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Mortefontaine – Audi ne veut laisser aucun créneau libre à la concurrence dans le secteur très rentable de la voiture grande routière à haut degré de technologie. Autrement dit, la marque allemande surveille attentivement ce qui se fait ou se trame en particulier chez ses voisins Mercedes et BMW pour ne leur laisser aucun espace privilégié. Voilà donc une nouvelle Audi qui prend le matricule A7 assorti du patronyme Sportback pour bien campé son style, à savoir une grande berline de 4,97 m de long, au caractère sportif donc seulement haute de 1,42 m, conjuguant aussi un aspect pratique ce qui implique un hayon pour accéder au coffre. Une mode outre-Rhin qui se développe sur les grandes berlines en rappelant toutefois que les Germains sont très friands de la formule break. Mais apparemment le hayon devient « tendance » même sur les berlines qui se veulent très chic. La preuve avec l'A5 Sportback, la soeur cadette longue de 4,71 m apparue un an avant, qui connait un réel succès
Un hayon bien coupé
Jusqu'à présent, les grandes berlines d'un certain prestige n'étaient appréciées qu'en style trois volumes, c'est-à-dire avec un coffre, car il était hors de question de les utiliser pour un déménagement quelconque, noblesse oblige. Mais les mentalités ont évoluées et surtout, les dessinateurs ont su tailler leurs crayons pour habiller élégamment l'arrière d'une limousine avec un hayon en lui donnant l'air d'un coupé. C'est ce que vient donc de réussir Audi avec la naissance de l'A7 Sporback au profil presque sportif, ou tout au moins dynamique. Son aileron escamotable intégré en bout de hayon, qui se déploie à partir de 130 km/h, en est la preuve.
Certes, ses lignes n'ont rien d'étonnantes, mais elles sont parfaitement équilibrées et donne à la voiture une élégance très bourgeoise bien campée sur des jantes allant de 18 à 20 pouces. La touche de modernisme est marquée par des optiques avant et les feux arrière à technique DEL.
Un habitacle high tech
A l’intérieur de l’A7 Sportback se retrouve le même esprit associant sportivité et ambiance feutrée traitée avec le plus grand soin comme le veut la tradition chez Audi. Des matériaux de qualité, comme les bois de placage lamellés-collés et un éclairage d’ambiance donne le ton. La planche de bord est construite en un léger arc de cercle pour donner au conducteur l'impression de tout pouvoir contrôler facilement, ce qui est le cas grâce à une ergonomie parfaite des commandes et une lecture impeccable des compteurs.
Les sièges avant sont équipés, en option, de fonctions d’aération et de massage. Par ailleurs, leur modelage latéral peut être réglé, toujours en option, au niveau de l’assise comme du dossier. Pour donner plus d'aise aux passagers arrière, l'A7 ne prévoit que deux places particulièrement accueillantes.
Le coffre à bagages, avec son hayon à ouverture électrique, présente un volume généreux de 535 litres passant à 1.390 litres en rabattant les dossiers des sièges arrière.
Que des moteurs V6 de 204 à 300 ch
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L’Audi A7 Sportback est livrée avec quatre moteurs V6 à injection directe, dont deux à essence et deux diesel, tous équipés de systèmes de récupération d'énergie et d’arrêt-démarrage.
Concernant les essence, il s'agit d'un 2,8 litres de 204 ch et d'un 3 litres de 300 ch, tous deux associés à une boîte automatique S tronic à 7 rapports et en transmission Quattro. La S tronic présente deux programmes, Normal et Sport, mais aussi un mode manuel qui peut se commander par des palettes au volant.
Pour les diesel, il s'agit d'un 3 litres décliné en 245 ch accouplé la boîte S tronic et transmission Quattro, et en 204 ch associé à une boîte Multitronic qui transmet le couple seulement aux roues avant. Cette dernière offre également un programme court et un mode manuel à 8 rapports prédéfinis. La version diesel 204 ch ne sera pas immédiatement commercialisée bien qu'elle soit la seule à passer à travers un malus en France grâce à des rejets de seulement 139g/km de CO2 et que sa consommation moyenne « théorique » de 5,3 litres est assez remarquable. Ce qui ne l'empêche pas de réaliser le 0 à 100 en 7''4 et d'atteindre 235 km/h.
250 km/h en toute sécurité
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Bien entendu, les moteurs plus puissants correspondent davantage à la philosophie de l'A7 Sporback et notamment le TSFI de 300 ch avec ses montées en régime énergiques mais bien linéaires jusqu'à 6.500 tr/mn dans un bruit très feutré. Le 0 à 100 km/h en 5''6 parle de lui-même et le 250 km/h s'accroche sans effort sur l'anneau de vitesse du CERAM à Mortefontaine. Une limite électronique empêche la voiture de faire mieux, mais à cette allure déjà respectable, la voiture tient impeccablement bien le cap et rien ne semble la perturber. Le châssis marie précision sportive et confort de haut niveau grâce à des trains de roulement bien suspendus et guidés par des bras en aluminium. Un alliage que l'on retrouve d'ailleurs pour 20% dans la carrosserie et permet d'afficher un poids de seulement 1.800 kg (1.695 kg pour la version de base), d'où une grande agilité, malgré sa taille, bien exploitée par la direction assistée à commande électromécanique. Ainsi, l'Audi A7 Sportback offre pas mal de plaisir de conduite dans les enchaînements de virages.
Grand sentiment de plénitude
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Sur le circuit routier vallonné et tortueux de Mortefontaine, la confiance règne donc à bord, d'autant que le freinage est confié à quatre disques, ventilés à l'avant, hyper puissants et superbement contrôlés par l'ABS. Mais surtout la transmission quattro, avec différentiel sport en option pour une répartition active du couple sur l’essieu arrière, apporte une grande sérénité quelque soit le revêtement de la chaussée ou le climat. En temps normal, 60% du couple est transmis au train arrière mais en cas de besoin, il peut monter jusqu'à 85% ou passer jusqu'à 70% sur l'avant. Évidemment toutes les aides électroniques pour garantir la sécurité, tel l'ESP, sont de série, mais les options restent nombreuses comme la suspension pneumatique adaptative avec régulation de l’amortissement et l'affichage tête haute, ce qui est plus étonnant compte tenu du prix de l'A7 Sportback. Parmi elles encore, à noter l'aide au stationnement et le système « MMI touch » qui combine le système de navigation avec disque. Grâce à lui, le conducteur peut exécuter de nombreuses fonctions, comme écrire du bout du doigt la destination ou un numéro de téléphone. Simplement génial. Comme l'A7 Sportback... même si sa robe manque de sensualité, elle en a toujours plus que sa concurrente, la nouvelle Mercedes CLS. Le prix de la version essence 300 ch démarre à 58.600 €.
J'ai aimé
- Les motorisations
- La transmission intégrale
- La technologie embarquée
- La finition exemplaire
- Les deux places à l'arrière
- Le hayon électrique
- Les consommations
Je n'ai pas aimé
- Le nombres des options
- Le prix
- Un style trop sage
- Pas de roue de secours
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