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| Des projecteurs très expressifs |
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St Paul-de-Vence – On connait la réputation de la mécanique allemande, solide et fiable. De la même manière, la réputation des bureaux de style italien n'est plus à faire. Mais les temps changent ou les mentalités évoluent, car voilà que Ford confie la technologie de sa nouvelle Ka à Fiat tout en l'habillant chez son propre couturier. Une véritable révolution idéologique et les client du constructeur germano-américain devront bien se résoudre à conduire une voiture aux gènes italiens...et l'apprécier d'autant que la robe est particulièrement élégante. La deuxième mouture de la Ka apporte donc à Fiat la reconnaissance de la qualité de sa mécanique et à Ford la preuve d'un goût devenu très sûr, démontré également avec sa nouvelle Fiesta qui voit son « Kinetic Design » arrivé à maturité.
Ainsi, la nouvelle Ford Ka , développée dans le cadre d’un accord avec Fiat, est fabriquée dans l’usine Fiat à Tychy, en Pologne, partageant la ligne de production avec la Fiat 500.
Une allure jeune et sympathique
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| Une Ka toujours un peu ronde |
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Profitant du savoir-faire de Fiat pour produire des petites voitures à des coûts raisonnables, Ford commercialise la Ka série 2 succédant au légendaire modèle qui avait instauré, lors de son lancement en 1996, une nouvelle référence de style.
Conçue pour une clientèle jeune, la nouvelle Ka, longue de 3,62 m, est à la fois compacte et stylée. La calandre inférieure trapézoïdale, l’une des caractéristiques essentielles du « Kinetic Design » qui joue avec les lignes brisées, forme la bouche de la Ka alors que les grands projecteurs étirés vers l’arrière lui donnent un regard expressif. Le bout du nez se retrouve dans le grand ovale Ford au-dessus de la calandre et l’ensemble confère un visage souriant et sympathique.
A l'arrière, les feux constituent également des yeux largement ouverts, s'étirant le long du hayon jusque sous la vitre de custode.
Un intérieur coloré et assez cossu
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| Un habitacle coloré à la demande |
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Le style intérieur de la nouvelle Ka est à l'avenant, élégant et dynamique et l'habitacle présente des teintes et des matières chaudes et modernes. Contrastes marqués et couleurs expressives lui confèrent une personnalité amusante, mais surtout, le tableau de bord fait cossu, avec ses quatre cadrans derrière le volant réglable en hauteur, et non pas minimaliste comme c'est le cas de la Fiat 500, nostalgie oblige, ou de la Renault Twingo.
Ford a également développé toute une série de packs et d'équipements permettant aux clients de personnaliser leur Ka qui peut prendre une allure sportive ou plus excentrique.
La position de conduite est plutôt bonne avec un levier de vitesse placé haut qui tombe bien dans la main, merci Panda, mais un siège réglable en hauteur serait bienvenu, comme un rappel de mémoire plus pratique quand on le déplace pour accéder aux places arrière où l'on retrouve une banquette non coulissante mais rabattable, faisant évoluer le coffre de 224 litres à 710 litres. Il peut accueillir une roue de secours galette...en option à 25 €, à la place du kit crevaison. Autre écueil, l'ouverture du hayon se fait uniquement à l'aide de la clé de contact.
En revanche, la planche de bord creusée côté passager est appréciable pour l'espace concédé aux jambes et la grande boîte à gants l'est tout autant.
Essence de 69 ch ou diesel de 75 ch
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| Un coffre de 224 litres |
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La nouvelle Ford Ka propose une gamme simple avec une seule carrosserie, deux finitions et deux motorisations pour son lancement, à savoir un 1,2 litre essence de 69 ch et un 1,3 litre diesel de 75 ch, offrant des émissions de CO2 inférieures à 120 g/km et donc bénéficiant du bonus à 700 €. Le diesel pouvant être équipé d'un filtre à particule pour 400 €. Les deux moteurs sont associés à des boîtes de vitesses manuelles à 5 rapports plutôt bien programmés pour tirer un bon parti de la petite cavalerie en respectant la consommation évaluée respectivement en moyenne à 5,1 litres et 4,2 litres.
Et en effet, une montée du Col de Vence, avec la motorisation essence, a pu démontrer toutes les qualités de la Ka qui se montre amusante à conduire, en révélant une tenue de route très sûre et une direction à assistance électrique asservie à la vitesse particulièrement précise et directe (2,53 tours de volant de butée à butée). Pour cela, il faut grimper dans les tours, en surveillant attentivement un compte-tours sans zone rouge! La suspension a été revue avec entre autres l'ajout d'une barre antiroulis arrière pour entraîner plus de rigidité mais le confort s'en ressent, notamment sur route cabossée.
A noter que le système de stabilité électronique de trajectoire est une option.
Un tarif très attractif
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| Un tableau de bord fonctionnel et complet |
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Quant au freinage confié à des disques à l'avant et des tambours à l'arrière, il manque parfois de mordant; il est vrai que la descente d'un col est une épreuve difficile et dans ce cas la ventilation des disques s'impose pour conserver le maximum d'efficacité. Dommage qu'elle ne soit prévue qu'avec la motorisation diesel.
Une incursion en terre italienne avec la Ka diesel, en fréquentant essentiellement les autoroutes, a mis en avant ses propres qualités et plus spécialement un meilleur couple offrant une vitesse de croisière plus sereine. Elle se révèle plus bruyante, sans excès toutefois, à condition de ne pas tirer trop haut les rapports, le maxi étant de 4.500 tr/mn, ce qui ne sert d'ailleurs à rien pour obtenir le meilleur rendement d'un diesel.
Cependant, c'est en zone urbaine que la Ka se montre à l'aise, puisque sa taille la destine plus spécifiquement à cet univers et son diamètre de braquage de 9,2 mètres lui offre une bonne maniabilité.
Au bout du compte, la nouvelle Ford Ka est plus que séduisante et son prix très attractif qui démarre à 8.990 € est un argument non négligeable. Le surcoût pour la motorisation diesel ressort à 2.000 €. Tout compte fait, si on roule peu, autant s'offrir le haut de gamme essence pour le même prix.
J'ai aimé
- Le style
- La tenue de route
- La direction
- La transmission
- Le grand vide-poches
- La place pour les jambes à l'avant
Je n'ai pas aimé
- Le freinage de la version essence
- Le passage aux places arrière
- L'ouverture du hayon avec la clé
- Pas de roue de secours
- Pas de zone rouge au compte-tours
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