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| La Classe B, c'est le château de Versailles du monospace compact |
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Il est trapu, il fait cossu, incontestablement, le nouveau-né ne dépare pas de la gamme Mercedes et il peut arborrer sans rougir son écusson au milieu d'une calandre au dessin traditionnel. Certes, la Classe B n'affiche pas une ligne traditionnelle à la marque, et la Classe A nous avait habitué à une rupture de style, obligatoire quand on se mêle de changer de créneau en allant guerroyer chez les petits.
Mais petite voiture n'est pas synonyme chez Mercedes de « négligé » ou de « bon marché ». Bien au contraire et Mercedes s'adresse à une clientèle qui a le même esprit que la sienne, mais avec des aspirations différents. Voilà donc une Classe B pour les familles qui ont besoin de modularité, ayant des enfants appréciant de bien voir leur environnement comme tous les enfants, et recherchent une qualité absolue et une image valorisante.
En tournant autour de la voiture, il faut se rendre à l'évidence: la Classe B montre du caractère dans son dessin et laisse entrevoir son dynamisme sur la route. Bien scultée, bien racée, avec ses 4 roues aux extrémités de la carrosserie, elle exprime déjà sa stabilité, non sans une bonne ressemblance avec le Honda FR-V.
Equipement complet, finition impeccable
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| Un coffre d'une contenance de 550 litres |
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Dans l'habitacle, on retrouve l'ambiance Mercedes avec sa rigueur et un tableau de bord parfaitement fonctionnel. Sauf qu'il faut s'habituer à la manette de gauche qui regroupe les fonctions des clignotants, des phares et des essuie-glaces. Le volant multifonctions permet de commander l’autoradio, le téléphone, le système de navigation Mais trouver la meilleure position au volant est facile grâce au siège qui se règle dans toutes les positions et notamment en hauteur, et pour ceux qui aiment dominer la route, ils seront servis. Les sièges sont plutôt confortables et maintiennent bien le corps. Pour le conducteur, une option prévoit même des coussins d’air permettant d’adapter les contours du siège à sa morphologie. L'espace à l'arrière est suffisant pour que trois personnes soient à l'aise, a fortiori si ce sont des enfants.
Faire le tour du propriétaire, c'est toujours long quand il s'agit d'une Mercedes et la Classe B donne l'occasion de découvrir une foule d'équipements intéressants, mêmes'ils n'ont rien d'exclusifs. Ainsi, on peut énumérer l'affichage de l'état des ceintures, bouclées ou non, un avertisseur de perte de pression des pneus ou encore une commande confort de recyclage d’air et sur simple pression sur une touche, toutes les vitres ouvertes et le toit ouvrant se referment à l’entrée dans un tunnel ou dans un parking souterrain. A noter au sujet du toit ouvrant panoramique en option, qu'il est composé de lamelles en matière plastique transparente. Quant aux airbags, ils sont légion avec des frontaux adaptatifs en fonction de la dureté de l'impact, des latéraux et des rideaux qui font le tour de la voiture. Une fois tous déployés, c'est un véritable cocon qui se forme. A éviter de chercher à savoir s'il est douillet !
Le coffre est géant et bien carré, pour une contenance de 550 litres et son plancher se règle sur deux niveaux. En option, le système Easy-vario offre un démontage simple et rapide des deux dossiers arrière et du siège du passager avant, portant ainsi la capacité de charge à 2.245 litres. Pour fermer le hayon, deux encoches à l'intérieur de celui-ci facilitent la manoeuvre sans se salir les mains.
Un sentiment de sécurité propre à Mercedes
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| Même le coffre est confortable |
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Evidemment, conduire une Mercedes demeure un plaisir, d'abord pour son ego mais aussi pour les qualités de la voiture. On s'adapte très vite à son maniement en commençant par la direction dont l’assistance est asservie à la vitesse. De la même manière, la boîte automatique, en option bien sûr, est un plaisir et ses différentes fonctions, sport ou confort, automatique ou semi-automatique, offrent un large choix selon les conditions de circulation. Impossible de critiquer le freinage, progressi et puissant, contrôlé par un ABS, comme la tenue de route avec ses suspensions bien dosées et un ESP qui rectifie le tir en entrée de virage des optimistes ou des distraits.
Sous le capot de la Classe B, le choix des motorisations est suffisamment copieux pour cerner la demande de la clientèle. Les puissances les plus modestes, loin d'être ridicule, devraient suffire compte tenu du contexte actuel de limitation à tout crin, mais pour avoir tester le 200 Turbo essence de 193 ch, la voiture montre un joli caractère sportif avec des reprises très vives. Difficile de rester raisonnable, mais la puissance offre également une douceur de reprise remarquable. On la retrouve aussi dans le diesel 200 CDI de 140 ch grâce à un couple important obtenu à bas régime et une boîte mécanique à 6 rapports bien étagés.
Voilà donc Mercedes bien installé dans un nouveau créneau qui va lui permettre de faire de nouveaux adeptes de l'étoile. Certes le prix est en conséquence, mais il y a des choses qui se méritent plus que d'autres.
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