Voiture de ville, voiture pratique, voiture de femme, ...le monospace devient minispace pour s'adapter à la demande. Là ou Suzuki avait fait Splash, Opel compte bien faire 'tilt' en mettant sur orbite son Agila série 2.
Marie-Ange Andrei, le 27 mars 2008
Une direction douce, l'Agila est faite pour la ville
On ne change pas une recette qui a fait ses preuves et l'Agila nouvelle version, est piochée dans la gamme Suzuki qui vient de donner naissance à un nouveau petit monospace dénommé Splash.
Pour le coup, elle abandonne la catégorie des 3,50 m pour gagner une vingtaine de centimètres et offrir plus d'aisance aux passagers qui peuvent aller jusqu'à cinq. Beaucoup d'arrondis dans des lignes souples, agrémentées de phares en amande, lui donnent un aspect jeune et agréable avec une légère touche de fantaisie née d'un arrière à la ligne brisée en douceur et une palette de coloris à illuminer les embouteillages.
A bord, on a ainsi l'impression d'être installé dans un petit 4X4, avec une assise plutôt ferme mais en position surélevée, d'où une bonne visibilité. Les couleurs de la carrosserie se retrouvent sur les revêtements. Quelques touches de chrome pour agrémenter l'ensemble et l'inévitable pléthore de petits rangements qui vont de l'indispensable au futile : porte gobelets, porte bouteilles, boite à gants, compartiments divers disséminés un peu partout. Une fois de plus je cherche en vain où poser mon sac à main : sur le siège? Trop risqué. Par terre? Pas très propre. Ne désespérons pas : un jour un constructeur pensera à un joli petit compartiment pour caser en toute sécurité cet accessoire indispensable. Pourtant elle a du coffre : de 225 à 1.050 litres grâce à des banquettes facilement rabattables et à un seuil de chargement suffisamment bas pour ne pas attraper un tour de reins.
Certificat de bonne conduite
Un coffre très correct pour y mettre ses courses
Le levier de vitesse tombe bien en main et on apprécie le volant réglable et les commandes pour l’autoradio. Un peu surprenant l'énorme cadran de vitesse mais tout compte fait bien pratique puisque actuellement mieux vaut ne pas le perdre de vue si on veut respecter les limitations et garder son carton rose. Difficile en revanche de bien saisir les données du compte-tours qui joue les pièces rapportées isolé tel un gros oeil sur la planche de bord. Bien que sobre, l'équipement intérieur est complet même si on note l'absence surprenante de la fermeture automatique des portes dès le démarrage : là aussi, attention au sac à main.
A vocation essentiellement urbaine, l'Agila n'est évidemment pas un foudre de guerre du moins dans la version 1 litre essence trois cylindres, mais la consommation console du manque de reprises (5 litres) et la planète lui dit merci (120 g/km de CO2). Mieux vaut aussi la réserver à des parcours pas trop long car le silence n'est pas non plus sa qualité première.
La version 86 ch est, il est vrai, plus puissante, plus nerveuse et surtout plus silencieuse, merci les 4 cylindres. Un choix à faire en fonction des besoins. Et certains feront celui du diesel, pas indispensable si c'est pour une utilisation modérée en ville. Autant s'éviter le supplément de prix à l'achat, son bruit déplaisant et l'odeur sur les mains lors des passages, peu fréquents certes, à la pompe. Il est vrai que son appétit de 4,5 litres de mazout en moyenne laisse à réfléchir!
Un freinage sans défaut, une direction douce et légère un rayon de braquage réduit bien utile en ville, confèrent à l'Agila un véritable agrément de conduite en toute sérénité.
Bon, il reste le prix. Presque raisonnable. Mais ce n'est pas mon problème...puisque j'ai un mari qui n'oublie jamais mon anniversaire!!