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| Une allure de vraie Jeep |
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Etretat – Pris dans la tourmente de le crise internationale, Jeep qui était un satellite de Chrysler se retrouve désormais dans le giron du constructeur italien Fiat. Mais si Chrysler et son autre satellite Dodge vont disparaître du continent européen, le nom de Jeep est trop emblématique dans le monde pour se priver d'un tel label qui symbolise l'univers du 4x4. Aussi, la gamme de la marque américaine continue d'évoluer à l'image du Patriot qui bénéficie d'améliorations sensibles concernant la qualité de son intérieur et sa motorisation plus musclée et plus respectueuse de l'environnement.
Ainsi, l’ensemble de l’habitacle du Patriot a été totalement transformé, en reprenant le nouvel habillage du Compass, qui n'est autre que son clone pourvu d'une carrosserie plus douce, dite « berlinisée ». Une mutation indispensable pour donner à la voiture un aspect moins négligé.
Un habitacle moins sommaire
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| Un style bien carré |
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La planche de bord, la console centrale et les panneaux d’habillage de portes présentent une qualité perçue et un toucher bien plus conforme à ce que l'on attend d'un véhicule moderne.
L’impression générale de l’intérieur est adoucie avec un design tout en courbes et en rondeurs souligné par une instrumentation, des bouches d’aération et le levier de vitesse cerclés de chrome. Les porte-gobelets sont à éclairage électroluminescents. L'équipement comporte désormais Interface de connexion I-Pod, un kit mains libre et l'assistance au démarrage en côte.
Cependant, tout n'est pas parfait et la colonne de direction, qui n'est réglable qu'en hauteur, peut gêner les jambes du conducteur selon sa morphologie, tandis que les bacs de portes sont minuscules et les rangements peu nombreux. Il n'y a pas non plus d'ordinateur de bord et la commande d'essuie-glace n'est pas des plus pratiques.
Un 2,2 litres diesel de 163 ch
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| Une planche de bord plus avenante |
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L'évolution technique essentielle du Patriot se situe sous son capot avec l'adoption d'un 2,2 litres diesel de 163 ch avec filtre à particule d'origine Mercedes, à la place du 2 litres de 140 ch. Une augmentation de puissance qui lui procure un couple plus important de 320 Nm et des performances de meilleur niveau avec une vitesse de pointe qui atteint théoriquement les 200 km/h et un 0 à 100 obtenu en 9''7. Mais surtout, il se montre plus sobre avec une consommation moyenne de 6,7 litres faisant par la même occasion baisser le taux de CO2 à 172 g/km. Il est accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports, et toujours aucune possibilité de boîte auto en option.
Le Patriot dispose évidemment d'une transmission intégrale active. En temps normal, toute la puissance est transmise aux roues avant, mais dès que le besoin s'en fait sentir, jusqu'à 40% de la puissance est dirigée sur les roues arrière. Un mode de verrouillage permet une répartition du couple de 50/50 sur les trains pour favoriser des franchissements de passages délicats.
Une Jeep civilisée
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| Un coffre généreux et modulable de 329 à 1.277 litres |
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Sur la route, le comportement du Patriot n'a pas changé et demeure sans surprise. En fait sans mauvaise surprise sur sol mouillé et glissant comme il a été facile de le constater entre Paris et Etretat ces derniers temps grâce à sa transmission intégrale. Pour autant, il faut rester attentif et ne pas se croire au volant d'une voiture sportive, les 1.680 kg de la caisse (à vide) le rappellent très vite. D'ailleurs son poids se ressent sur les performances au delà de 110 km/h, et en 4ème, l'aiguille du compte-tours a bien du mal à accrocher les 4.200 tr/mn. Le bridage électronique à 5.200 tr/mn paraît plutôt inutile. Les deux derniers rapports sont surtout là pour une vitesse de croisière sur autoroute avec pour mission de faire baisser la consommation et le bruit dans l'habitacle. La précision de la direction est correct comme le freinage qui n'a pas occasionné de soucis, tandis que le confort reste conforme à ce que procure en général un 4x4 « urbanisé ». Autrement dit pas trop raide, mais pas spécialement moelleux. Mais quand on choisit de rouler en Jeep, on opte aussi pour une certaine philosophie du voyage. Ce qui n'empêche pas de bénéficier éventuellement de la climatisation automatique, de sièges chauffants, d'un toit ouvrant électrique et d'un GPS. On est tout de même au 21ème siècle.
J'ai aimé
- L'habitacle plus soigné
- Le prix
- Le style bien carré
- La sécurité sur terrain glissant
Je n'ai pas aimé
- 163 ch pas très fringants
- Les rangements insuffisants
- Pas de boîte automatique
- La colonne de direction gênante
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