Elle a traversé les années sans (presque) une ride et même si un petit lifting s'imposait pour la remettre au goût, et aux normes, du jour, l'essentiel est là. Séduisante hier, séductrice toujours la nouvelle petite Fiat va faire des ravages dans le monde des mini citadines.
Marie Ange ANDREI, le 12 novembre 2007
Elle a gardé ses agréables rondeurs de jeunesse
Elle a gardé ses agréables rondeurs de jeunesse, un peu plus grande, il est vrai mais la ligne reste souple, l'aspect compact. L'art d'innover dans le classicisme en évitant la modernisation à tout crin.
Mais ces formes sagement élégantes cachent un équipement haut de gamme et un tempérament d'acier qui permettront de donner satisfaction à une large clientèle.
Proposée en douze teintes de carrosserie (dont un blanc nacré qui lui donne des allures de bijou raffiné), et multipliant les aménagements intérieurs et les accessoires personnalisés, la 500 aux 500.000 combinaisons possibles est une voiture aux multiples facettes.
Du punch sous le capot
La direction avec sa fonction City est agréable en ville
Inutile de chercher le moteur à l'arrière, il y a des limites au rétro et si on veut mériter ses étoiles au crash test et passer haut la main les contrôles de normes de sécurité (et même les devancer puisque la 500 satisfait déjà aux normes 2009), il faut faire des concessions.
Un démarrage en douceur et les 69 ch ronronnent sans couvrir le son de la radio chose rare chez les mini. Agile, elle se faufile partout dans les rues et ruelles, se range avec deux doigts dans un espace grand comme la main mais ne craint pas de se lancer à l'assaut des routes. Sans y être redoutable (ce n'est pas sa vocation) elle s'en tire avec les honneurs, d'autant qu'elle colle au macadam et que la boîte à 5 rapports est précise.
Le petit volant réglable en hauteur est bien en main et la direction déjà légère bénéficie d'une fonction « City » appréciable pour les manoeuvres urbaines. Le passage à la pompe aussi se fait en douceur : vélocité et agrément de conduite se conjuguent avec sobriété.
Et l'intérieur à l'unisson
185 litres pour le coffre, c'est suffisant pour faire les courses
J'ai souvenir de famille entières s'entassant dans la 500 des années 60 sur les routes d'Italie. Il ne serait guère prudent de tenter de renouveler l'exploit et mieux vaut réserver les places arrière aux enfants. Pour les passagers avant en revanche c'est le bonheur : sièges confortables aux formes originales et aux coloris sympathiques, des rangements partout, des petites touches rétro habilement réparties en particulier au niveau du tableau de bord avec son grand compteur rond, bel exemple de compromis réussi entre l'ancien et le nouveau.
Il serait impossible d'énumérer toutes les possibilités d'équipement : pour ma part, je choisis le toit en verre panoramique, la banquette arrière rabattable 50/50 même si je l'aurais préféré coulissante, la télécommande d'ouverture des portes à distance, le volant cuir. J'ai regretté l'absence de miroir de courtoisie. Mon passager pouvait s'admirer certes mais la 500 est en priorité une voiture de femme! Toutefois, au diable l'égoïsme, nous la partagerons bien volontiers, le plaisir en solitaire c'est trop triste. Et pour ceux qui n'auraient pas encore d'idée pour le cadeau de Noël de leur épouse, pas d'hésitation : une dizaine de milliers d'euros, ça ne se discute pas.