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| Une ligne toujours très pure |
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Francfort - Grâce à l'arrivée d'une version diesel, conçue spécialement pour l'Europe, le Murano est dorénavant en mesure de lutter à armes égales sur le marché européen des Crossover de luxe, puisque la motorisation essence ne représente plus que 10% de la demande.
Toujours long de 4,86 m, la face avant a été retouchée pour permettre l'installation d'un moteur diesel sous le capot du Murano et remédier aux besoins liés au refroidissement et au flux d'air, d'où une nouvelle calandre plus proéminente et un nouveau pare-chocs. Les feux antibrouillard sont un peu plus écartés, et un déflecteur aérodynamique plus large, facilitant la circulation de l'air sous le véhicule, constituent la principale différence entre les versions essence et diesel. De nouvelles jantes de 20 pouces font aussi leur apparition.
Le nouveau Murano diesel bénéficie d'une protection du soubassement, situé en-dessous du compartiment moteur. En plus d'optimiser les flux d'air sous la carrosserie, ce renfort améliore également l'isolation phonique dans l'habitacle. Ces modifications permettent de réduire le Cx de 0,37 à 0,34.
Du luxe à tous les niveaux
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| Un hayon à ouverture électrique |
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L'intérieur du Murano demeure toujours aussi luxueux avec l'accent mis sur la qualité que l'on retrouve avec des inserts chromés en aluminium, des plastiques moussés, doux au toucher et parfaitement assemblés, et des cadrans, disposant d'un lettrage blanc sur fond noir discrètement cerclé de rouge, faciles à lire.
La très belle sellerie cuir, noire ou beige, à doubles coutures et panneaux centraux plissés offre à la fois un bon soutien et un excellent confort. Les sièges avant disposent de réglages électriques avec mémoire et tous les sièges sont chauffants.
Le volant cuir possède un réglage électrique et sur sa partie centrale sont regroupées les commandes du système audio, du téléphone et du régulateur de vitesse.
Les commandes du système de navigation ont été placées sur une platine quasiment horizontale juste en dessous d'un grand écran couleur bien lisible. La partie verticale de la console abrite le système audio-CD ainsi que les commandes de la climatisation automatique.
Le grand toit ouvrant en verre et en deux parties est toujours appréciable; il est occultable par des volets électriques. A noter encore la caméra installée dans le hayon qui transmet des images de l'arrière de la voiture à chaque fois que le véhicule recule et une autre caméra latérale pour faciliter les manoeuvres.
Douceur et minimum d'effort
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| Une planche de bord exemplaire |
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Côté divertissement, on compte une « Music Box » capable de contenir l'équivalent de 300 CD, ainsi que des connexions iPod, USB et auxiliaires permettant de brancher des lecteurs MP3. Le lecteur CD est en mesure de lire les DVD, ces derniers pouvant être visionnés sur l'écran central lorsque le frein à main est activé.
La nuit, l'éclairage ambiant baigne l'intérieur d'une lueur douce permettant aux passagers de localiser les interrupteurs et les commandes audio
L'aménagement de l'habitacle est judicieux avec de nombreux rangements et notamment un coffre modulable allant de 402 à 1.510 litres. Pour cela, les dossiers arrière peuvent être repliés, suivant une division 60/40, très facilement par une simple action sur un levier et retrouver automatiquement leur position initiale à l'aide d'un bouton de commande électrique. De même, le hayon peut être ouvert et fermé électriquement à l'aide de la télécommande, via l'interrupteur au tableau de bord ou via le bouton présent sur le hayon lui-même.
Un 4 cylindres 2,5 litres de 190 ch
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| Un coffre modulable et compartimenté |
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Le démarrage du moteur se fait sans clé par un bouton stop/start. Il s'agit d'un 4 cylindres 2,5 litres à technologie common rail déjà en place dans les Pathfinder et Navara. Cependant il a subi de nombreuses améliorations pour disposer de plus de puissance, 190 ch au lieu de 171 ch, et d'un meilleur couple, 450 Nm au lieu de 403 Nm, tout en étant plus économique, 8 litres de consommation moyenne, et en présentant un niveau d'émissions plus faible, soit pas plus de 210 g d'émission de CO2/km.
Il est accouplé à une boîte automatique à 6 vitesses avec mode séquentiel. Bien entendu, la transmission du Murano diesel reste intégrale et « intelligente » pour que le couple moteur soit toujours optimal. En condition de conduite normale, l'essentiel du couple est transmis aux roues avant. Si les circonstances l'exigent, le couple peut être réparti jusqu'à 50 % vers le train arrière.
Enfin, en phase de ralentissement ou de freinage, le moteur n'est plus alimenté en carburant, et l'énergie générée est conservée et stockée dans la batterie du véhicule. En phase d'accélération, la puissance électrique stockée est utilisée en priorité, avant que l'alternateur ne soit sollicité. Cela permet de diminuer la charge du moteur et d'optimiser les économies de carburant.
Un esprit différent du V6 essence
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| Une calandre spécifique à la version diesel |
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Sur route, le Murano diesel se comporte assez bien grâce notamment à des amortisseurs à double circulation de fluide, une suspension arrière multibras et à des barres anti-roulis avant et arrière de gros diamètre. La direction asservie à la vitesse se montre précise à vitesse élevée, douce pendant les manoeuvres, mais à faible vitesse elle donne une légère impression de flou.
Cependant, le moteur diesel change carrément le caractère du Murano qui affichait jusqu'à présent une image de véhicule puissant, souple, silencieux et même sportif. Plus de 100 kg supplémentaires sur le train avant, 66 chevaux en moins sous le capot, 4 cylindres seulement et un bruit d'utilitaire bien que l'insonorisation ait été soignée par un pare-brise acoustique et l'ajout d'un cinquième support moteur, le Murano diesel n'a plus ce côté impérial sur la route. Ses 1,9 tonnes pèsent sur ses performances, d'autant que les rapports passent automatiquement à 4.400 tr/mn, même en mode manuel, alors que la zone rouge est marquée à 5.000 tr/mn. La vitesse de pointe n'atteint même pas les 200 km/h, le 0 à 100 se réalise en près de 11'', mais la consommation moyenne, (8 litres) gagne près de 3 litres. Et le malus est réduit de 1.000 €. Le plaisir l'est bien plus encore. Voilà un Murano qui a gardé son plumage, mais qui a perdu son ramage... pour mieux se vendre. Le symbole d'une époque automobile décadente et triste.
J'ai aimé
- La consommation
- La ligne
- L'ambiance intérieure
- L'équipement très complet
Je n'ai pas aimé
- Les performances très en retrait
- Le bruit du diesel
- La direction à basse vitesse
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