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| Un style très dynamique |
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Madrid – Ouf, on craignait le pire et voilà le meilleur. Après quelques nouveautés fades ou décevantes, Renault prouve qu'il sait encore faire de belles voitures. Pour la qualité technique, il n'y avait pas de remise en cause, mais pour le style le constructeur français s'est souvent fourvoyé ces derniers temps en recherchant un consensus général pour plaire au plus grand nombre. Un bon moyen pour perdre son âme et courir à l'échec en ne séduisant finalement pas grand monde. A l'heure où toutes les voitures se valent sur le plan technologique, la différence se fait par le costume qu'on leur taille, d'où une responsabilité énorme des designers...pour autant qu'ils ne soient pas contrariés par des directives extérieures. Mais cette fois, Patrick le Quément, le patron du bureau de style, est formel, la créativité a pu s'exprimer librement et les choix de son équipe ont été entérinés.
Voilà donc une Mégane Coupé série 3, longue de 4,29 m comme la berline, (soit 8 cm de plus que sa devancière), au caractère bien affirmé et parfaitement équilibré dans ses volumes.
Une allure très sportive
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| Un arrière assez trapu |
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Elle reprend l'avant de la berline jusqu'au pied du pare-brise avec toutefois une calandre personnalisée et notamment des écopes latérales à la finition chrome satiné dans le prolongement des phares encadrant une grande entrée d'air valorisée par une traverse noire mat. Mais ensuite tout le reste lui est spécifique.
Le pare-brise est plus incliné et la ligne de toit fuyante vers le bas se voit prolonger par la vitre arrière abritée sous une large casquette. Du coup, la Mégane Coupé est moins haute de 5 cm par rapport à sa soeur berline, d'autant que le châssis est abaissé de 12 mm.
De profil, on remarque des flancs très travaillés donnant de la musculature à l'ensemble et une surface vitrée peu importante en goutte d'eau avec des lignes venant se rejoindre au sommet de la vitre du hayon engendrant un sentiment de robustesse comme de fluidité et suggérant le mouvement.
De l'arrière, la Mégane Coupé se veut trapue et ramassée avec des feux traités plus horizontalement que la berline, intégrant des feux de position carrés sur fond noir et s'appuyant sur les épaules des ailes sans venir empiéter sur le hayon. Ce dernier, pas très grand, offre un seuil de coffre assez haut venant au dessus du bouclier pour préserver l'aspect visuel au détriment de l'aspect pratique. Pas d'objection puisque le look sportif doit prédominer, à l'image du diffuseur d'air situé en bas du bouclier.
Une carrosserie spécifique
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| Un poste de conduite fonctionnel |
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Ainsi, Renault exécute un nouveau virage à 180° dans la philosophie de sa Mégane comme du coupé qui en découle. La voiture revient à des formes rondes et adoucies et à un coupé spécifique à la manière de la Mégane d'origine, tandis que la Mégane 2 habillée de lignes brisées présentait une seule carrosserie, le coupé n'étant qu'une berline 3 portes.
Patrick le Quément explique ce revirement par une analyse commerciale. Le style de la Mégane 2, qui est une de ses fiertés à juste raison d'ailleurs, était mal admis par quelques pays conservateurs comme l'Angleterre qui demeure un marché important pour Renault. Ensuite, la berline 3 portes n'étant pas considéré comme un coupé, sa diffusion n'a pas atteint le score escompté et représentait seulement 10% des ventes de la Mégane. Renault a donc intégré ces paramètres pour ne pas renouveler ces erreurs d'appréciation.
L'habitacle du coupé est semblable à la berline, tout au moins à l'avant et on retrouve un même poste de conduite, bien conçu et extrêmement fonctionnel accueillant un compte-tours sur la gauche du tableau de bord et en son centre un grand cadran affichant un tachymètre digital pour une lecture instantanée de la vitesse, indispensable à l'approche d'un radar. Quelle époque!
Trois places à l'arrière quand même
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| Un coffre profond de 377 dm3 |
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Les sièges sont parfaitement confortables et se règlent en hauteur comme le volant qui se règle aussi en profondeur. Passer à l'arrière n'est pas spécialement commode, mais c'est l'inconvénient des coupés en général. La banquette est prévue pour trois passagers ou plutôt trois enfants, car des adultes risquent de se sentir à l'étroit. Une solution curieuse, d'autant que le nouveau coupé Laguna, plus étoffé, ne prévoit que deux passagers à l'arrière, une manière de les respecter et de les sécuriser.
De plus, par ses formes, la Mégane Coupé n'offre pas une grande visibilité vers l'arrière et un troisième passagers au centre de la banquette n'arrange pas les choses. Mais il y a rarement du monde à l'arrière d'un coupé, alors pourquoi pas seulement deux places plus accueillantes?
Le coffre perd forcément de la contenance par rapport à la berline, mais pas tant que ça, et son volume représente tout de même 377 dm3, sans la roue de secours qui est une option gratuite. Avec celle-ci, venant remplacer un kit gonflable, le volume est de 344 dm3. En abaissant la banquette, l'espace de chargement passe alors à 991 dm3.
Une belle panoplie de moteurs de 85 à 180 ch
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| Une face avant moderne et originale |
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Sous son capot, la Mégane Coupé disposera d'une panoplie de 8 moteurs essence et autant en diesel, mais pour l'heure et pour le marché français le catalogue annonce 6 moteurs diesel et 3 moteurs essence. En fait côté diesel, il s'agit d'un 1.461 cm3 décliné en 4 puissances, à savoir un 85 ch, un 90 ch avec filtre à particule, un 105 ch et un 110 ch avec filtre à particules, et d'un 1.870 cm3 de 130 ch avec ou sans filtre à particules. On ne voit d'ailleurs pas bien l'intérêt du filtre à particules puisqu'il n'améliore pas le taux d'émission de CO2. Ils sont accouplés à des boîtes manuelles à 5 rapports pour les deux premiers et à 6 rapports pour les quatre autres. Une boîte automatique sera proposée plus tard sur un 150 ch.
En ce qui concerne les motorisations essence accouplées à des boîtes manuelles à 6 rapports, il s'agit d'un 1.598 cm3 de 110 ch avec une version pouvant aussi fonctionner à l'éthanol, et d'un 1.998 cm3 développant 180 ch avec l'aide d'un turbo. Un 2 litres de 140 ch associé à une boîte à variation continue (CVT) issue de l'alliance avec Nissan complétera l'offre ainsi qu'un 130 ch turbo au printemps 2009.
Un comportement routier de haut niveau
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| Un comportement routier très sûr |
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La mode est peut-être au gazole, mais c'est encore avec l'essence que l'on prend le plus de plaisir à conduire une voiture et surtout un coupé, pour son bruit plus clair et ses montées en régimes bien linéaires. C'est justement avec le 180 ch que l'on a pu tester la Mégane Coupé annonçant un tempérament sportif rien que par son plumage. Et le ramage ne déçoit pas. Elle se montre extrêmement tonique, vive, brillante tout en préservant un certain confort aux passagers. Par rapport à la berline, les lois d'amortissement ont été modifiées, la raideur des ressorts est augmentée et les barres anti-roulis bénéficient de diamètre plus important pour garantir une tenue plus ferme en virage, mais sans verser dans une suspension dure qui serait fatigante à la longue. Le moteur ne manque jamais de souffle grâce au turbo qui réagit dès 1.200 tr/mn et à un étagement de boîte bien adapté qui donne 50, 95, 130 et 175 km/h au compteur sur les quatre premiers rapports en mettant l'aiguille du compte-tours à 6.000 tr/mn. De quoi profiter d'une conduite alerte sur les autoroutes espagnoles en direction de Guadalajara et d'apprécier la tenue en virage sur les petites routes menant au village médiéval de Pastrana célèbre pour son couvent de Carmen.
Théoriquement, la 5ème emmène la Mégane Coupé à 210 et la vitesse de pointe de 225 km/h est atteinte en 6ème. La preuve que Renault a voulu lui donner un vrai caractère sportif en n'abusant pas de rapports désespérément longs pour gagner quelques centilitres de consommation en vitesse stabilisée.
Un équipement très complet
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| Dans les ruelles pittoresques de Pastrana |
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Une nouvelle direction assistée électrique, gommant l'effet de viscosité, précise et plus directe que l'ancien modèle, un freinage puissant et progressif confié à quatre disques, ceux à l'avant étant ventilés, contribuent à un sentiment de bien-être au volant de cette Mégane Coupé, d'autant que les systèmes électroniques habituels, dont le contrôle de trajectoire, veillent pour aider le conducteur en cas de difficulté. Celui-ci est d'ailleurs bien dosé pour n'intervenir qu'en cas limite et ne pas nuire à une conduite sportive.
La Mégane Coupé est riche en équipements, notamment ceux concernant la sécurité avec un dispositif de surveillance de la pression des pneus, l'allumage automatique des projecteurs, le déclenchement automatique des essuie-glaces ainsi qu'un régulateur-limiteur de vitesse.
Au niveau de la sécurité passive, la structure de la voiture a encore gagné en rigidité et déformation progressive, et on note l'apparition d'un airbag anti-glissement situé dans les assises des places avant limitant le déplacement du bassin.
Parmi les équipements de confort, on note le système de carte d’accès et de démarrage mains libres, le frein de parking assisté qui se verrouille automatiquement à la coupure du
moteur et se desserre au démarrage du véhicule sur simple pression de la pédale d’accélérateur, la climatisation, automatique bi-zone sur certaines versions et des systèmes audio de haute qualité.
Reste les prix qui évoluent entre 20.300 € et 26.200 €. Autrement dit, un tarif correctement positionné, à versions comparables, pour une voiture particulièrement séduisante face à ses principales concurrentes que sont les VW Scirocco, Peugeot 308 en 3 portes et Citroën C4 Coupé.
J'ai aimé
- Un style très dynamique
- Un habitacle chaleureux
- Le comportement routier
- Le brio du moteur de 180 ch
- L'étagement des rapports de boîte
Je n'ai pas aimé
- Le manque de visibilité sur l'arrière
- Pas de boîte tiptronic
- Le choix de 3 places à l'arrière
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