manuellement les rapports.
Vive le progrès de l'automatisme
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| Une allure trapue mais aussi fluide |
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Dès que l'on démarre, la Focus est immédiatement dans l'action et les 136 ch montrent un remarquable tonus et profitent à plein des passages de vitesse sans le moindre à-coup. Quand le besoin d'une accélération franche se fait sentir en position automatique, il suffit d'enfoncer la pédale d'accélérateur pour que le bon rapport s'enclenche en douceur mais instantanément et relance la voiture sur le meilleur régime. Plus de temps mort, même infime, d'une boîte auto traditionnelle.
En passant sur le mode manuel, la montée des rapports se réalise en donnant une impulsion vers soi. Mais si l'on cherche à utiliser toute la puissance du moteur et tirer les régimes au maximum, le rapport supérieur passera automatiquement à 4.500 tr/mn, évitant la régulation du moteur diesel et un sur-régime inutile. Pour descendre les rapports, il suffit de pousser le sélecteur et donner autant d'impulsions pour venir sur le rapport souhaité afin d'obtenir le rendement nécessaire.
Par exemple, en roulant à 100 km/h sur le rapport 6 et qu'un dépassement énergique est obligatoire, trois impulsions et en une fraction de seconde la 3ème est enclenchée sur le bon régime pour une accélération maximale. Fini le temps des doubles débrayages savants que peu de conducteurs maîtrisaient et qui demandaient un minimum de concentration. Et là vraiment, le progrès a du bon.
Deux embrayages, c'est mieux qu'un seul
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| Plus de pédale d’embrayage, c’est bien |
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La transmission Ford PowerShift se compose principalement de deux boîtes dotées d’un arbre intermédiaire et fonctionnant en parallèle, chacune avec son propre embrayage à bain d’huile. Grâce à la disposition des arbres intermédiaires, l’un comportant les pignons des rapports impairs 1, 3 et 5, et l’autre ceux des rapports pairs 2, 4 et 6, la montée des rapports est préparée par la présélection du rapport supérieur, le véhicule en mouvement et à puissance maximum. Le changement de rapport s’effectue par l’activation opposée des deux embrayages, celle-ci étant coordonnée de manière à éviter toute rupture de charge.
Cette transmission offre de nombreux avantages par rapport à une boîte automatique classique en ne nécessitant pas de convertisseur de couple, de trains planétaires et de plusieurs embrayages multidisque à bain d’huile, autant de composants qui réduisent considérablement l’efficacité de la transmission en raison d’une inertie accrue et des effets du couple d’inertie à la décélération.
La conséquence immédiate en est une consommation en baisse et donc des rejets de CO2 en moins. Avec une moyenne de 5,8 litres pour la Focus TDCi 136 ch PowerShift, contre 5,5 litres pour celle avec la boîte mécanique à 6 rapports, c'est seulement 5 % de gourmandise en plus mais aussi 154 g/km de CO2 qui lui font éviter le malus écologique.
A noter encore que la boîte PowerShift présente un contrôle du ralenti au point neutre. Il réduit le couple d’inertie sur le moteur lorsque le véhicule est à l’arrêt avec le sélecteur en position D et les freins serrés. Toutefois, le circuit d’huile interne du système dispose d’une pression d’huile suffisante pour permettre un démarrage immédiat et en douceur du véhicule.
Ford a également soigné ses tarifs et la Focus 2 litres TDCi PowerShift finition Titanium est à 24.500 €. A comparer à la VW Golf 2 litres TDI DSG finition Confortline facturée 26.550 €.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La boîte PowerShift vraiment remarquable
Les qualités routières
L'esthétique
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Pas de roue de secours
Pas de gain en consommation
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