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| Une bouille qui sait arrondir les angles |
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Barcelone – Comment donner un maximum de plaisir, de places et d'originalité en 4 mètres, c'est l'équation que pas mal de constructeurs cherchent à résoudre le mieux possible et Citroën qui est devenu le nouveau maître du monospace tente l'expérience dans la catégorie « compact » en lançant un Picasso dans la famille C3. Rien d'abstrait dans cette nouvelle création, que du concret pour offrir en 4,08 m un grand volume de plaisir.
Conçu sur une plateforme de Peugeot 207 et produit sur le site industriel slovaque de Trnava, le C3 Picasso montre une bouille joviale qui attire la sympathie par une vraie personnalité avec son avant bombé, son pare-brise en trois parties offrant une excellente vision sur l'avant , son arrière vertical et ses feux haut perchés de part et d'autre de la vitre du hayon. Un hayon à la drôle de découpe qui présente d'ailleurs des angles peu rassurant.
Confortable et modulable
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| Une face arrière originale et une découpe du hayon torturée |
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Dégageant une largeur de 1,73 m et une hauteur de 1,62 m, le C3 Picacsso offre un habitacle bien logeable et plein d'astuces, mais en premier lieu, c'est sa luminosité qui prédomine grâce à un grand toit translucide. En revanche, la planche de bord inspire un peu trop la simplicité et la réglette centrale, abritant compteurs et indications, située au pied du pare-brise n'est pas des plus fonctionnelle, le petit compte-tours pouvant être en partie masqué par le volant réglable en hauteur et profondeur. Le siège conducteur étant réglable aussi en hauteur, il est aisé de trouver une bonne position de conduite mais le volant demeure un peu trop horizontal, comme sur un utilitaire. Et dans ces conditions, la position du levier de vitesse gagnerait à être plus prêt du tablier et plus haut.
Les assises arrière sont fractionnées et coulissent indépendamment sur 15 cm ce qui permet d'augmenter sans effort le volume du coffre de 385 litres à 500 litres et même à 1.506 litres en les escamotant, une manœuvre facilitée par les manettes en haut des dossiers et offrant un plan de chargement totalement plat. Mais la roue de secours n'est que galette.
Deux diesel et deux essence
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| Un tableau de bord moyennement fonctionnel |
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Sous son capot, le C3 Picasso reçoit deux moteurs essence et autant de diesel, bien connus dans le groupe PSA, ce qui devrait satisfaire l'essentiel de la clientèle d'un tel véhicule. Ils sont tous les quatre associés à des boîtes mécaniques à 5 rapports. Pour l'heure, pas de boîte automatique de prévue.
Les diesel partent évidemment grand favori dans les prévisions de vente avec d'abord un 1,6 litre 16 soupapes de 110 ch donnant un couple de 240 Nm qui peut être porté à 260 Nm grâce à la fonction « overboost ». Il émet 130 g/km de CO2 en étant équipé d'un filtre à particules de série. Il est épaulé par ce même 1,6 litre dont la puissance est ramenée à 90 ch pour un couple de 215 Nm et il émet 125 g/km de CO2.
Côté essence, on retrouve les deux motorisations développées avec le groupe BMW émettant moins de 160 g/km de CO2, donc pas de malus, à savoir un 1,4 litre de 95 ch avec un couple de 135 Nm, et un 1,6 litre développant 120 ch avec un couple de 160 Nm.
Pour le bonheur d'une famille
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| Un coffre modulable et plein de ressources |
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Rouler au volant du C3 Picasso, sur les routes de Catalogne, offre pas mal de satisfactions tout d'abord avec la vision panoramique et la clarté qui règne à bord et ensuite par un confort indéniable dû à la qualité des sièges, aux suspensions bien accordées et une acoustique assez réussie. Cependant, en tirant sur les vitesses, le moteur se fait entendre, mais la philosophie de la voiture n'a rien de sportive et n'incite pas à conduire avec nervosité. On note toutefois que les rapports sont bien étagés. Il est évident que les motorisations les plus puissantes, diesel comme essence sont préférables pour le degré de sécurité supplémentaire qu'elles procurent, mais les autres se révèlent très suffisantes et à peine moins performantes.
La tenue en virage est bonne, même si un léger roulis se fait sentir, la direction est précise, le freinage efficace, mais on peut quand même regretter que le contrôle électronique de trajectoire soit en option à 350 €, et seulement sur les deux finitions supérieures. Compte tenu du tarif du C3 Picasso, Citroën aurait pu faire un effort de ce côté là. Pour autant, la version de base se montre plutôt bien équipée mais la climatisation, indispensable pour le bien-être à bord, reste sur celle-ci une option à 950 €.
J'ai aimé
- L'allure générale
- Le toit panoramique
- La modularité du coffre
- Les sièges arrière coulissants
- La qualité des plastiques
Je n'ai pas aimé
- La position du volant
- La position du levier de vitesse
- Le tableau de bord
- La découpe du hayon
- La roue galette
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