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| Le 370Z passe du 0 à 100 en 5''5 |
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Callas - Nissan a trouvé le bon moyen de faire parler régulièrement de lui. Un an après la sortie du dernier coupé de la dynastie Z, très apprécié par la critique, la marque japonaise revient avec une version cabriolet tout aussi inspirée. Pensé dès les premiers stades de conception du 370Z, ce Roadster s'inscrit parfaitement dans la gamme pour offrir une nouvelle forme de plaisir en ce début d'été. Ses dimensions sont les mêmes que celles du Coupé et il ne lui rend que 28 kg au total sur la balance, un exploit pour un cabriolet. La répartition des masses aussi est conservée avec 53 % à l'avant et 47 % à l'arrière pour garder le même équilibre de la voiture. De la ligne plongeante vers l'arrière si caractéristique des Z, il ne reste rien. La surface est tronquée mais accueille toujours les optiques en boomerang qui lient les différentes pièces de carrosserie sur un bouclier arrière gonflé, donnant au Roadster un faux air de Boxster. Le cockpit semble ainsi recentré et fait perdre au capot son effet de longueur exagérée. La capote, noire ou bordeaux, rentre et sort en moins de 20'' par simple pression d'un bouton sur la console centrale. Par ailleurs, elle peut être abaissée de l'extérieur en appuyant pendant 3'' sur le bouton de verrouillage de la portière.
Double débrayage automatique
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| Le Roadster est aussi agréable avec la capote que sans |
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Sous le capot pas de surprise, on retrouve le V6 de 3,7 L qui équipait déjà le Coupé. Fort de ses 328 ch, le Roadster avale le 0 à 100 km/h en 5''5 (5''8 avec la boite automatique), atteint la zone rouge à 7.500 tr/min et se voit régulé électroniquement à 250 km/h en pointe. Il accuse toutefois 24 chevaux fiscaux (23 avec la boite automatique) et rejette allègrement plus de 250 g de CO2 par km, ce qui le condamne au malus écologique maximum de 2.600 €. A cela s'ajoute une consommation officielle de 11,2 L aux 100 km, très optimiste malgré le fait que Nissan vise une clientèle cherchant à se balader tranquillement. Dans le cas contraire, il faut effectivement compter sur du 20 L aux 100. L'autonomie n'est heureusement pas ridicule grâce à un réservoir de 72 L.
Le V6 est accouplé de série avec une boite manuelle six vitesses terriblement efficace équipée du Synchro-Rev Control. Ce dernier fait automatiquement le double débrayage pour adoucir les passages de rapports et préserver la mécanique. La boite automatique est tout autant appréciable avec le système DRM (Downshift Rev Matching) qui synchronise les gaz au rétrogradage pour un effet similaire. On regrettera seulement qu'en mode manuel, elle ne passe pas seule le rapport supérieur lorsque la zone rouge est atteinte. Les palettes fixes, très hautes, sont en revanche pratiques.
Un habitacle accueillant
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| Les boites mécanique et automatique sont toutes deux efficaces |
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Dans l'habitacle, on retrouve encore une fois la même chose que dans le Coupé. Les places arrière continuent de faire défaut mais l'ergonomie générale est un atout majeur du Nissan 370Z. Les matériaux, s'ils ne sont pas toujours agréables à l'?il, le sont au toucher et les plastiques se mêlent très bien au reste. Cuir et velours encadrent un habitacle tourné vers l'utilisateur et son confort. Le tableau de bord est composé de trois cadrans ronds : un tachymètre, un compte-tours et un écran à affichage numérique qui permet d'alterner entre consommation instantanée sur une jauge horizontale, consommation moyenne et kilométrage sur un parcours donné, temps et kilométrage, distance parcourue, température extérieure et enfin un menu de réglages. De plus, le compte-tours, au centre, offre aussi un rappel du rapport engagé bien utile. Trois autres cadrans trônent sur le haut de la console centrale, entre le passager et le conducteur, pour donner la température d'huile, la tension de la batterie et l'heure. Ces informations auraient pu facilement être intégrées au tableau de bord mais contribuent à l'aspect sportif un peu démodé qui faisait fureur il y a quarante ans.
L'ESP s'affole
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| Comme le Coupé, la longueur du Roadster est de 4,25 m |
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Même si les réglages de suspensions ont été légèrement modifiés pour s'adapter à un style de conduite plus « croisière », les sensations à bord du Roadster restent les même que dans le Coupé. L'accélération franche ne fait pas mentir la fiche technique et le freinage, assuré par quatre disques ventilés Brembo de 355 mm à l'avant et 350 mm à l'arrière, rassure d'emblée sur le comportement sain de la voiture. Il faut être pointilleux et agressif pour trouver les défauts capables de grever le plaisir de conduite. La direction est équipée d'une assistance hydraulique asservie à la vitesse, ce qui rend le 370Z parfaitement maniable en ville comme sur autoroute mais n'empêche pas une légère impression de flou. L'ESP quant à lui s'affole pour un rien après le moindre virage ou le plus petit dos d'âne. Le voyant orange clignote sans arrêt au tableau de bord, si bien qu'on a peur d'enlever l'aide électronique. Pourtant, une fois déconnectée, le Roadster se montre stable et demeure très sécurisant. Le train arrière a toutefois tendance à se balader sur les gros freinages, une impression accentuée par la rigidité de châssis diminuée naturellement par la configuration cabriolet. Tout ceci concerne néanmoins des cas d'utilisation qui tendent vers l'extrême et qui ne se présenteront que rarement, même pour les conducteurs les plus sportifs. Bien que le vent de la vitesse ait quelque chose de grisant, d'autant plus si on le sent passer au-dessus de sa tête, il est plus agréable de décapoter pour profiter du soleil et des paysages.
Un Coupé 40ème Anniversaire
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| Le volume du coffre n'est que de 140 litres |
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Le Nissan 370Z Roadster bénéficie d'origine de nombreux équipements alors que les options se comptent sur les doigts d'une main. On trouve de série : le système audio Bose 6 CD avec 8 haut-parleurs, les commandes audio au volant, le régulateur et limiteur de vitesse, les jantes alliage 18'', le volant en cuir réglable en hauteur et les rétroviseurs électriques, rabattables et chauffants. La boite automatique est en option à 2.300 € comme les jantes alliage 19'' à 1.000 € et le système de navigation qui culmine à 2.400 €. Ce Roadster est proposé à 43.800 €, soit près de 3.000 € de plus que le Coupé, auquel il faut rajouter le malus écologique et les éventuelles options. L'ensemble reste relativement raisonnable en regard des performances et de la concurrence comme les Porsche Boxster S ou Audi TT RS.
A noter que pour célébrer les quarante ans de la saga Z, Nissan propose un Coupé anniversaire limité à ... 370 exemplaires. Sans rien changer sur le plan mécanique, il se parera de jantes alliage 19'' sombres, du GPS et d'un intérieur en velours rouge magnifique pour un prix de 43.900 €.
J'ai aimé
- Un poids à peine plus élevé que le Coupé
- Le double débrayage automatique
- Le tableau de bord très bien pensé
- L'agrément de conduite en cabriolet
Je n'ai pas aimé
- La boite auto ignore la zone rouge
- Seulement deux places...
- Pas de roue de secours
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