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| La classe à St Tropez |
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Quand on se promène dans les Salons, on découvre plein de concepts cars délirants, fantastiques, étonnants, émouvants même dans leur design et pour la plupart, on aimerait bien rouler un jour dedans. En 2002, à Genève, Giugiaro, le génial styliste italien, avait exposé la Brera en imaginant ce que pourrait être le prochain coupé Alfa. Un vrai. Pas un engin de tous les diables, révolutionnaire ou pour fantasmer. Et le résultat était là. Sublime. Doublement sublime pour Alfa Romeo qui n'a eu que quelques retouches à prévoir, notamment dans la partie avant, pour la rendre conforme à la législation et tenir compte des exigences des techniciens.
La Brera donne l'impression à la fois de puissance et d'élégance dans un volume qui semble compacte malgré ses 4,41 m de long. Une bonne taille pour permettre au styliste de s'exprimer, modeler les volumes et affiner les lignes.
Un vrai coupé
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| Une bonne contenance du coffre mais un seuil un peu haut |
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L'esthétique ayant primé sur l'habitabilité, il ne faut pas s'étonner de découvrir en ouvrant les portes qu'il s'agit d'un 2+2. Deux grandes places à l'avant, avec sièges enveloppant, réglables dans toutes les dimensions et vue sur un poste de conduite plein de cadrans, fonctionnel et complet, tandis qu'à l'arrière seuls deux enfants en bas âge pourront se satisfaire momentanément de leur condition, car bien vite ils manifesteront le désir de voir autre chose que des dossiers de fauteuils ou le ciel à travers le toit translucide. Mais un coupé, ce n'est pas un monospace, et en général, la clientèle ne montre pas d'état d'âme pour ce qui se passe dans son dos. D'ailleurs, il y a des coupés qui ne sont même pas +2. En revanche, le coffre se montre de bonne taille, passant de 300 litres à 610 litres en rabattant les dossiers arrière. Son accès est un peu difficile à cause d'un seuil assez haut, mais c'est là encore un sacrifice à l'esthétique.
La Brera est proposée en trois niveaux de finition et 4 variantes d'habillages intérieurs. La tradition, c'est le noir, mais les assemblages bi-ton en cuir font aussi très chic et permettent de personnaliser son Alfa. De la même manière, la tradition veut que la carrosserie soit rouge, mais neuf autres teintes sont au catalogue et le noir lui va bien. Avec cuir rouge à l'intérieur par exemple.
S'installer derrière le volant, c'est le bonheur. Mettre en marche en appuyant sur le bouton poussoir devrait en être le prolongement, mais attention à la surprise, car Alfa s'est rendu à l'évidence en incluant une motorisation diesel dans sa gamme. Pas moyen de faire autrement pour vendre des voitures aujourd'hui.
Beaucoup de sport
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| Des habillages pour tous les goûts |
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Alors, la sonorité du moteur peut décevoir l'oreille de l'Alfiste invétéré si sous le capot est installé le 5 cylindres turbodiesel 2,4 litres de 200 ch. Heureusement, il reste discret dans son fonctionnement et remarquable dans son rendement, mais il vaut mieux fermer les vitres et profiter de l'excellent système audio Bose de 570 W avec lecteur CD et MP3.
En revanche, si la Brera dispose du V6 de 3,2 litres de 260 ch, le puriste appréciera la musique de l'échappement, son ton rauque qui ne demande qu'à s'emballer dans les tours et engage à vivre avec la mécanique, à communier avec son Alfa. Pour autant, on ne retrouve pas complètement la tonalité envoûtante qui fut l'une des caractéristiques de la marque au trèfle. Le pot catalytique est passé par là et ses effets se font ressentir davantage encore avec le 4 cylindres 2,2 litres de 185 ch. Consolons-nous en disant que c'est pour la bonne cause, pour sauver la planète et respirer de l'air presque pur encore longtemps.
Sur la route pas de problème, la Brera passe les grandes courbes à vive allure sans broncher et s'accroche ferme dans les virages serrés. Même avec la mécanique la moins fringante, si le conducteur a décidé de jouer du levier de vitesses (il y en a 6 pour tout le monde) sur les petites routes de montagne, histoire de se rappeler le bon vieux temps, il est recommandé de se tenir parce que ça va vite. Et c'est là que le passager regrette de ne pas disposer d'une poignée de maintien au dessus de sa porte.
Enfin, notons que c'est Pininfarina qui se charge de produire la voiture, un vrai gage de bonne qualité de fabrication et de finition pour la Brera. Quand on met au minimum 34.000 € pour l'acheter, c'est rassurant.
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