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| Une ligne à couper le souffle |
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En fait le Spider est né sans un nom précis, au début du siècle dernier, avec comme départ les premiers modèles sans toit d'Alfa qui se couvrirent de gloire sur les circuits. Le monde anglo-saxon portait une attention particulière à ces voitures, capables d'atteindre des vitesses de pointe supérieures à celles des berlines, grâce à des solutions aérodynamiques révolutionnaires. C'est ainsi que naquit la définition de “speeder” (“plus rapide” en anglais), terme qui fut ensuite transformé en “spider”. Pour la marque italienne, ce nom s'est lié alors à la notion de sportivité, mêlé de liberté et de passion.
Aujourd'hui apparaît un nouveau Spider qui ne déroge pas à la règle en étalant une robe de rêve cachant des mécaniques brillantes. C'est vrai, la ligne est superbe, avec un museau effilé, agressif sans être ostentatoire comme le sont les calandres des Audi ou des Peugeot. Les trois petits phares ronds montés en décalé de chaque côté sous le capot donne l'impression de former une flèche, les flancs accueillent des galbes de roues bien marqués et la partie arrière présente un ensemble arrondi recevant toute une batterie de feux qui s'étirent sur les ailes et sous une partie du couvercle du coffre.
Les quatre grosses sorties d'échappement complètent cet aspect viril qui fait son charme et sa force, comme les deux arceaux de sécurité derrière les mini places arrière, et prolongés par des bossages, visibles uniquement quand la capote est repliée.
Une transformation en 24 secondes
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| Vive le sport et la liberté |
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Cette dernière se manoeuvre électriquement, à l'arrêt, en actionnant un bouton situé sur le prolongement de la console centrale entre les deux sièges avant. Elle s'escamote en 24 secondes, dans un compartiment entre les sièges arrière et le coffre, sans aucune autre manipulation. Composée de 5 couches de tissus, la capote apporte presque le confort accoustique d'une berline.
L'habitacle de l'Alfa Spider est accueillant, faisant la part belle aux passagers avant, tandis que la place pour les passagers arrière est réduit à la portion congrue. Mais il est vrai que le Spider s'adresse à des couples sans enfant ou qui n'ont plus d'enfant. A charge, bien sûr...ou en surcharge! La planche de bord est typiquement Alfa avec deux gros compteurs derrière le volant et une console remplie de cadrans profondément enchâssés et dirigés vers le conducteur.
La finition générale est correcte et l'habillage donne le choix entre le « tout » noir traditionnel cher aux Alfistes qui se marie bien avec le rouge Alfa de légende pour la carrosserie, et des teintes bi-ton plus gaies apportant plus de clarté à l'ensemble. Mais chaque fois avec beaucoup de goût. Et pour tous les goûts...
Quant à l'équipement, il se révèle assez riche et les différentes versions permettent de le compléter à l'envie. Climatisation multi-zone, système audio ou de navigation sophistiqués, tout y est ou tout est possible. Il manque juste des miroirs de courtoisie, mais vu l'inclinaison du pare-brise et la taille des pare-soleil, leur installation a dû être ajournée...mais quand même.
Une belle carte de visite
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| Un Spider Alfa rouge, c'est quand même le top |
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Sous son capot, Alfa a placé deux moteurs, tout deux à essence, un V6 de 3,2 litres délivrant 260 ch et un 4 cylindres de 2,2 litres de 185 ch. Le premier offre une puissance phénoménale doublée d'un son rauque et rageur, tandis que le second se révèle plus paisible, tout est relatif, et il faut jouer du levier de vitesses pour en tirer la quintessence, sans retrouver la sonorité Alfa. Mais la retrouvera-t-on un jour? Tout ce qu'Alfa nous promet, c'est sans doute la venue d'un diesel en appoint, comme sur le Brera, parce que c'est la mode et ça fait vendre. Et là pour la musique du pot d'échappement, on pourra repasser.
Sur la route, conduire le Spider reste encore du bonheur. Déjà, grâce aux multi-réglages électriques des sièges, on trouve sa position idéale. Pas de problème de tenue de route, surtout au volant du V6 qui dispose d'une transmission intégrale, le confort de suspension demeure plutôt bon, et la direction douce et précise fait oublier le poids conséquent de la voiture, même dans les enchaînements de virages. En roulant décapoté, on ressent peu de remous d'air et le déflecteur arrière, curieusement en option, placée entre les deux arceaux remplie bien son rôle. Toutefois, il y a un manque de protection entre cette vitre et les vitres latérales, et cela se ressent.
Incontestablement, rouler en Spider Alfa est une carte de visite appréciable, faisant passer son conducteur pour un connaisseur de belles mécaniques, de celles qui ont du caractère. Pour quelqu'un qui a les moyens aussi, sans être Crésus, puisque ses tarifs évoluent entre 36.500 € et 46.900 €.
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