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| Les traits SEAT ne sont pas évidents. |
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Barcelone – 2010 marque le retour de l’Alhambra pour une deuxième version majeure dans le catalogue SEAT. Au sein d’un marché du monospace en perte de vitesse, que beaucoup de constructeurs ont déserté au profit des crossovers et autres SUV, la marque catalane profite de l’occasion pour renouveler l’offre dans cette catégorie. Le nouvel Alhambra devient ainsi l’un des monospaces les plus récents du marché. Comme tous les produits SEAT, il affiche clairement son cousinage germanique dans son esthétique extérieure très carrée. Malgré une orientation marketing qui souligne les côtés jeune et sportif, on ne peut que constater la ressemblance des optiques avant avec ceux des Audi. Adieu les flancs anguleux si caractéristiques des Ibiza ou l’arrondi arrière sensuel des Leon. Certes il s’agit d’un monospace qui restreint les possibilités stylistiques et se concentre sur un très bon Cx affiché à 0,299, mais ce manque d’originalité risque de le faire passer inaperçu. Sur un marché comme celui-ci qui hésite à rebondir, une touche d’originalité aurait sans aucun doute été un avantage considérable.
Beaucoup de rangements
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| Les portes coulissantes électriques sont très pratiques. |
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A l’intérieur aussi, SEAT ne cherche pas à révolutionner le monospace. Encore une fois, l’ensemble fleure bon l’agencement allemand, depuis la commande des phares à gauche du volant jusqu’aux coloris sombres, en passant par d’innombrables boutons sur la planche de bord. On ne saurait critiquer des choses maintes fois vues et appréciées par ailleurs. Le tableau de bord symétrique est parfaitement lisible avec, au centre, un écran qui affiche une multitude d’informations en temps réel. On regrette néanmoins que le GPS ne soit pas de série mais seulement disponible dans un pack d’options au deuxième niveau de finitions. L’Alhambra ne lésine en revanche pas avec les rangements qu’il dissémine un peu partout dans l’habitacle : sous le siège avant, devant les sièges de la deuxième rangée, dans l’accoudoir central et sur la planche de bord avec un compartiment de 3,2 L.
Des sièges qui s’effacent d’une main
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| Le tableau de bord est bien connu. |
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L’accès aux places arrière est facilité par des portes coulissantes qui s’ouvrent largement et des sièges extérieurs de la deuxième rangée qui coulissent loin en avant. Les portes coulissantes et le hayon s’ouvrent et se ferment électriquement par simple pression d’un bouton sur la clef ou dans l’habitacle. Malheureusement encore, ceci n’est possible de série que sur le dernier niveau de finitions.
L’Alhambra est proposé en cinq ou sept places dans une configuration 2-3-2. Le coffre possède alors une capacité assez faible de 267 litres. En tirant sur des poignées, avec une seule main, les sièges se rabattent et disparaissent pour former un nouveau plancher. Lorsque les cinq sièges arrière sont ainsi rangés, on dispose d’une surface plane qui permet d’augmenter la capacité du coffre jusqu’à 2.297 litres. Relever les sièges n’est pas plus difficile et ces opérations ne prennent que quelques secondes.
Deux diesel et un essence
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| Le coffre peut passer de 267 à 2.297 litres |
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Sous son capot, l’Alhambra accueille deux moteurs diesel 2 litres TDI de 140 et 170 ch et un essence 1,4 TSI de 150 ch auquel viendra bientôt s’ajouter un 2,0 TSI. Malgré la stratégie de « downsizing », le 1,4 L TSI est le seul à recevoir un malus écologique de 750 € tandis que tous les diesel restent dans la zone neutre avec des émissions inférieures à 154 g de CO2 par km. Ils sont tous couplés à une boite manuelle six rapports ou une boite DSG 6. On s’étonne d’ailleurs que l’Alhambra n’ait pu bénéficier de la DSG 7 qui paraissait mieux correspondre à ce type de véhicule. La fonction start/stop est disponible sur toutes les motorisations avec les deux boites. Son temps de réaction assez court et le silence au redémarrage sont un atout supplémentaire.
Le TDI 140 ch devrait être le moteur le plus vendu. S’il se montre assez efficace à vide, il aura tendance à rapidement accuser la charge de passagers. La masse à vide de l’Alhambra approche en effet les 1,8 tonne et le TDI 170 ch se montrera rapidement indispensable pour ceux qui ont l’habitude de charger leur monospace.
Plus long et plus large
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| Deux diesel et un essence sont disponibles. |
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Au volant, il n’y a encore aucune surprise, on retrouve clairement les qualités des voitures du groupe Volkswagen. SEAT se targue d’avoir augmenté la longueur de 22 cm et la largeur de 9,4 cm par rapport à la version précédente, ce qui fait de l’Alhambra le monospace le plus large du marché, avec l’empattement le plus long. Même si l’habitabilité y gagne forcément, on ne voit pas bien en quoi cela peut devenir un avantage pour conduire en ville. Peut-être s’agit-il d’un autre argument pour vendre les radars de recul et l’assistance au stationnement, seulement accessibles sur le niveau de finitions supérieur. La large surface vitrée offre heureusement une très bonne visibilité au conducteur.
L’absence d’améliorations techniques significatives sur le châssis et les trains roulants n’empêchent pas l’Alhambra d’être confortable et maniable. L’unique désagrément vient de la direction mollassonne qui donne une impression de flottement autour du point zéro et tue les sensations.
Minimum 35.000 €
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| Les diesel n’ont pas de malus écologique. |
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Trois niveaux de finitions sont proposés. On l’aura bien compris, le premier (Référence) n’offre aucun autre intérêt que donner un prix d’appel et le deuxième (Style) n’inclut pas les vraies bonnes idées tant vantées par SEAT dans la présentation de son produit. Il faudra donc viser les packs d’options pour avoir le GPS, la connectivité MP3, le bluetooth, l’écran multifonctions, le toit ouvrant panoramique et la suspension sport. Le dernier niveau de finition (Techside) intègre donc les portes coulissantes électriques, l’aide au stationnement, etc., tout ce qui distingue l’Alhambra et rappelle les valeurs jeune et sportive de SEAT.
Le 1,4 L TSI démarre à 28.700 € sans le malus écologique de 750 €. Le diesel de 140 ch démarre à 31.900 € avec la boite manuelle et à 33.700 € avec la DSG, auquel il faut ajouter près de 2.500 € pour la finition Style et encore autant pour la finition Techside. Les écarts de prix sont importants mais la politique de SEAT sur la répartition de ses options force quand même plus ou moins à compter au minimum 35.000 € pour l’achat d’un Alhambra. Etant donné le caractère convenu de ce monospace, on reste un peu sur sa faim…
J'ai aimé
- les portes coulissantes électriques
- les sièges rabattables facilement
- la qualité de finition
- le nombre de rangements
Je n'ai pas aimé
- le style germanique
- le manque d’originalité
- la répartition des options
- la direction molle
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