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| Juste une nouvelle calandre |
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Edimbourg – L'Antara ne change pas d'allure, mais il s'agit d'une évolution plus importante qu'un restyling. Il était bon de le préciser de la part d'Opel car l'Antara ne subit guère de transformations au niveau de sa carrosserie et seule une nouvelle calandre barrée du typique jonc chromé portant le logo de l'éclair et de nouveaux antibrouillards marquent une différence avec son aînée.
En fait, la mutation est plus profonde puisque l'ensemble des améliorations touche essentiellement la mécanique afin de lui procurer un comportement plus « européen » sur la route. En effet, il ne faut pas oublier que l'Antara est le clone du Chevrolet Activa, conçu initialement par le coréen Daewoo avant qu'il ne passe sous le joug de General Motors. D'ailleurs, l'Antara est toujours fabriqué en Corée, mais le voilà avec un accent du « vieux continent » qui correspond mieux à nos attentes.
Un habitacle plus chaleureux
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| L'Antara mesure 4,60 m de long |
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Toutefois, l’habitacle a subi quelques retouches pour le rendre plus convivial avec des matériaux de meilleure qualité. Il reçoit une dotation d’équipements de série plus généreuse dont un frein à main électrique, dégageant un espace qui a permis d’installer une console centrale avec un rangement supplémentaire. Les sièges avant à réglages électriques affichent des contours plus enveloppants pour offrir un meilleur confort. Les compteurs du tableau de bord sont mis en valeur par de nouveaux cerclages et
un graphisme plus facile à lire.
Le compartiment à bagages de l'Antara peut accepter jusqu’à 420 litres en configuration normale et 865 litres quand la banquette arrière est repliée (1/3-2/3), et atteint même 1.420 litres si le véhicule est chargé jusqu’au toit. En option, le siège passager avant peut se rabattre à plat, ce qui permet de loger des objets pouvant mesurer jusqu’à 2,63 m de long.
Une suspension totalement repensée
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| Un poste de conduire fonctionnel et agréable |
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C'est donc sur le plan technique que l'Antara a le plus évolué et notamment au niveau des suspensions pour lui donner plus de confort tout en améliorant sa tenue de route. Ainsi les changements intervenus sur le train avant ont porté sur les jambes McPherson dont les duretés de ressort ont été accrues, pendant qu’en même temps était assoupli le palier sur lequel vient reposer la chandelle. En association avec des lois différentes d’amortisseur et une barre stabilisatrice plus rigide, le train avant permet davantage de maitrise du roulis. La direction, assistée et asservie à la vitesse, y gagne aussi, en offrant une meilleure perception de la route.
La suspension arrière multibras a été également remodelée et ses lois revues. Les jambes de force sont
optimisées, et les ressorts voient leur dureté augmenter pour mieux encaisser les impacts de la route et les progrès du comportement de l'Antara sont indéniables. Cependant, il accuse son âge par son poids qui évolue entre 1.820 et 1.950 kg selon les motorisations et les équipements, soit 150 kg en moyenne de plus que la concurrence. Ce qui pénalise ses performances, ses consommations et ses émissions de CO2 qui le punissent en le jetant dans la case malus.
Des moteurs plus sobres
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| Un coffre de 420 à 1.420 litres |
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Sous son capot, Opel a fourni pourtant un gros effort de rajeunissement en présentant une gamme de motorisations profondément remaniées. Il s'agit tout d'abord du bloc 2,2 litres turbodiesel décliné en deux niveaux de puissances, un 163 ch proposé soit en 4x2 soit en 4x4, avec boîte de vitesses manuelle à 6 rapports et un 184 ch disponible uniquement avec la transmission intégrale, associé à une boîte mécanique ou automatique à 6 rapports. Avec cette dernière configuration, l'Antara se montre particulièrement à l'aise sur la route avec son couple de 400 Nm, mais aussi sur les chemins de terre en se sortant sans trop de difficulté des ornières boueuses à condition qu'elles ne soient pas trop profondes pour ne pas endommager le spoiler avant. A titre d'anecdote, sa vitesse de pointe est annoncée pour 200 km/h, le 0 à 100 en 9''6 et sa consommation moyenne est donnée pour 6,6 l/100 km. Mais quand il fonctionne en tout-terrain, il vaut mieux tabler sur 9 litres. En temps normal, la puissance est intégralement envoyée sur les roues avant, mais en fonction des besoins, jusqu'à 50% du couple peut être transmis sur les roues arrière.
Des prix attractifs
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| Un comportement routier très sain |
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Comme alternative aux moteurs Diesel, L'Antara propose un 2,4 litres essence de 167 ch, seulement en traction et accouplé à une boite manuelle à 6 rapports. En France, il aura certainement une commercialisation confidentielle à cause de ses émissions de CO2 à 206 g/km occasionnant un malus à 1.600 € et un budget carburant plus conséquent que le diesel. Cependant son prix de base à 19.990 € est un atout majeur qui doit lui attirer quelques faveurs.
En version diesel, l'Antara démarre à 24.200 € et il faut compter 2.000 € supplémentaire pour la transmission intégrale. Avec le 184 ch en boîte auto, facturée 1.100 €, le prix culmine à 31.600 €.
Sur le plan sécurité, l'Antara présente tout un arsenal de systèmes d’aide à la conduite, comme le contrôle de trajectoire, l'aide au démarrage en côte, le système de retenue automatique en descente tout terrain et la surveillance de la pression des pneus. Sur les versions 4x4, un correcteur d’assiette se charge de conserver une garde au sol constante quelle que soit la charge, ou en cas de montage d’une remorque.
Dernière remarque, l'Opel Antara est peu bruyant ce qui contribue à en faire un véhicule agréable à conduire.
J'ai aimé
- Son insonorisation
- Sa finition
- Ses moteurs
- Son confort
Je n'ai pas aimé
- Son poids
- Les émissions de CO2
- Pas de roue de secours
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