Elle plaît aux femmes. C'est normal. L'Ypsilon est belle, originale, élégante, accueillante...Cette petite Lancia, c'est l'exemple type du bon goût italien. Les dernières retouches la rendent presque parfaite et deux nouveaux moteurs complètent la gamme avec bonheur.
Gaby PARIENTE, le 18 octobre 2006
Super le grand toit panoramique
Elle joue dans la catégorie des « premium », c'est-à-dire dans le groupe d'élite des petites berlines, un peu snob ou un peu branchée avec une bonne touche de luxe et d'originalité, parfois teintée de nostalgie. D'ailleurs, les voitures Lancia sont un peu tout ça, en offrant un certain prestige et l'assurance de se démarquer. Et l'Ypsilon n'échappe pas à ce portrait.
Elle a belle allure et si certaines rides pouvaient apparaître, la voilà légèrement reliftée pour gommer l'outrage de son jeune âge et poursuivre son chemin dans le succès. Des phares qui se mettent mieux en évidence, des jupes avant et arrière retouchées, une fine baguette chromée reliant les catadioptres et la séduction agit encore. Une palette de maquillage plus riche avec des coloris supplémentaires, bien sûr bi-ton, de nouveaux habillages pour l'intérieur, fait de cuir et d'alcantara, et même sous le capot, des coeurs tout neufs pour battre la chamade à l'unisson de son plaisir quand on prend son volant.
Le bon goût italien
Un coffre vraiment accueillant
Et à son volant, agréable au toucher, c'est toujours aussi bien. Le siège conducteur se monte à volonté pour bien y voir, le tableau de bord central est parfaitement lisible, sauf que, détail gênant, le compte-tours ne présente pas de zone rouge, le pommeau du levier de vitesse couleur ivoire tombe bien dans la main, la console centrale en aluminium brossé se montre joliment dessinée, les manettes sont bien placées, les fauteuils sont confortables et le double toit en verre, de série dès le deuxième niveau de finition, apporte une clarté bien agréable. Le toit au dessus des places avant s'ouvre électriquement, le second est fixe, mais tout deux possèdent des rideaux pour calmer les ardeurs des rayons du soleil.
Enfin, l'Ypsilon se révèle particulièrement bien conçue, la preuve avec des places arrière pas du tout étriquées et un coffre de 290 litres, le plus grand de sa catégorie. Alors que demande le peuple ? Un prix abordable ? Compris entre 12.200 € et 18.700 €, il n'y a pas de quoi affoler la carte bleue de son mari. C'est beaucoup moins cher qu'une Mini (presque sans coffre), et meilleur marché aussi que la Peugeot 1007 (qui n'en a guère plus), les deux concurrentes un peu décalées de l'Ypsilon.
Rien de mieux que l'essence
Un habitacle original et de bon goût
La gamme moteurs en donne pour tous les goûts et le nouveau 77 ch essence lui va bien, la montée dans les tours est franche et son bruit très feutré. Le must, c'est bien sûr le 95 ch essence qui dispose désormais d'une boîte à 6 rapports. Le nouveau 90 ch diesel est convaincant pour ses performances et sa sobriété, mais faire le plein de mazout demeure une épreuve désagréable avec l'odeur qui s'empreigne fatalement sur les mains.
D'ailleurs, les femmes qui représente 80 % de la clientèle de l'Ypsilon, choisissent à 65 % des motorisations essence. A contre courant de la tendance actuelle. Pas folle les guêpes! Elles optent aussi à 14 % pour la boîte robotisée qui a certainement ses côtés pratiques en ville, mais personnellement, je reste favorable aux 86 % fidèle de la boîte mécanique. Pour moi, les robots ont encore des progrès à faire.
Quoiqu'il en soit, l'Ypsilon est le meilleur choix que l'on puisse réaliser pour rouler classe en jouant les riches sans l'être, dans une ambiance « cosy », presque raffinée et fonctionnelle à la fois. Reste à trouver un bon concessionnaire. Il y en a.