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En tournant autour, rien à dire, la robe de la XF est somptueuse, élégante et raffinée, mais la signature Jaguar n'est pas évidente. La calandre donne un indice, mais les phares étirés jusque sur le bord des ailes sont une concession à la mode du moment, belle au demeurant.
De profil, elle prend l'air d'un coupé, un gros coupé fluide à souhait avec de grands passages de roue bien remplis par d'énormes jantes en alliage. Enfin, l'arrière est traité à la façon XK et ses longs feux tout en finesse grâce à un jeu de couleurs sont du plus bel effet, tandis que les double pots d'échappement rappelle que Jaguar est une bête fauve qui ne demande qu'à rugir.
Bien sûr, une Jaguar s'apprécie encore plus de l'intérieur, et la XF ne déçoit pas. Déjà, pas besoin de clé pour déverrouiller, ni pour démarrer, le minimum pour une auto dite ''premium'', et l'odeur du bon cuir plonge immédiatement le passager dans la béatitude. Bonheur pour les yeux en visionnant le poste de conduite aux lignes pures, classiques, sobres et fonctionnelles.
Un univers magique
Pour autant, l'innovation est au rendez-vous avec une console centrale bien clean et débarrassée d'un levier de vitesse. Et magie de chez magie, en appuyant sur le bouton start, les cadrans se bleuissent, les aérateurs s'ouvrent et une grosse molette rotative apparaît sur la console. C'est le sélecteur de la boîte automatique. Génial, super classe, comme tout le bois dans l'habitacle pour rendre l'atmosphère plus chaleureuse et si doux au toucher. Sensualité maximale.
Et puis plein de petites attentions avec les rangements à profusion, les éclairages tactiles de l'intérieur, les sièges chauffants disposant de mémoires de réglages, le volant à réglages électriques, le système audio de haute qualité transformant le salon en studio, le GPS pour se laisser guider.
Jaguar, c'est aussi une mécanique d'exception, et sous son capot, noblesse oblige, un V8 essence de 4,2 litres, suralimenté ou non, développant 416 ou 298 ch, de quoi atteindre le 250 km/h en un rien de temps, vitesse limitée hélas électroniquement. Dommage, parce qu'au delà de 250, les radars font des photos floues. Enfin, il paraît, mais dernièrement des joueurs de foot n'ont pas confirmé le tuyau; sans doute un poisson d'avril...
Quoiqu'il en soit, on a l'impression de rouler sur du velours, presque sans bruit et pour profiter du grognement du moteur, il faut ouvrir sa vitre. Mais la climatisation se montre si douce qu'il est plus raisonnable de s'isoler et de surveiller le compteur car il est bien difficile d'appréhender son allure tant la souplesse est de mise accompagnée d'un sentiment de sécurité indéniable.
Un diesel pour aristocrate
Les vitesses se passent sans à coup, quand il faut, ou quand on le veut en reprenant les commandes par les palettes derrière le volant. Le freinage se montre puissant et progressif et la direction, bien précise, se manie du bout des doigt.
Evidemment, Jaguar a doté son XF de motorisations plus cool, car après tout la puissance ne sert plus à rien compte tenu d'une législation faite pour vous écoeurer et vous racketter, alors autant faire des économies en se contentant d'un V6 de 3 litres donnant 238 ch ou mieux encore, d'un 2,7 litres V6 diesel de 229 ch. Et surprise pour ce dernier qui à la civilité de ne pas se manifester dans l'habitacle, faisant oublier l'usage d'un carburant de besogneux.
Au bout du compte, la XF est une voiture qui redonne envie de rouler, en toute convivialité, avec quand même l'obligation de se servir du régulateur. Ah! si seulement les pouvoirs publics possédaient plus de bon sens, on prendrait un peu moins l'avion ou le TGV...et les camions seraient eux sur les trains pour traverser la France. Les camionroutes redeviendraient des autoroutes et avec ma Jaguar XF, j'irais en famille, parce que la malle est gigantesque, à Saint-Tropez ou à Bergues.
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